Le combattant Julien Leblanc sera en vedette dans un gala au centre Videotron à Québec.

Se préparer aux côtés de GSP

Une journée, Julien Leblanc échangeait des coups à l’entraînement avec Georges St-Pierre. Une autre, c’est Rory MacDonald qui se trouvait devant le combattant gatinois dans l’octogone.

Ajoutez à cela les sessions avec une autre redoutable vedette des arts martiaux mixtes, le « Canadian Gangster » Olivier Aubin-Mercier.

Sans surprise, Leblanc (5-0, 2 KO) se dit prêt pour son prochain combat prévu dans trois jours chez les poids mi-moyens (170 livres). Vendredi, il affrontera le gaucher français Damien Lapilus (16-11-1, 2 KO) lors du gala TKO 44 présenté au centre Vidéotron.

La finale mettra en vedette un autre combattant originaire de l’Outaouais, Marc-André Barriault, qui tentera d’ajouter une deuxième ceinture TKO à sa collection.

« Je suis très motivé. Je suis prêt mentalement et physiquement. C’est le plus gros événement de ma jeune carrière, a rappelé Leblanc.

«Plus de 5000 personnes sont attendues», a-t-il ajouté.

Surtout, il s’agira de son premier combat depuis novembre 2017.

«Ça fait dix mois. Il faudra que je sois allumé dans le ring lors du premier round. Je risque d’être un peu rouillé. Mais je ne suis pas inquiet. Puis je n’ai jamais arrêté de m’entraîner. J’ai fait face à beaucoup d’adversité au gym.»

Leblanc, 26 ans, a passé la moitié de son temps au club Patenaude à Gatineau où se trouve son entraîneur Patrick Marcil. Le reste de ses semaines ? Il se tapait les aller-retour vers Montréal.

Plus précisément au Tristar Gym, domicile des champions GSP, MacDonald et Aubin-Mercier.

«Depuis la mi-mai que je vais là-bas», précise-t-il.

St-Pierre lui a offert des cours de lutte. «J’ai pu mettre aussi les petits gants avec lui, a relaté Leblanc.

«Je suis comme une éponge lorsque je fais des sessions avec lui et les autres. Mes yeux restent figés sur lui quand il enseigne les gestes techniques. Et je ne me gêne pas pour poser des questions quand je mets ça en pratique.»

Leblanc souligne aussi que ses sessions avec le gaucher Aubin-Mercier lui seront bénéfiques. Son adversaire parisien s’avère aussi un gaucher.

«Il a plus de combats pros que moi. Je n’en ai que cinq», a-t-il souligné.

Ça ne le dérange pas. Pas plus que le fait que Lapilus n’était pas son adversaire initial.

«Ç’a changé jeudi dernier, neuf jours avant le combat. Disons que je suis habitué. Cela est arrivé souvent par le passé. Même que je m’y attendais un peu.»

Il reste que Leblanc, 6’3’’, possède un net avantage sur son vis-à-vis qui s’avère sept pouces plus petit que lui.