Maxime Gratton (centre) est devenu le cinquième joueur de la région en 12 ans à remporter le trophée Ken Davies.
Maxime Gratton (centre) est devenu le cinquième joueur de la région en 12 ans à remporter le trophée Ken Davies.

Un autre Gratton fait son nom en volley-ball

Son père Paul était considéré le meilleur attaquant de puissance au monde en volley-ball à un certain moment durant les années 1980. On l’avait même vu aider le Canada à terminer quatrième aux Jeux olympiques, à Los Angeles.

Ces jours-ci, Maxime Gratton commence à son tour à se faire un nom dans le même sport. L’attaquant-réceptionneur d’Orléans est devenu le cinquième joueur de la région en 12 ans à remporter le trophée Ken Davies.

Un prix remis chaque printemps par l’Association ontarienne de volley-ball (OVA) qui souligne la détermination, le leadership, l’esprit sportif, les performances sportives de même que la compassion et les accomplissements hors du terrain démontrés par un athlète masculin âgé de 18 ans et moins.

«C’est le prix le plus prestigieux qu’un joueur peut recevoir dans les rangs civils, précise François St-Denis, qui dirige le jeune Gratton chez les Mavericks d’Ottawa.

«Comme joueur, c’est son intensité qui m’impressionne le plus. Il n’y a pas de différence chez lui, que ce soit une pratique ou une situation de match, que ce soit la première ou dernière partie d’un tournoi. Chaque fois, Maxime joue toujours comme si tout se trouve sur la ligne.»

À six pieds deux pouces, Gratton ne s’avère pas aussi grand que le paternel qui mesure 6’5’’.

«C’est 6’3’’ avec des espadrilles», souligne en riant le jeune homme de 18 ans en riant.

«Maxime n’est pas le plus grand dans un sport de grands, mais il possède par contre une grande impulsion de 41 pouces... C’est incroyable», ajoute son coach.

Ce qui explique pourquoi Volleyball Canada s’intéresse à l’étudiant-athlète qui terminait ce printemps des études à l’école secondaire Garneau.

Maxime gratton

Gratton a enfilé les couleurs de l’équipe nationale pour une première fois l’été dernier. Plus précisément au sein de la formation jeunesse.

Ses coéquipiers et lui ont participé à un tournoi international au centre de haute performance des États-Unis.

«Une expérience incroyable, surtout quand j’ai mis pour la première fois le chandail de l’équipe canadienne... de voir mon nom dans le dos et la feuille d’érable devant», précise le principal intéressé.

La COVID-19 l’a privé de jouer sur la scène internationale pour une deuxième période estivale de suite.

«J’avais planifié de jouer pour l’équipe jeunesse, mais aussi de participer aux essais de l’équipe nationale junior», note-t-il.

Ses débuts sur un terrain de volley ont eu lieu à l’âge de huit ans. À travers les années, il y a eu aussi des aventures en basket et au taekwondo.

«Mais j’adorais le volley-ball plus que les autres sports. C’est devenu une passion. J’aime beaucoup la communauté du volley-ball. Elle est accueillante et respectueuse.»

Un peu comme lui.

«Je ne connais pas une personne qui ne l’aime pas, affirme François St-Denis. Il a de l’amour à redonner. Il s’entend avec tout le monde, de ses coéquipiers à ses entraîneurs. Les gens n’ont juste de bonnes choses à dire à son sujet.»

Maxime Gratton a notamment participé avec sa famille à une campagne de financement de la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile, amassant plus de 2000$. Une maladie dont il souffre depuis ses premières années à l’école primaire.

«Dès la seconde où j’ai appris cette nouvelle, je me suis dit que ça n’allait jamais m’arrêter de faire des choses. Je suis organisé. Je me m’assure de bien manger et bien gérer mon taux de sucre.»

Le volley-ball et les études l’améneront à Hamilton, à la fin de l’été. Les Marauders de McMaster l’ont recruté en vue des prochaines années dans les rangs universitaires canadiens.