Pour la première fois de sa carrière, le tennisman Novak Djokovic a évolué sous les yeux de son fils de quatre ans Stefan, présent au Stade Roland-Garros pour le duel qui opposait son père au Suisse Henri Laaksonen. Un match qui fut rempli d’émotions pour le Serbe.

Roland-Garros: journée sous le signe des émotions pour les favoris

PARIS — De la fierté de Novak Djokovic d’avoir gagné sous les yeux de son fils, au soulagement de Naomi Osaka après un long et rude combat : les têtes d’affiche de Roland-Garros ont vécu des sentiments différents jeudi, mais sont passées au 3e tour.

Numéro 1 mondiale, Osaka s’attendait à un match difficile contre Victoria Azarenka (43e) et elle a été servie. Il lui a fallu 2h50 et trois balles de match pour battre l’ex-N.1 au terme d’un bras de fer très tendu (4-6, 7-5, 6-3). La seule deuxième manche a duré 85 minutes!

«Elle jouait simplement très bien. J’attendais qu’elle fatigue un peu. Et je pense que c’est ce qui lui est arrivé à la fin du 2e set et au 3e», a commenté la Japonaise de 21 ans, qui cherche à remporter son troisième tournoi du Grand Chelem d’affilée après l’US Open 2018 et l’Open d’Australie 2019. Il faudra d’abord battre la Tchèque Katerina Siniakova (42e) pour une place en 8es de finale.

La tenante du titre Simona Halep s’en est elle aussi bien sortie face à la résistance de la Polonaise Magda Linette (87e), qu’elle a écartée 6-4, 5-7, 6-3 à sa 4e balle de match.

«Demain, je vais dormir toute la journée!», a lancé la Roumaine.

Sous les yeux de son fils

Malgré une victoire aussi facile que prévu, Djokovic a connu une des rares émotions qu’il n’avait encore jamais expérimentées sur un court de tennis : gagner sous les yeux de son fils Stefan, âgé de quatre ans.

Evacuée la petite déclaration sur les «très bonnes sensations» ressenties pour battre le Suisse Henri Laaksonen (104e) 6-1, 6-4, 6-3, le N.1 mondial a tenu à revenir sur la réelle raison de sa grande joie.

«C’est un jour très spécial pour moi, car c’est la première fois que mon fils est là sur le court pour me voir jouer!», a déclaré l’homme aux 15 titres du Grand Chelem, dont les derniers Wimbledon, US Open et Open d’Australie. Il espère réaliser sur la terre battue parisienne un deuxième «Novak Slam» (l’enchaînement des titres dans les quatre tournois du Grand Chelem à cheval sur deux années). 

Zverer rassuré

Alexander Zverev (5e) a retrouvé de la sérénité pour battre aisément le Suédois Mikael Ymer, 148e mondial, issu des qualifications, 6-1, 6-3, 7-6 (7/3).

Après avoir montré des signes de grande nervosité au tour précédent, le joueur en mal de confiance a été bien plus maître du cours des événements.

Quart de finaliste l’an dernier, il a conclu sur sa 3e balle de match après 1h59 de jeu, dont 57 minutes pour le seul troisième set.

Finaliste l’an dernier, Dominic Thiem (4e) a bien failli se retrouver embarqué dans un cinquième set par le Kazakh Alexander Bublik (91e).

L’Autrichien a sauvé deux balles d’égalisation à deux sets partout avant de remporter les cinq derniers jeux et de s’imposer 6-3, 6-7 (6/8), 6-3, 7-5.

«C’était très difficile, j’ai eu beaucoup de problèmes à retourner son service, a-t-il expliqué. Il ne donne pas de rythme donc je ne jouais pas bien du fond de court».

Cauchemardesque

Le cauchemar tant redouté a été évité : dès le premier set contre le Japonais Yoshihito Nishioka (72e), Juan Martin Del Potro (9e) s’est fait mal au genou droit, celui qu’il s’est fracturé en octobre dernier à Shanghai... Mais après la pose d’un bandage bien serré, l’athlétique Argentin est reparti au combat... sur des œufs.

«J’ai géré pendant le match et maintenant j’ai deux jours de repos pour voir comment ça va aller», a-t-il dit en affirmant que son genou était «OK».

Heureusement pour lui, son gros service a tenu tout le match. Et c’est sur une nouvelle série de surpuissants coups droits qu’il a conclu (5-7, 6-4, 6-2, 6-7 (5/7), 6-2) après 3h46 de combat.

Serena Williams, en quête d’une 24e couronne historique en Grand Chelem à 37 ans, n’a mis que 67 minutes pour se défaire de la Japonaise Kurumi Nara (238e) 6-3, 6-2.