Jean-Sébastien Roy sera en action à la Classique Shorty Jenkins, qui se déroulera à Cornwall de mercredi à dimanche.

Roy prêt à affronter l’élite mondiale à Cornwall

Ça fait déjà un quart de siècle qu’il lance des pierres. Qu’il brosse et qu’il crie sur la glace.

Jean-Sébastien Roy a entamé sa 25e saison de curling compétitif, il y a deux semaines, quand le quatuor dont il est le skip a participé au Cameron’s Brewing Fall Classic à Oakville, près de Toronto. Ses coéquipiers Robert Desjardins, Pierre-Luc Morissette et René Dubois ont terminé avec une fiche de 1-3.

« Nous avons perdu nos trois matches sur la dernière pierre », note Roy, qui compte deux présences en carrière au Brier.

« Nous avons notamment perdu contre Yannick Schwaller, de la Suisse. Il est classé 10e au monde. »

Le joueur gatinois et sa bande vont renouer avec la formation européenne dans les prochains jours dans l’Est ontarien. Ils sont une des 24 équipes masculines inscrites à la Classique Shorty Jenkins, qui se déroulera à Cornwall de mercredi à dimanche.

« Nous allons affronter aussi l’équipe de John Epping, quatrième au monde, et celle de Brad Jacobs, championne olympique en 2014. On se retrouvera devant trois des 10 meilleures équipes au monde. »

En fait, cette édition de la Classique Shorty Jenkins sera la plus relevée depuis sa création en 1996.

Les Gushue, Koe, Howard et McEwen seront sur place chez les hommes, tout comme Thomas Ulsrud de la Norvège et Bruce Mouat de l’Écosse.

Du côté féminin, Rachel Homan et Jennifer Jones partageront le tableau avec plusieurs gros noms tels que les Américaines Jamie Sinclair et Tracy Fleury de même que la Suédoise Anna Hasseelborg.

« L’organisateur du World Curling Tour dit que ça sera un tournoi plus relevé qu’une étape du Grand Chelem. La compétition est très forte. Il y a 24 équipes et nous sommes classés 21e. »

L’explication est simple. Il s’agit de la première année que les quatuors peuvent commencer à amasser des points afin de se qualifier en vue des Jeux olympiques de 2022 qui auront lieu à Pékin.

Un total de 49 équipes, 24 chez les hommes et 25 chez les femmes, joueront au club de curling de Cornwall, situé sur la rue Water. Les organisateurs disent avoir reçu plus de 90 demandes d’inscription. Ils ont dû en refuser presque la moitié.

« C’est rendu assez sérieux, a reconnu Roy. La moitié des équipes maintenant dans les tournois proviennent d’Europe et d’Asie. C’est leur emploi à temps plein. Les pays n’hésitent pas à mettre de l’argent. Par exemple, Schwaller est ici déjà depuis un mois pour jouer trois à quatre tournois.

«Nous autres, on travaille le lundi après les tournois. C’est ça la grosse différence entre eux et nous.»

Roy, lui, occupe un poste de directeur dans une école primaire à Aylmer.

«En plus, c’est la rentrée scolaire. Mettons que je ne suis pas trop souvent à la maison», avoue-t-il.

Mais le curling continue de le passionner, même si son corps lui envoie maintenant des signaux.

«Je commence à trouver ça plus dur physiquement, dit l’homme âgé de 42 ans. Mon nerf sciatique me cause des problèmes. Parfois, j’ai aussi un peu mal partout quand je reviens des tournois.

«C’est certain qu’il y a encore des joueurs qui jouent à un haut niveau jusqu’à 50 ans. On verra pour moi !»

Une saison occupée l’attend sur les glaces. En novembre, Jean-Sébastien Roy se rendra dans son patelin à Saguenay. Arvida accueillera les championnats canadiens mixtes.

Roy est le skip du quatuor qui a remporté le titre québécois en mars. Une équipe complétée par Amélie Blais, Dan deWaard et Brenda Nicholls.