Jordan Spieth

Spieth ne ressent pas de pression

AUGUSTA — Tiger Woods a recommencé à gagner, rendant sa présence au Tournoi des Maîtres encore plus attrayante.

« J’ai travaillé pour revenir parmi le groupe de golfeurs pouvant gagner des tournois », a déclaré Woods.

Rory McIlroy est le favori des parieurs – peut-être même le favori sentimental. Alors qu’il en sera à une cinquième tentative de compléter le Grand Chelem en carrière sur le parcours d’Augusta National, McIlroy n’a jamais connu un aussi bon début de saison que celui-ci.

McIlroy a remporté le Championnat des joueurs, a fait partie du dernier groupe lors de trois autres tournois et n’a encore jamais terminé à l’extérieur du top-10 lors des sept événements auxquels il a pris part sur le circuit de la PGA cette saison.

« Je suis satisfait de ma situation actuelle - corps, esprit, jeu », a résumé le Nord-Irlandais.

De tels propos sont aussi doux aux oreilles de Jordan Spieth que les chants d’oiseaux abrités dans les pins de la Georgie. Ce serait n’importe quelle autre année et le nom de Spieth serait sur les lèvres d’un peu tout le monde au moment des premiers coups de départ du 83e Tournoi des Maîtres jeudi.

« Je ne ressens pas de pression additionnelle cette semaine, a affirmé Spieth. J’ai l’impression de passer inaperçu, ce qui est plutôt bien. »

Ce sentiment ne durera peut-être pas longtemps.

Aucun autre jeune golfeur depuis Woods n’a semblé aussi à l’aise que Spieth au Augusta National.

En cinq présences, à commencer par sa deuxième place à ses débuts au Tournoi des Maîtres, à l’âge de 20 ans, il compte un Veston vert, il partage le record du tournoi pour le meilleur score, a ajouté une deuxième place et se dirigeait vers une ronde finale historique l’an dernier jusqu’à ce que sa balle n’accroche un arbre au passage, au 18e trou, pour un boguey et un score de 64.

Sa pire prestation a été sa 11e place en 2017. Et même là, il a amorcé le parcours ultime à deux coups de la tête. Rien d’étonnant qu’il parle du Masters comme étant son tournoi préféré à travers le monde.

Voilà ce qui rend l’édition de 2019 si intrigante pour Spieth, enlisé dans une profonde léthargie depuis son triomphe à l’Omnium britannique il y a deux ans.

Le Texan de 25 ans n’a pas gagné depuis. Il n’a pas réussi à percer le top-10 à ses 15 derniers tournois. Plus sidérant encore : il a terminé, en moyenne, à 14 coups du vainqueur à l’exception des trois tournois lors desquels il n’a pas franchi le seuil de qualification.

Si un parcours peut l’aider à trouver la solution à ses ennuis, c’est bien Augusta National.

Spieth dégage de la patience, voire même de la confiance.

« Mes attentes sont élevées cette semaine. Je me sens très à l’aise avec le niveau de mon jeu en ce moment, a noté Spieth. Je ne pense pas que mes récents résultats sont un reflet fidèle de l’état actuel de mon jeu, et je considère avoir fait de belles avancées au cours des deux derniers jours dans les aspects du jeu entre le tertre de départ et la surface de coups roulés. »

« J’ai l’impression d’être en ascension en ce moment. C’est vraiment ce que je ressens, a ajouté Spieth. Je ne pense pas que j’ai besoin de résultats pour prouver quelque chose. Je sais où se situe mon jeu et je sais que de bonnes choses vont arriver bientôt. »