Simon Kean devrait se battre pour une deuxième fois à Rimouski.
Simon Kean devrait se battre pour une deuxième fois à Rimouski.

Simon Kean plus près de Rimouski que de Londres

Steve Turcotte
Steve Turcotte
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — À moins d’un revirement de dernière minute, Simon Kean (19-1) n’affrontera pas Tyson Fury (30-0-1) à Londres.

L’un des deux finalistes pour une défense optionnelle du champion du monde WBC le 5 décembre, Kean a vu le clan Fury préférer Agit Kayabel (20-0), établi 15e aspirant à la couronne. Le promoteur Frank Warren s’est ouvert à un journaliste britannique à ce sujet aujourd’hui, une information validée par MTK Global à Camille Estephan, d’Eye of the Tiger Management.

«Il est vrai que Kayabel a reçu une offre de contrat, à laquelle il doit répondre dans les 24 heures. MTK nous a demandé d’attendre une journée de plus avant de faire d’autres plans. Si jamais ça ne fonctionne pas avec Kayabel, de notre côté tout est réglé côté contractuel», fait valoir Estephan, en reconnaissant que le Trifluvien devra probablement faire son deuil de ce combat. «Au moment où on se parle, je dirais qu’on a entre 10 et 15% de chances d’avoir le combat. Ce n’est pas élevé comme pourcentage mais bon, c’est mieux que rien. On sera fixé très rapidement.»

Estephan croit qu’au photo-finish, le clan Fury a opté pour le client le plus facile. «Les deux ont mis les gants avec le cousin de Tyson, Hughie Fury. L’oncle de Tyson, Peter, les connaît donc très bien. Simon a une belle réputation internationale avec sa 4e place aux Jeux de Londres, sa victoire face à Tony Yoka et, plus récemment, sa victoire facile face à l’ex-champion du monde Siarhei Liakhovich. Il est devant Kayabel dans le classement Boxrec. Kayabel, c’est un inconnu», martèle Estephan. «Je ne veux rien lui enlever. Mais j’aurais aimé que ce soit Simon qui soit choisi. Vrai qu’il a trébuché face à Carman, mais il s’est très bien repris sous pression lors de la revanche. Quand il est allumé, Simon est très dangeureux. Et je pense que le clan Fury était conscient de ça…»

Les pourparlers ont duré près de deux semaines. Quotidiennement, les deux équipes étaient en contact. Estephan avait préparé un camp d’entraînement spécifique pour son Grizzly hors Québec avec son nouvel entraîneur Vincent Auclair. Tout ce plan devrait tomber à l’eau, à moins que Kayabel se désiste.

Kean devra plutôt se contenter d’un duel face à Stan Surmacz (12-1) à Rimouski le 21 novembre, avec un titre mineur de la WBA à l’enjeu. «Un titre qui donnera quand même accès au top 15 mondial de la WBA», annonce Estephan. «Ce que Simon doit comprendre de tout ce qui s’est passé depuis deux semaines, c’est qu’il est beaucoup plus près qu’il ne le croyait d’un championnat du monde. Quand nous l’avons mis sous contrat, c’était l’objectif et nous sommes près du but. Il doit continuer à avancer et il aura sa chance. Est-ce que ce sera en 2020? 2021? 2022? Je ne sais pas, mais je sais que ça s’en vient.»