Lundi et mardi, l’ailier-arrière des Raptors de Toronto, Danny Green, s’est arrêté à l’Université d’Ottawa pour offrir une clinique de basket-ball à des jeunes âgés entre 8 et 16 ans.

Raptormania à Ottawa

Un pays tout entier est tombé sous le charme des Raptors de Toronto dans les dernières séries éliminatoires de la NBA.

Par l’entremise de sa tournée de six villes canadiennes où il offre des cliniques de basket-ball aux jeunes âgés entre 8 et 16 ans, Danny Green est à même de constater la vigueur de la Raptormania de ses propres yeux. Il y a moins de deux semaines, son club a écrit une page d’histoire en devenant la première équipe hors des États-Unis à remporter le championnat de la NBA.

Lundi et mardi, l’ailier-arrière des Raptors s’est arrêté à l’Université d’Ottawa où 200 jeunes joueurs s’étaient inscrits à son camp dans un temps record.

« Je n’ai jamais rempli toutes les places aussi rapidement qu’à mes camps de cette tournée canadienne. C’est complètement fou. Les gens ont la piqûre. Je sens leur amour. Ça se voit. Je me nourris de l’énergie de nos partisans qui n’ont pas eu la chance de nous voir à Toronto, mais qui nous ont supportés pendant toute la saison. »

Green a amorcé chacun des 24 matches des séries éliminatoires des Raptors pour remporter son deuxième trophée Larry-O’Brien. La première fois, en 2014, il était avec les Spurs de San Antonio, mais il sent que ce championnat des Raptors avait quelque chose de particulier.

« Avec les Spurs, nous avons fait la fierté d’une région. À Toronto, c’est tout un pays qui s’est rallié derrière nous. Notre victoire est encore bien fraîche, mais j’avais le goût d’aller rencontrer ceux qui ont créé des Jurassic Park partout au pays. Je vais me reposer dans deux semaines quand tout sera terminé. »

Green a amorcé sa tournée à Toronto avant de se déplacer à Ottawa lors des deux derniers jours. Mercredi, il prendra la direction de Montréal avant de se rendre à Halifax. Ses cliniques peuvent accueillir un maximum de 200 jeunes joueurs. Elles affichent complet partout, même sur la côte ouest où il se rendra après Halifax.

Même si son temps a été limité dans la capitale nationale, Green a eu le temps de visiter la ville et participer à plusieurs activités.

« J’ai vu le Parlement, des édifices, des églises, mais j’ai aussi fait du jiu-jitsu brésilien, de la danse indigène et même du rugby en fauteuil roulant ! Cette tournée me permet d’inspirer notre jeunesse, mais elle me permet aussi de visiter des lieux pour la première fois et d’explorer de nouvelles aventures. C’est important pour moi de redonner de l’amour à ceux qui nous ont appuyés toute l’année et d’interagir avec les jeunes. C’est une situation gagnant/gagnant pour moi. »

Vétéran de 10 saisons dans la NBA, Green a pris le relais de son père en donnant des cliniques de basket-ball à travers les États-Unis, mais comme il a évolué à Toronto cette saison, il jugeait important d’amorcer une première tournée canadienne. Son contrat avec les Raptors est terminé, mais Danny Green ne demanderait pas mieux que de revivre sa saison 2018-19 afin de poursuivre l’histoire d’amour de toute une nation envers la seule équipe canadienne de la NBA.

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Le président des Raptors de Toronto, Masai Ujiri

LE PRÉSIDENT DES RAPTORS EST HEUREUX À TORONTO

TORONTO — Masai Ujiri a reconnu qu’il apprécie l’intérêt manifesté par les autres clubs de la NBA, mais ses racines sont à Toronto.

Le président des Raptors a tenu une conférence de presse en guise de bilan de la dernière saison. Il a parlé de son avenir à Toronto, de la conquête du championnat de la NBA et de la croissance du basketball en Afrique et au Canada.

Peu après que les Raptors aient sorti le champagne, des informations ont fait état que les Wizards se préparaient à faire une offre lucrative pour sortir Ujiri de Toronto.

L’épouse d’Ujiri est originaire de Washington, et les Wizards lui auraient offert une participation dans l’équipe.

Originaire de Zaria, au Nigeria, il a parlé des autres équipes lui ayant démontré de l’intéret comme une «bénédiction», mais il s’est dit heureux à Toronto, où il a pu progresser avec les Raptors. Il a aussi rappelé que ses deux enfants sont canadiens.

Ujiri a ajouté avoir rencontré Kawhi Leonard, qui doit devenir joueur autonome à la fin du mois. S’il a qualifié les rencontres de «positives», il n’a donné aucun détail sur les discussions.

Rencontrant les médias pendant une heure, Ujiri a exprimé avec force sa détermination à aider l’équipe à rester au sommet de la NBA.

«Nous voulons vivre ce moment encore, et encore, et encore», a t-il affirmé.

Les Raptors ont remporté le titre de la NBA pour la première fois en 24 ans d’histoire plus tôt ce mois-ci, battant Golden State en six matches.

Leonard a été un pilier en séries incluant en finale, alors que Toronto a détrôné les Warriors, deux fois champion en titre.

Les Raptors ont gagné trois fois au Oracle Arena, dont une victoire décisive de 114-110, lors du sixième match.

L’avenir de Leonard est un sujet brûlant depuis son arrivée à Toronto l’été dernier, suite à une transaction majeure avec San Antonio.

Il est une superstar à son apogée, et les Raptors aimeraient qu’il soit une pièce maîtresse pour les années à venir.

Leonard peut bientôt commencer à négocier avec d’autres équipes, en lien à la période d’autonomie.

Adoré par les partisans, il a été impressionné quand une foule estimée à deux millions de personnes s’est rassemblée au centre-ville lors du défilé des champions, la semaine dernière.

Les Raptors ont fini premiers de la section Atlantique avec un dossier de 58-24, écartant ensuite Orlando, Philadelphie, Milwaukee et Golden State, en séries.

Après avoir manqué la majeure partie de la saison dernière en raison d’une blessure, Leonard a bénéficié de la gestion de sa charge de travail mise en place par les Raptors, pour le ménager.

Ujiri doit aussi gérer deux autres dossiers notables. Le centre Marc Gasol a une option de joueur pour la saison prochaine, tandis que Danny Green est en voie de devenir joueur autonome sans compensation.

De plus, Kyle Lowry et Serge Ibaka entrent tous les deux dans la dernière saison de leurs contrats lucratifs de trois ans.

La décision de Leonard aura un impact énorme quant à savoir si Toronto demeurera l’un des favoris dans l’Est, en 2019-20. Cela va aussi influencer d’autres embauches de joueurs autonomes dans la NBA.

«Nous devons être nous-mêmes et nous avons été nous-mêmes pendant toute l’année, a dit Ujiri. Je pense qu’il l’a senti. Je pense que nous avons construit une confiance mutuelle.»

Ujiri a admis que des erreurs ont été commises dans les plans du défilé et de la célébration. La fête a été retardée de plus de trois heures, les autobus peinant à se frayer un chemin dans un tracé encombré.

«C’était une situation très regrettable, a concédé Ujiri. Mais nous apprenons. C’était notre première fois.»

La ville de Toronto et ses partenaires comptent revoir la planification. Des centaines de milliers de personnes ont passé des heures entassées sur une place principale près de l’hôtel de ville, sans accès immédiat à de l’eau ou à des toilettes.

D’autres ont été pris dans une situation terrifiante lorsque des coups de feu ont éclaté près du site. Trois personnes ont été arrêtées.

Le championnat des Raptors est le premier d’un club canadien des circuits majeurs (NBA, NFL, LNH, MLB) depuis que les Blue Jays de Toronto ont remporté la Série mondiale, en 1993.

Avec La Presse canadienne