Après avoir perdu le premier set, l'Allemand Maximian Marterer s'est ressaisi, gagnant les trois suivants, pour éliminer le Canadien Denis Shapovalov au deuxième tour des Internationaux de France, jeudi.

Shapovalov éliminé au deuxième tour à Paris

PARIS — Le Canadien Denis Shapovalov, une des étoiles montantes du tennis, s’est plaint de son service après sa défaite dès le deuxième tour de Roland-Garros.

«Dans le premier set je me sentais bien. Après, j’ai lutté avec mon service. Je n’ai pas réussi à mieux servir que ça», a expliqué le 25e mondial, qui a plié 5-7, 7-6 (4), 7-5 et 6-4 devant l’Allemand Maximilian Marterer (70e), âgé de 22 ans.

Shapovalov n’a passé que 53 % de premières balles et a commis six doubles fautes. «Shapo» a aussi été «gêné» par le service de son adversaire, un gaucher comme lui.

«C’était difficile à retourner. Le retour n’est pas mon point fort. C’est justement quelque chose que je dois améliorer», a noté le Canadien, qui veut garder son style offensif.

Fidèle à ses habitudes, Shapovalov a voulu prendre le jeu à son compte. Résultat : 52 coups gagnants, mais aussi une pluie de fautes directes (82, soit 30 de plus que son adversaire). Semé 24e, il est devenu la 10e tête de série à être éliminée depuis le début de la compétition.

Mais «Shapo» a gardé le sourire. «Je n’ai jamais que 19 ans. Je ne vais pas faire de demi-finale à chaque tournoi. Il y aura forcément des hauts et des bas», a relativisé celui qui s’était hissé jusqu’au dernier carré du Masters 1000 de Madrid sans aucune victoire au compteur auparavant sur terre battue.

«J’ai l’impression que je pourrais devenir très bon [sur la terre battue]. Je suis très excité par cette perspective. J’ai hâte à l’an prochain, afin de prendre part à tous ces tournois sur la terre battue. Mais il faut savoir que je n’ai pas grandi en jouant sur cette surface, donc je ne savais pas trop comment m’y comporter.

«Quand tu affrontes tous ces joueurs européens; ils savent quoi faire sur cette surface. J’étais perdu dans les échanges, et je me disais : “Comment est-ce que je dois exploiter mon jeu pour gagner ces points, ces matchs?”, particulièrement en début de tournoi.

«En conséquence, après avoir trouvé mes repères, les choses ont été beaucoup plus faciles pour moi, et j’ai pu bâtir ma confiance et me dire que j’avais ce qu’il fallait pour jouer sur cette surface, et, certes, connaître ma part de succès.»

Shapovalov attend avec impatience la saison sur herbe et Wimbledon (2 au 15 juillet), où il a remporté le tournoi junior en 2016. «La saison sur herbe est la plus courte, mais c’est la meilleure pour moi», a-t-il insisté. 

Et Serena est arrivée...

Chez les femmes, Serena Williams a renversé la situation pour l’emporter 3-6, 6-3 et 6-4 face à l’Australienne Ashleigh Barty (17e mondiale). «Quand j’ai perdu le premier set, je me suis dit qu’il fallait que j’en fasse encore plus, et puis Serena est arrivée!» a lancé l’ex-numéro un mondiale, qui n’avait joué que quatre matchs cette saison après être devenue maman en septembre.

Comme à son habitude, l’Américaine de 36 ans, toujours habillée de sa combinaison intégrale noire à la ceinture rose qui fait tant parler depuis le début de la quinzaine, a misé sur sa puissance pour faire la différence. Et, dans le dernier set, sur un service redevenu redoutablement efficace (75 % de premières balles, 81 % de points gagnés derrière).

Au prochain tour, la joueuse aux 23 couronnes en Grand Chelem, dont trois à Paris (2002, 2013 et 2015), poursuivra son pari fou contre l’Allemande Julia Görges (11e).  Avec AP