Simon Dion-Viens disputera samedi en Beauce la première de ses quatre courses de la saison dans la série NASCAR Pinty's.

Simon Dion-Viens prêt à affronter les meilleurs

La série reine du stock-car canadien s’arrête en Beauce, samedi soir. Le peloton de cette étape du NASCAR Pinty’s s’annonce réduit, mais très relevé. Aux côtés des gros noms Tagliani, Ranger, Dumoulin, Lacroix, Camirand, on trouvera quelques gars qui roulent encore avec la passion comme premier carburant. Simon Dion-Viens est de ceux-là.

Le pilote de 35 ans de Saint-Joseph-de-Kamouraska a pris quelques minutes de son heure de dîner pour répondre aux questions du Soleil, vendredi midi. Il était au circuit de Bowmanville, en Ontario, où il courra encore en Pinty’s fin août. Mais que fait-il au Motorsport Park à la veille d’une course qui se tient à l’autodrome Chaudière de Vallée-Jonction?

«Je travaille! Je suis instructeur de conduite sur circuit. Je donne des cours de pilotage auprès des manufacturiers et j’ai passé la semaine chez Audi Canada. Je prends l’avion ce soir [vendredi] pour revenir à Québec et aller courir samedi. Faire de la course, ce n’est vraiment pas mon activité la plus lucrative!» s’esclaffe Dion-Viens.

Bien soutenu par plusieurs commanditaires, il est loin de se plaindre. N’empêche que les occasions de prendre le départ d’une série aussi dispendieuse et sélective que la série Pinty’s de NASCAR sont rares pour un pilote de son type, soit de calibre professionnel, mais aux finances semi-professionnelles.

Compétition relevée

Il s’agit de la première de ses quatre courses de l’année. Lui qui en est rendu à une 17e saison en piste, après avoir fait son chemin en Formule 1600, en Formule 2000, puis après avoir été trois fois champion québécois en stock-car et champion canadien de la série SuperCar en 2013.

«Je cherchais un nouveau défi et disons que j’ai trouvé pointure à mon pied!» affirme-t-il, espérant du même souffle se classer parmi les 10 meilleurs de cette longue épreuve de 300 tours où l’on attend 16 pilotes. Mais pas les moindres. 

Pas loin d’une dizaine qui en vivent, dont les Alexandre Tagliani, Andrew Ranger, les frères Louis-Philippe et Jean-François Dumoulin, le meneur au classement après deux tranches Kevin Lacroix et Marc-Antoine Camirand. Ajoutez un vétéran comme Donald Theetge, de Québec, un autre semi-pro très aguerri.

Le coût élevé de cette série en empêche plusieurs de parcourir le calendrier de 12 dates au complet, mais quelques Ontariens se sont ajoutés à la liste de départ pour Vallée-Jonction.

«Samedi, les deux principaux défis résideront dans la durée de la course — 300 tours, c’est très long! — et la chaleur annoncée, autant pour les pilotes que pour les voitures. La préparation sera importante et il faudra rester concentré tout au long de la course», explique celui qui se spécialise davantage sur les circuits routiers que les ovales.

Admiratif, mais compétitif

L’Autodrome Chaudière offre une piste ovale asphaltée très courte d’un quart de mille et la plus inclinée au Québec.

Dion-Viens se compte choyé d’affronter en piste plusieurs pilotes qu’il admire, particulièrement Andrew Ranger, mais cela ne constituera pas une raison pour céder ne serait-ce qu’un pouce à ses adversaires une fois la pédale enfoncée.

«On ne sera pas beaucoup, mais tout le monde peut espérer gagner», prédit-il pour conclure, une pointe d’excitation dans la voix.

Deux autres étapes de la série Pinty’s de NASCAR se tiennent au Québec, soit à Trois-Rivières le 12 août et à Saint-Eustache le 8 septembre.