Maurice Samm, du club Chelsea Nordiq, a été nommé entraîneur de l’année par Ski de fond Québec, la semaine dernière.
Maurice Samm, du club Chelsea Nordiq, a été nommé entraîneur de l’année par Ski de fond Québec, la semaine dernière.

Un coach local récompensé par Ski de fond Québec

L’Outaouais regorge non seulement de bons fondeurs, mais aussi de solides entraîneurs.

La plus récente preuve?

Ski de fond Québec a remis ses divers prix de fin de saison, la semaine dernière. Trois athlètes locaux, Laura Leclair, Stella Duncan et Tory Audet, ont été fêtées. Elles ont été nommées respectivement athlète féminine de l’année au niveau national, athlète féminine de l’année au niveau provincial et révélation féminine de l’année.

Laura Leclair

C’est sans compter la présence de Magalie Daoust et Isabelle Haag parmi les finalistes.

Magalie Daoust

Quatre de ces skieuses ont fait leurs classes chez Chelsea Nordiq. L’autre fil conducteur?

Maurice Samm les a toutes dirigées au fil de la dernière décennie.

Ski de fond de Québec l’a donc nommé instructeur de l’année pour une quatrième fois depuis 10 ans.

«Maurice est un entraîneur-chef inspirant, avec un sens communautaire et inclusif développé. Il rallie les gens à sa vision et est très ouvert d’esprit, affirme le directeur général de la fédération provinciale, Claude Alexandre Carpentier.

«Il arrive à identifier les forces de chacun et aide à révéler les talents. Homme d’expérience, il partage son savoir et comprend la vision que nous implantons à tous les niveaux du cheminement vers l’excellence sportive, de l’initiation à la haute performance.»

Le principal intéressé, lui, était surpris d’être honoré de la sorte.

«Parce que j’avais gagné ce prix l’an dernier, explique Samm. Mais c’est plaisant de recevoir pareille reconnaissance.»

Du même souffle, l’homme âgé de 44 ans souligne que le titre s’avère le résultat des skieurs du club «qui ont très bien fait l’hiver dernier». «J’étais choyé de diriger un pareil groupe affamé. Ces filles adorent s’entraîner», souligne-t-il.

Duncan a terminé première sur le circuit provincial chez les moins de 18 ans. Audet en a fait de même chez les moins de 16 ans. Haag s’est pointée troisième derrière elle au classement général.

C’est sans oublier Daoust, une fondeuse de Skinouk qui s’entraîne chez Chelsea Nordiq dans le cadre d’une collaboration entre ces deux clubs.

Quant à Leclair, elle poursuit sa carrière au centre national d’entraînement Pierre-Harvey après avoir fait ses classes à Chelsea. Elle a terminé 20e en mars aux championnats du monde U23 à Oberwiesenthal, en Allemagne.

«J’ai eu la chance de côtoyer quelques cohortes d’athlètes depuis mon arrivée ici. Certains athlètes ont eu la chance de se rendre loin», avoue Maurice Samm.

Celui que ses amis surnomment Moe a mis les pieds en Outaouais avec sa famille en 2010. L’ancien biathlète international a délaissé son patelin de Camrose, en Alberta, afin de se joindre à Chelsea Nordiq en tant que coach.

«Nous sommes des gens de plein air. Ma conjointe et moi, nous avons déjà été guides de rivière un peu partout en Amérique du Nord. Nous voulions nous installer dans un endroit reconnu pour ses espaces verts.»

Le couple et leurs quatre enfants, âgés de neuf à 15 ans, se plaisent à Wakefield. «Avec quatre pentes de ski alpin et 100 km de sentiers à proximité. En plus de tous les lacs et la rivière», précise Samm.

Ses garçons excellent à leur tour sur la neige. Deux d’entre eux ont notamment participé aux Jeux du Québec en 2019 en ski de fond.

L’aîné Skylar a failli battre le paternel pour une première fois dans une course l’hiver dernier à Kanata.

«Il n’arrête pas d’être de plus en plus rapide... et être de plus en plus sûr de lui, lance Maurice Samm en riant.

«Ça m’a tout pris pour le vaincre. Mais c’était probablement la dernière fois que ça se produisait!»