L'ancien joueur du Phénix de Nicolas-Gatineau, Pier-Olivier Racine, a effectué ses débuts en première division de la NCAA la semaine dernière.
L'ancien joueur du Phénix de Nicolas-Gatineau, Pier-Olivier Racine, a effectué ses débuts en première division de la NCAA la semaine dernière.

Recrue de la semaine à ses débuts dans la NCAA

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Son cadeau de Noël, Pier-Olivier Racine l’a obtenu un mois à l’avance.

L’ancienne vedette de basket du Phénix de Nicolas-Gatineau a effectué ses débuts en première division de la NCAA, le 25 novembre dernier. Il a marqué six points en plus de récolter huit rebonds et effectuer cinq blocs dans une défaite de sa nouvelle équipe, les Knights de Fairleigh Dickinson University (FDU).

Trois jours plus tard, le centre de 6’8’’ faisait mieux dans le second match des siens avec 14 points et 10 rebonds contre l’université Rutgers, classée 24e au pays. Ces deux performances lui ont valu le titre de recrue de la semaine dans la conférence Northeast (NEC).

«Avec tout ce qui se passe depuis quelques mois, je suis juste content et excité d’avoir pu recommencer à jouer», affirme Racine au bout du fil.

«Je parle avec mes amis qui se trouvent dans les rangs universitaires canadiens. Ils ne peuvent pas jouer en raison de la COVID-19. Je suis chanceux.»

Surtout que la pandémie n’a pas épargné les Knights. Certains joueurs ont contracté le virus durant l’automne.

D’autres coéquipiers se sont prévalus de l’option offerte par la NCAA de faire l’impasse sur la saison sans perdre une année d’admissibilité.

Ajoutez à cela que le début du calendrier régulier a été repoussé de quelques semaines.

«Nous commençons avec quelques matches hors de notre conférence», raconte Racine dont les Knights ont été établis comme favoris dans la NEC.

La recrue âgée de 21 ans a fait partie de l’alignement partant lors des deux premières parties.

Pier-Olivier Racine a passé les trois saisons précédentes chez les Cheetahs de Vanier dans les rangs collégiaux québécois

«Je suis vraiment choyé que le coach me fasse confiance comme ça. Je sais que je peux aider l’équipe. D’obtenir des minutes de jeu comme ça, ça surpasse mes attentes. J’ai du plaisir sur le terrain.»

Racine a passé les trois saisons précédentes chez les Cheetahs de Vanier dans les rangs collégiaux québécois. Auparavant, il avait fait ses preuves dans le réseau scolaire en Outaouais.

Ces jours-ci, le géant gatinois se rend compte que le terrain de jeu est bien différent à Hackensack, au New Jersey.

«Chaque match que j’ai joué, j’ai affronté des joueurs plus grands et plus costaux que moi. Je te dirais que ça n’arrivait qu’à l’occasion dans le passé quand j’étais à l’école secondaire puis au cégep.»

L’autre changement majeur pour lui se trouve sur le campus qui est désert en temps de pandémie.

«C’est vide depuis que je suis arrivé en septembre. Ce ne sont que les athlètes qui sont ici puisque 100% des cours se donnent en ligne. Tu croises rarement des gens», explique-t-il.

«Il y a beaucoup de protocoles sanitaires. Tu te fais tester souvent pour la COVID-19.»

En raison des règles en place tôt à l’automne, les joueurs des Knights ont été limités dans le type d’entraînement permis. Ce qui a été bénéfique pour leurs études.

«J’ai pu terminer ma session avant notre premier match. J’avais sept cours», souligne l’étudiant-athlète en administration des affaires.

De quoi plaire à ses parents Caroline et Jean-Pierre.

«Les deux sont professeurs», note en riant Pier-Olivier Racine.

Son prochain match est prévu samedi contre Providence. Il sera diffusé sur les ondes de Fox Sports.