Zackery Powell sera une des vedettes du gala de Strikehar le 10 octobre prochain.
Zackery Powell sera une des vedettes du gala de Strikehar le 10 octobre prochain.

Powell veut retenir l’attention de Dana White

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Un des plus beaux espoirs en arts martiaux mixtes en Outaouais retournera enfin dans l’octogone pour la première fois depuis le confinement en mars.

Zackery Powell se rendra en Alabama le mois prochain où il sera une des vedettes du gala de Strikehard, une organisation régionale du sud-est des États-Unis. Une carte qui sera diffusée à la télé à la carte, le 10 octobre.

«J’ai extrêmement hâte. Je suis choyé d’avoir un bon gérant. Il a réussi à me garder des portes ouvertes, mentionne le poids léger qui possède une fiche parfaite de 3-0 chez les pros.

«C’est dur que trouver des combats d’arts martiaux mixtes. Au Canada, il n’y a absolument rien. Et aux États-Unis, c’est vraiment limité.»

Powell, qui est originaire de Cantley, s’était battu le 8 mars à Toronto, obtenant une décision unanime des juges contre Adam De Freitas. «Tout juste avant le confinement. Une chance que le combat n’était pas prévu le week-end suivant. Sinon, il aurait été annulé», souligne-t-il.

L’ancien joueur de hockey compétitif - il a évolué dans la structure intégrée de l’Intrépide de l’Outaouais - pratique les arts martiaux mixtes depuis l’âge de 15 ans. Son rêve de faire carrière dans la LNH a cédé à la place à celui de combats éventuels dans une arène de l’UFC.

Un peu comme un autre produit de l’Outaouais, Marc-André Barriault, qui a obtenu sa première victoire dans l’UFC en juin à Vegas.

«J’ai fait quelques rondes d’entraînement de lutte avec lui quand il se préparait pour son dernier combat», note Powell.

Le jeune homme âgé de 23 ans se spécialise surtout au sol. Il n’est pas le type de pugiliste qui va achever son adversaire avec un coup de poids.

«Je vais l’avoir à l’usure. Je vais le rendre fatigué et obtenir une soumission.»

Powell a partagé son temps depuis les dernières semaines entre Gatineau et la région de Niagara.

En Outaouais, il s’entraîne sous les ordres de Patrick Marcil chez Patenaude de même que Daniel Guillemette de Team Evolution.

L’entraîneur Patrick Marcil

«Zackery est très travaillant et minutieux, note Marcil. Ce sont de belles qualités. Il sait ce qu’il doit faire pour s’améliorer. Son développement est intéressant. Sa qualité la plus importante, c’est qu’il performe bien sous la pression.»

Et lorsque Powell se trouve dans le sud de l’Ontario? Le Niagara Top Team l’accueille dans ses rangs.

Le club est dirigé par Chris Prickett, médaillé des Jeux du Commonwealth en lutte.

«Il y a plusieurs gars de l’équipe nationale de lutte là-bas. Ils se préparent pour les Jeux olympiques. Moi, ça me permet de travailler une facette importante des arts martiaux mixtes.»

Puis Zackery Powell a pu servir de partenaire d’entraînement au poids léger ontarien Anthony «The Genius» Romero (9-0-0).

«Je l’ai aidé dans sa préparation en vue de sa participation à l’émission «The Contender Series» de Dana White, qui est une porte d’entrée vers l’UFC, explique-t-il.

«Mon plan est de gagner mon prochain combat en espérant de pouvoir participer par la suite à mon tour au show de Dana White avant la fin de l’année. Sinon, j’aimerais bien me battre pour un titre quelque part.»

Leduc au Wyoming, Leblanc à Amsterdam

Zackery Powell ne sera pas l’unique combattant local qui va s’exiler cet automne pour renouer avec l’action. Plusieurs de ses coéquipiers vont l’imiter.

Le poids coq Isaac Blais (2-0-0) sera aussi du gala en Alabama. «Il a déjà dit oui», confirme son entraîneur Patrick Marcil.

«Lui et Zackery ne sont pas les seuls qui viennent de signer un contrat», ajoute-t-il du même souffle.

Julien Leblanc (5-1-0) a accepté un combat à Amsterdam. Le poids mi-moyen se retrouverait en finale contre un champion de kickboxing de l’endroit.

Le spectaculaire Serge Dancos (2-0-0), qui excelle surtout en kung-fu, ferait aussi le voyage.

«Nous essayons d’envoyer au moins deux gars à la même place», note Marcil.

Son élève le plus connu, Dave Leduc, aurait aussi déniché du travail. Le champion de la World Lethwei Championship (WLC) a obtenu sa libération temporaire de l’organisation afin de se battre en Amérique du Nord.

«Il a pu négocier son retrait de son contrat pour un an car il ne peut pas aller en Asie pour l’instant. Il aurait besoin de faire deux semaines en quarantaine avant le combat et deux autres après», explique Marcil. 

Un combat impliquant Leduc aux États-Unis sera annoncé dans les prochains jours. Plus précisément au Wyoming.

«Le premier état à permettre le lethwei. Il y a déjà de grosses ligues de boxe à mains nues là-bas», rappelle Patrick Marcil.