Tessa Virtue
Tessa Virtue

Tessa Virtue souhaite un Vancouver 2030

MONTRÉAL — Tessa Virtue n’est pas nostalgique. Mais la patineuse artistique admet souvent penser aux Jeux olympiques de Vancouver en 2010, où tout a en quelque sorte commencé pour son partenaire, Scott Moir, et elle.

Elle a d’ailleurs adoré se retrouver là-bas, le week-end dernier, pour célébrer le 10e anniversaire des plus récents JO tenus en sol canadien.

« Je pense encore très souvent à Vancouver, a-t-elle déclaré au cours d’un entretien téléphonique, mercredi, en marge d’une séance de clavardage organisée avec le Comité olympique canadien et l’organisme “Classroom Champions”. C’était vraiment super d’être de retour pour souligner le 10e anniversaire. C’est difficile de concevoir que ça fasse déjà 10 ans que ces Jeux sont terminés. »

Déjà bien établis sur la scène internationale malgré leur jeune âge — Moir avait alors 22 ans, et Virtue 20 —, la patineuse de London, en Ontario, estime que c’est lors de ces Jeux qu’ils ont établi les fondations de leur carrière, du moins aux Jeux olympiques.

« Ils ont contribué à façonner notre carrière, à Scott et moi, a dit celle qui entamera bientôt un MBA. C’étaient les premiers de trois JO auxquels nous avons participé. Nous étions de naïfs danseurs sur glace. Nous ne comprenions pas vraiment l’amplitude du moment, ce que ça représentait que de disputer des Jeux olympiques à la maison. De sauter sur la glace et de ressentir autant d’amour du public, puis de remporter une médaille d’or pour le Canada, je ne peux même pas exprimer ce que ç’a représenté — et représente toujours — pour moi.

«Cette sensation sur la patinoire, de se trouver presque en transe, c’est ce qui nous a menés sur la plus haute marche du podium. Nous avons recherché cette sensation pendant huit ans par la suite, jusqu’à ce que nous la ressentions de nouveau à Pyeongchang. Vancouver nous a donné un avant-goût de ce qu’on pouvait réaliser sur la plus grande scène qui soit, et ce à quoi peut ressembler le succès.»

Ces célébrations du 10e anniversaire des Jeux de Vancouver ont aussi fait glisser la conversation vers la candidature éventuelle de la métropole de la Colombie-Britannique vers l’obtention des Jeux d’hiver de 2030. Virtue croit que si la volonté d’accueillir de nouveau les Jeux est là, le Canada ne doit pas rater pareille occasion.

«Je pense que si le Canada pouvait accueillir de nouveau les Jeux olympiques, ce serait un incroyable témoignage sur ce qu’ont représenté et représentent encore les Jeux de 2010. Je crois qu’au fil du temps, nous avons eu le temps d’apprécier ce que ces Jeux à la maison ont représenté pour notre pays et ses athlètes. C’est puissant. Il n’y a rien qui unisse davantage les gens que le sport, et nous l’avons vécu à Vancouver. C’était merveilleux à voir. Ce serait merveilleux de le revoir.»

Après la conquête de la médaille d’or à Vancouver, Moir et Virtue ont gagné l’argent à Sotchi, avant de remonter sur la plus haute marche du podium à Pyeongchang. Ils ont été couronnés aux Mondiaux de 2010, 2012 et 2017, en plus de terminer deuxièmes en 2011 et 2013.

Montréal accueillera les Championnats du monde de patinage artistique, du 16 au 22 mars. Virtue assure que tous les patineurs canadiens ressentiront ce que Moir et elle ont ressenti en patinant chez eux tout au long de leur carrière.

«Pouvoir participer à des compétitions devant ses compatriotes, ça n’a pas de prix pour un athlète. Je ne peux qu’imaginer la sensation électrisante que ressentira chacun des patineurs canadiens au Centre Bell. C’est l’endroit parfait pour y tenir les Championnats du monde. Je suis tellement fière que les patineurs de partout dans le monde soient accueillis dans cette ville formidable. Je n’ai aucun doute que ce sera un événement grandiose, du jamais vu dans le monde du patinage.

«Ça n’arrive pas souvent ces jours-ci, mais je souhaiterais pouvoir mettre mes patins et fouler la glace du Centre Bell», a-t-elle conclu.