Le double Olympien John Halvorsen, de Chelsea, a annoncé mercredi qu’il quittera son poste de directeur des courses de la populaire Fin de semaine des courses de même que la présidence de Courez Ottawa. Il a accepté un emploi dans le domaine de la haute technologie.

Un départ majeur

La prochaine édition de la Fin de semaine des courses Tamarack sera la dernière d’un de ses principaux acteurs depuis deux décennies.

John Halvorsen a annoncé mercredi qu’il quittera son poste de directeur des courses de même que la présidence de Courez Ottawa dans sept semaines. Il reprendra sa carrière dans le secteur des hautes technologies dès ce lundi, lui qui a déjà été à l’emploi de Nortel et Ericsson durant les années 1990.

« Une opportunité s’est présentée dernièrement. Je me suis dit que je n’aurais peut-être pas à nouveau pareille occasion, surtout à mon âge », a souligné le père de famille âgé de 52 ans, qui rejoindra des amis chez Nokia.

Ce dernier a fait le saut à Courez Ottawa en 1999 à titre de membre du conseil d’administration. Il était président depuis six ans.

Sous sa direction, l’événement a pris de l’ampleur, devenant le seul rendez-vous de course à pied au monde à présenter deux épreuves, le 10 km et le marathon, qui possèdent la distinction « Or » de l’IAFF. Il a aussi participé à la mise sur pied de 20 autres courses annuelles dans la capitale nationale.

« Je vais rester impliqué d’une quelconque façon à titre de bénévole », a assuré Halvorsen.

À un certain moment durant sa présidence, la Fin de semaine des courses a atteint le cap des 49 000 participants. Un nombre qui a chuté les trois derniers printemps. Plus de 33 000 coureurs sont attendus les 25 et 26 mai prochain.

« Il y a des défis nombreux à présenter un événement sportif de calibre international de la sorte dans la région. Tu te retrouves avec divers paliers de gouvernement dans deux provinces différentes. Puis les entités corporatives sont moins nombreuses qu’ailleurs. Vous pouvez en parler aux Sénateurs. »

Halvorsen sera intronisé au Temple de la renommée des sports d’Ottawa en tant qu’athlète et bâtisseur le 31 mai. Étudiant à l’Université d’Ottawa en 1988, il avait notamment établi un nouveau record à l’épreuve de 10 km, de la Fin de semaine des courses, franchissant le fil d’arrivée en 28 minutes et 12 secondes.

Une marque qui a tenu le coup pendant 20 ans.

« Je me souviens encore très bien de cette journée. Je m’étais inscrit à la dernière minute. Je n’étais pas un coureur élite invité. J’avais dû payer 10 $ pour y participer. »

Après 5,5 km, Halvorsen avait largué le favori, qui avait finalement terminé une minute derrière lui au fil d’arrivée.

« Ce résultat m’avait fait réaliser que je pourrais peut-être me qualifier en vue des Jeux olympiques au 10 000 m. Je n’étais pas loin du standard requis. »

Quelques mois plus tard, Halvorsen a représenté sa Norvège natale à Séoul. Il était aussi du rendez-vous olympique en 1992 à Barcelone.

Depuis, le Canada est devenu son chez lui permanent. Plus précisément Chelsea où ses trois enfants, trois skieurs de fond prometteurs, ont vu le jour.

« J’ai perdu mon accent norvégien », a-t-il souligné en riant.

Est-ce qu’il a conservé sa forme d’athlète ? Est-ce qu’il pourrait renouer avec la compétition pour le simple plaisir de prendre le départ du 10 km de la Fin de semaine des courses ?

John Halvorsen l’a trouvée bien drôle.

Pour l’instant, son attention est tournée vers la prochaine édition de la Fin de semaine des courses.

« Je regardais nos inscriptions l’autre jour. Nous avons encore des coureurs qui proviennent de tous les continents. Nous avons un groupe de la Nouvelle-Zélande, un autre de l’Australie. »

Les coureurs locaux, eux, se montreraient plus patients. Surtout ceux qui veulent se taper des distances plus courtes telles que le 5 km.

« Les gens sont moins pressés à s’inscrire pour ça, surtout quand ils regardent dehors en ce moment ! »