Lance Stroll a laissé savoir en point de presse, jeudi, que sa voiture pourra compter sur de petites innovations, bien qu’elles risquent de passer inaperçues aux yeux de la plupart des gens.

Stroll ne se fait pas trop d’illusions pour le Grand Prix de France

MONTRÉAL — Même s’il ne se fait pas trop d’illusions à l’aube du Grand Prix de Formule 1 de France, qui est de retour au calendrier pour la première fois en 11 ans, Lance Stroll est peut-être sur le point de voir la lumière au bout du tunnel.

Après ce week-end, le Québécois pourrait compter sur les premières améliorations significatives à son bolide FW41 au cours des prochaines semaines. Rappelons qu’en marge du Grand Prix de Monaco au mois de mai, Stroll avait déclaré que Williams pourrait compter sur celles-ci à compter du mois de juillet.

Si les probabilités semblent plutôt minces qu’elles soient disponibles au cours de cet enchaînement unique de trois courses en autant de semaines, il y a fort à parier qu’elles le seront pour le Grand Prix d’Allemagne, le 22 juillet, ou encore le Grand Prix de Hongrie, le 29. Les pilotes bénéficieront ensuite de la traditionnelle pause estivale de trois semaines au mois d’août.

D’ailleurs, le principal intéressé a laissé savoir en point de presse, jeudi, au circuit Paul-Ricard, en banlieue de Marseille, que sa voiture pourra compter sur de petites innovations, bien qu’elles risquent de passer inaperçues aux yeux de la plupart des gens.

«Nous avons de petites améliorations ici et là, mais il faudra attendre de voir ce qu’elles pourront nous donner. Je ne veux pas regarder trop loin devant; je préfère me concentrer sur le moment présent», s’est-il limité à dire.

Le temps presse pour l’équipe britannique puisque déjà, des écuries comme Ferrari et Red Bull ont pu compter sur leurs premières innovations de la saison au Grand Prix du Canada il y a deux semaines. Quant à Mercedes, l’équipe allemande hésitait à le faire en raison «de pépins techniques» qui auraient affecté la fiabilité de son moteur.

À ce sujet, Hamilton a mentionné jeudi qu’il ignorait toujours si Mercedes avait réglé le problème. Le Britannique, qui accuse un déficit d’un seul point sur le pilote Ferrari Sebastian Vettel au championnat des pilotes, a cependant ajouté qu’il en saurait davantage après les deux premières séances d’essais libres du vendredi.

«Nous avons offert une performance très ordinaire à Montréal, a d’abord commenté Hamilton à l’Associated Press. Nous sommes déterminés à offrir une meilleure performance ici, afin d’extraire le maximum de nous-mêmes et de la voiture.»

Pour sa part, Stroll aurait bien besoin d’une nouvelle encourageante par les temps qui courent, surtout après avoir été contraint à l’abandon dès le premier tour au Grand Prix du Canada.

L’équipe Williams croupit toujours au dernier rang du championnat des constructeurs avec seulement quatre points au classement, grâce à la huitième place de Stroll au Grand Prix d’Azerbaïdjan à la fin du mois d’avril. Le pilote âgé de 19 ans occupe présentement le 16e rang des pilotes avec quatre points, très loin derrière Vettel (121), Hamilton (120), Valtteri Bottas (86), Daniel Ricciardo (84) et compagnie. De plus, son jeune coéquipier, Sergey Sirotkin, est l’un des deux seuls à n’avoir inscrit aucun point cette saison.

Mais plutôt que de discuter de ses attentes envers ces améliorations techniques, Stroll a préféré s’attarder sur le défi que représente la tenue de trois courses consécutives en France (24 juin), en Autriche (1er juillet) et en Grande-Bretagne (8 juillet).

«Je n’ai aucune préoccupation du côté physique; ce sera plutôt du côté mental que ça risque d’être exigeant, a-t-il dit. C’est pour cette raison que les lundis et les mardis deviendront des journées de congé essentielles, desquelles il faudra profiter au maximum.»

Alors, en attendant que Williams puisse redresser la barre, Stroll ronge son frein. Et même s’il a déjà triomphé sur le circuit Paul Ricard à l’époque où il pilotait en F3, le Québécois a reconnu que ses attentes étaient modestes ce week-end.

«J’ai eu un bon moment là-bas et j’ai gagné une course, mais je dois être honnête: je ne peux pas dire que j’aime le circuit, car il y a des zones de dégagement partout», a-t-il évoqué.