La passion du sport de haut niveau coule dans les veines de la famille Halvorsen. Tove (20 ans), Britt (16 ans) et Mats (18 ans) parcourent les sentiers de ski de fond pendant la saison hivernale.

Tove, Britt et Mats Halvorsen veulent imiter leur papa olympien

Trois skieurs de fond prometteurs de Chelsea aux racines norvégiennes, une même famille.

Faites la connaissance de Tove, Britt et Mats Halvorsen, qui entament ces jours-ci une nouvelle saison. Deux filles et un gars qui gravitent tous dans l’environnement de l’équipe du Québec depuis quelques hivers.

« Je ne suis pas la plus rapide des trois en ce moment, mais peut-être un jour », lance en riant la plus jeune du trio, Britt, qui est âgée de 16 ans.

L’adolescente se retrouve au sein de la formation de développement de Ski de fond Québec. Pour sa part, Mats fait partie de l’équipe provinciale. Il a passé les derniers mois à s’entraîner au centre national Pierre-Harvey, à Saint-Ferréol-les-Neiges.

« J’ai plusieurs objectifs variés cet hiver. J’aimerais bien me qualifier en vue des championnats du monde juniors, même si je sais que ce sera difficile. C’est une catégorie relevée », souligne le seul garçon de la famille Halvorsen, qui est âgé de 18 ans.

L’an dernier, Mats a été ralenti par une pneumonie qui a été diagnostiquée en décembre. « Avant la première course. J’ai dû prendre six semaines de congé », se rappelle-t-il.

Résultat, le cadet des Halvorsen a dû faire une croix sur les sélections en vue des Monidaux.

« J’étais très déçu sur le coup, mais je suis fier car j’ai pu revenir à la compétition et bien faire. J’ai eu quelques victoires en Coupe Québec en février et mars. »

Mats a fait ses classes comme ses deux sœurs au sein du club Nakkertok. Il est un diplômé du programme sport-études de l’école Mont-Bleu, tout comme Britt.

Et l’aînée dans tout ça ?

Tove Halvorsen, 20 ans, se trouve ces jours-ci à Canmore où se déroulent ses premières courses de la saison 2019-2020. Elle fait le saut dans les rangs seniors après avoir participé aux Jeux du Canada l’hiver dernier en plus de terminer au sommet du classement général chez les juniors aux championnats canadiens.

« Ce n’est pas la même game pantoute qui m’attend. Je suis nerveuse, concède-t-elle en riant. Ça risque d’être intéressant. Mes attentes sont différentes. »

Il reste que les championnats du monde U23 se trouvent dans sa mire, tout comme les étapes de la Coupe du monde prévue en mars au Canada.

« Ça, c’est à court terme. À long terme, j’aimerais participer à des courses de la Coupe du monde sur la scène internationale. »

Et il y a les Jeux olympiques.

« Je vise 2026... 2022, ça serait nice, mais je serai encore très jeune. » Tove ferait alors partie de la deuxième génération chez les Halvorsen à goûter à l’aventure olympique.

Papa John a participé aux Jeux d’été en 1988 à Séoul en athlétisme. Plus précisément au 10 000 m, terminant sixième.

« Quand j’avais six ou sept ans, je voulais déjà aller aux Jeux olympiques en raison de mon père. Ça fait longtemps que j’y pense. »

Le nom de John Halvorsen semble familier ? Ce Norvégien est déménagé dans la capitale nationale du Canada au début des années 1980 en raison du travail de son père. Il était jusqu’à tout récemment le grand patron de la Fin de semaine des courses, qui comprend notamment le Marathon d’Ottawa.

« J’ai vu des vidéos de lui quand il faisait de la course à pied. Il avait alors des cheveux. Il a toujours dit que la raison pour laquelle il n’avait plus de cheveux, c’est qu’il courait trop vite, se remémore Tove. Je croyais ça quand j’étais jeune ! »

Aujourd’hui, le trio remercie leurs parents de les avoir initiés à diverses activités.

« Ils nous ont juste encouragés à faire du sport en général, à se retrouver en plein air. J’ai aussi essayé le canoë de vitesse, le vélo, la course à pied. Mais nous avons tous tripé sur le ski de fond », avoue Mats Halvorsen.