L’Ottavienne Sarah Brown participera à sa première course en carrière en Europe lors des Jeux olympiques de la jeunesse qui se tiendront à Lausanne, en janvier.

Saveur franco-ontarienne aux Jeux olympiques de la jeunesse

Un autre hiver, un autre espoir du ski alpin local émerge sur la scène internationale.

Sarah Brown, une athlète franco-ontarienne d’Ottawa, a été nommée avant Noël au sein de l’équipe canadienne en vue des Jeux olympiques de la jeunesse prévus du 9 au 22 janvier à Lausanne, en Suisse. Il s’agira de sa première course en carrière en sol européen.

« Je suis tellement contente car je vais pouvoir vivre l’expérience avec une de mes meilleures amies », note la jeune femme âgée de 17 ans.

Alice Marchessault, de Sainte-Anne-des-Lacs, a aussi été retenue au sein de la formation. « Elle et moi, ça fait longtemps que nous skions ensemble », explique Brown, qui est membre de l’équipe du Québec.

En prime, leur entraîneure Ève Routhier les dirigera aux Jeux.

« Je m’en vais là-bas avant tout pour vivre une expérience. Je suis considérée encore jeune dans le monde du ski. J’en suis seulement à ma deuxième année à des courses FIS. J’ai encore beaucoup à apprendre. »

Brown, qui représente le club de Mont-Tremblant, a terminé 11 fois sur le podium l’hiver dernier à des épreuves techniques. Elle a notamment gagné deux slaloms géants.

Ces résultats ont convaincu Canada Alpin de l’envoyer à Lausanne. La fédération nationale se sert de cet événement pour identifier de futurs membres de ses équipes.

Parmi les anciens participants aux Jeux olympiques de la jeunesse, on retrouve Mikaela Tommy, de Wakefield, qui était de l’aventure hivernale en 2012 à Innsbruck. Elle avait notamment terminé 11e en super-G.

Un mois plus tard, Tommy participait aux championnats du monde juniors pour la première fois de sa carrière. Puis un an plus tard, elle faisait le saut sur le circuit de la Coupe du monde. Aujourd’hui, elle compte 45 départs sur le grand cirque blanc.

Est-ce que Sarah Brown pourrait imiter Tommy, Valérie Grenier, Simon Fournier et Dustin Cook, tous des skieurs locaux qui affrontent maintenant l’élite internationale ?

« En participant aux Jeux olympiques de la jeunesse, c’est facile de commencer à rêver, reconnaît la principale intéressée qui refuse de s’emballer.

«Je ne veux pas être négative, mais je ne sais vraiment pas où le ski va me mener. Je réalise qu’il y aura des hauts et des bas. Les Jeux olympiques de la jeunesse, c’est une opportunité de skier dans un nouveau pays, sur un circuit international contre les meilleures de mon âge. Quand je reviendrai, je pourrai construire là-dessus.»

Brown ne passe pas inaperçue en piste. Elle est plutôt grande, à 5’10’’. Le ski alpin est une passion familiale. Sa mère, Julie Mongeon, a mené une carrière compétitive durant son adolescence. Son père, Malcolm Brown, aime aussi se retrouver sur la neige.

L’aviron s’est déjà invité dans la vie de Sara Brown. «Pendant deux ans. J’avais beaucoup de plaisir, dit-elle. «Ça exigeait toutefois plus de temps pour continuer. Il aurait fallu que j’arrête de faire du ski.» Et skier, Brown aime ça. «Ça me permet d’être avec mes amies à la montagne, même si parfois il fait moins beau... qu’il fait moins 30 degrés Celsius», lance-t-elle.

À Lausanne où elle se tapera quatre courses, on ne la retrouvera pas dans le camp des nombreux athlètes superstitieux. Elle a délaissé toute routine particulière il y a déjà quelques années.

«J’étais très superstitieuse auparavant. Je pensais trop à mettre mon bas gauche avant le bas droit, à quelles mitaines, quel casque et quelles lunettes je devais porter la journée d’une course. J’ai appris plutôt à faire confiance à mes habiletés et me concentrer à simplement offrir mon meilleur ski.»