Le karatéka gatinois, Alexandre Benjamin Rivest

Rivest au sommet

Un karatéka de Gatineau trône au sommet du récent classement publié par la Fédération mondiale de karaté (WKF).

Le nom d’Alexandre Benjamin Rivest arrive au premier rang chez les juniors poids lourds de plus de 84 kg. Il devance un espoir de l’Arabie Saoudite, Tareg Hamedi.

« J’ai été surpris de voir ça », avoue l’athlète de l’Outaouais âgé de 20 ans.

Son coach Denis Beaudoin l’était un peu moins. Son élève avait terminé cinquième au dernier Championnat du monde en novembre en Espagne.

« J’ai perdu 6-5 avec six secondes à faire en demi-finale contre un Italien. C’est passé proche », a relaté Rivest, qui fait 6’3’’ et 225 livres.

Ce n’est toutefois pas la première fois qu’un karatéka de l’Outaouais se hisse en tête du classement de la WKF.

En fait, ce n’est pas la première fois qu’un membre de la famille Rivest réussit l’exploit.

Le plus jeune des trois frères Rivest, Maxym-Olivier, a déjà été classé premier chez les 16-17 ans, a rappelé Denis Beaudoin. Il a notamment gagné l’or en combat individuel aux championnats panaméricains seniors le mois dernier au Chili.

Quant à Alexandre Benjamin, il avait aidé la formation canadienne à remporter l’or en combat par équipe aux côtés de son frère plus âgé, Nicholas Patrick.

Ces jours-ci, il se prépare en vue de sa dernière compétition dans les rangs juniors. Elle aura lieu en août au Brésil.

Ce sera place au championnat panaméricain junior.

« Je m’attends à obtenir un bon résultat », a soutenu Alexandre Benjamin Rivest.

Un bon résultat à ses yeux se traduira par une médaille d’or. Rien d’autre.

« L’an passé, j’ai gagné l’argent. Puis il y a deux ans, c’était le bronze. Il me manque juste de finir premier. J’ai bien hâte d’y participer. »

À son retour, ce sera direction vers le Cégep de l’Outaouais où il entamera de nouvelles études. Il est inscrit en techniques policières.

« Il y a un autre karatéka, Nicholas Bisson, qui va commencer en même temps que moi. Ça va être le fun. Nous pourrons être là pour nous aider un et l’autre. »

Ces dernières années, trois karatékas de l’Outaouais, Kamille Desjardins, Camélie Boisvenue et Philippe Soucy, sont devenus policiers.

« Les voir réussir me fait dire que je peux aussi réussir à mon tour », a lancé Alexandre Benjamin Rivest.