Après un voyage couronné de succès au Kazakhstan, Ivanie Blondin a pris la direction du Japon, où une dernière étape de la Coupe du monde l’attend avant les Fêtes.
Après un voyage couronné de succès au Kazakhstan, Ivanie Blondin a pris la direction du Japon, où une dernière étape de la Coupe du monde l’attend avant les Fêtes.

Trois fois l’or et deux records pour Ivanie Blondin

Ivanie Blondin a eu peu de temps pour célébrer une autre journée dorée, dimanche, à Noursoultan, au Kazakhstan.

Un employé d’un centre antidopage l’attendait après sa troisième médaille d’or en autant de courses. C’est le prix à payer pour ce qui s’est avéré le meilleur week-end de sa carrière en Coupe du monde de patinage de vitesse sur longue piste.

« Trois fois sur la première marche du podium... Je ne sais pas quoi dire honnêtement », a lancé Blondin au bout du fil.

« C’est fou. Je ne m’attendais pas à tout ça, même si je me sentais bien sur la glace. »

La vétérante de l’équipe canadienne n’a pas seulement gagné trois fois l’or. Elle a aussi battu deux records de piste, dont celui au 1500 m dimanche avec un chrono d’une minute, 55,599 secondes. L’ancienne marque était détenue par l’ancienne championne et coéquipière de Blondin, Christine Nesbitt, depuis 2011.

Gagner à cette épreuve s’avérait déjà un exploit. Ajoutez à cela que la patineuse d’Ottawa a devancé la championne olympique en titre, la Néerlandaise Irene Wüst.

« Je n’avais jamais fini sur le podium sur cette distance auparavant », a rappelé Blondin, dont le meilleur résultat avait été une sixième place, il y a deux ans.

Et dire qu’elle a failli ne pas avoir l’occasion de participer à la finale principale au 1500 m.

Blondin, 29 ans, devait prendre le départ du groupe B en raison de ses performances précédentes cette saison à cette épreuve. Mais une adversaire a dû se retirer à la dernière minute, ce qui a permis à l’athlète franco-ontarienne d’être ajoutée à la liste de départ.

« Je me suis retrouvée dans la première paire de patineuses. Je n’avais pas de grosses attentes. Je pensais peut-être finir dans le top-5 si tout allait bien. Comme je disais, c’est fou de finir première. »

Moins de 90 minutes plus tard, Ivanie Blondin s’est retrouvée à nouveau en piste. Cette fois-ci, elle a uni ses efforts à ceux de ses coéquipières Isabelle Weidemann et Valérie Maltais pour remporter l’or à la poursuite féminine par équipe. Le Canada a devancé les Pays-Bas et la Russie.

« Ce n’était pas une grosse surprise, ça. Nous avions bien fait en Pologne. Je m’étais dit que si nous corrigions certaines choses, ça irait très bien pour nous. »

C’était la première fois que le Canada gagnait une poursuite féminine par équipe depuis 2012.

Blondin est déjà rendue à six médailles, dont quatre d’or, depuis le début de la saison de la Coupe du monde le 15 novembre à Minsk.

« Terminer première vendredi au 5000 m, ça m’a donné beaucoup de confiance. Je me sens tellement bien physiquement et mentalement. »


« C'est fou. Je ne m'attendais pas à tout ça. »
Ivanie Blondie

À noter, ça faisait 11 ans qu’une patineuse n’avait pas remporté le 1500 m et le 5000 m durant une même étape de la Coupe du monde.

« C’est fou », a lancé à nouveau Blondin.

Il lui reste une dernière étape de la Coupe du monde avant le congé des Fêtes.

L’équipe canadienne prendra la direction lundi du Japon où Blondin participera à quatre courses, dont ses spécialités que sont le 3000 m et le départ groupé.

« Ça sera une autre grosse journée à voyager », a avoué la fierté des Concordes de Gloucester, qui se retrouve en Europe et en Asie depuis le début du mois de novembre.

Ivanie Blondin était triste à l’idée de quitter Noursoultan, même s’il faisait moins 20 degrés Celsius.

« Les conditions me rappellent le Canada avec le froid et beaucoup de neige. Et j’ai beaucoup aimé la glace ici à la patinoire... évidemment ! Ça glissait bien. »

La triple médaillée d’or allait s’ennuyer aussi de son hôtel. « On mangeait bien et j’appréciais beaucoup le gros spa », a-t-elle souligné en riant.