Une année occupée attend Juliette Tétreault, de Val-des-Monts. Son objectif ? Faire sa place en Coupe du monde.

Tétreault prête à jouer du coude

Juliette Tétreault a passé le dernier mois de l’hiver loin de la neige et de son patelin de Val-des-Monts.

L’athlète âgée de 21 ans a partagé son temps entre la Californie et la Colombie-Britannique afin de se préparer en vue de la nouvelle saison de vélo de montagne. Elle prendra le départ samedi de la première étape de la Coupe Canada dans l’épreuve de cross-country chez les élites à Bear Mountain, à Victoria.

Un peloton relevé l’attend. La médaillée de bronze aux derniers Jeux olympiques à Rio, Catharine Pendrel, se retrouvera notamment sur les sentiers.

« Les femmes canadiennes sont deuxièmes au monde en ce moment au classement des pays. C’est excellent pour nous. Les courses sont de haut niveau ici », a reconnu Tétreault au bout du fil.

L’entrevue se déroulait mercredi soir. L’étudiante-athlète en anthropologie à l’Université d’Ottawa venait de se pointer, la veille, à Victoria.

Cette dernière avait participé à deux courses la semaine précédente sur la côte du Pacifique aux États-Unis. Plus précisément deux épreuves de la US CUP, terminant notamment 23e à Vail Lake.

« Ça fait la troisième année de suite que je commence à rouler tôt et je n’ai jamais connu vraiment un bon début de saison. Ce n’était pas des courses optimales, mais comparées aux deux autres années, c’était quand même plus encourageant. Je suis sur un meilleur chemin », a soutenu Tétreault, qui tentera de poursuivre sur sa lancée de 2018.

Une année marquée par sa percée sur la scène internationale. Il y a eu ces cinq départs en Coupe du monde, dont quatre en Europe, terminant notamment 25e à Vallnord, dans la Principauté d’Andorre. À cela s’est ajoutée une première participation aux championnats du monde à Lenzerheide, en Suisse, où elle a terminé 42e chez les moins de 23 ans.

Tétreault ne comptait qu’une course en Coupe du monde auparavant. « Ce fut une année où j’ai découvert mon potentiel, des possibilités de performances qui s’offrent à moi sur le circuit. Ce fut très formatif, surtout lors des courses en Europe où les filles ne donnent pas leur place. »

À quel point ça brasse ?

« Ça joue du coude. Ça bloque. Disons que j’ai beaucoup appris de mes courses sur le circuit européen. Même si je n’avais pas mes meilleures performances, j’ai réussi à développer une meilleure agressivité en peloton. »

Membre de l’équipe du Québec, Juliette Tétreault est assurée de disputer deux courses en Coupe du monde en mai en Allemagne et République tchèque. D’autres épreuves en juillet sur le Vieux-Continent pourraient s’ajouter à son horaire.

Son objectif ?

« C’est ma troisième année chez les moins de 23 ans. J’aimerais participer à nouveau aux championnats du monde, qui auront lieu cet été au mont Sainte-Anne. Puis j’aimerais commencer à prendre ma place en Coupe du monde en terminant parmi les 15 ou 20 premières. »