Les pro-toit font valoir que les caprices des printemps et des automnes montréalais rendent nécessaire l’inclusion d’une structure pour protéger les spectateurs et les joueurs des éléments.

Pour ou contre un toit sur le stade à Montréal?

MONTRÉAL — De toutes les questions sur l’éventuel retour du Baseball majeur à Montréal, aucune n’enflamme autant les débats que celle du toit. Qu’il soit rétractable, fixe, souple, dur ou carrément absent, tout le monde et son voisin ont une opinion bien arrêtée.

Les pro-toit font valoir que les caprices des printemps et des automnes montréalais rendent nécessaire l’inclusion d’une structure pour protéger les spectateurs et les joueurs des éléments.

Les pro-plein air rappellent que les marchés de Minneapolis, Chicago, Boston, Detroit, Cleveland et Denver, qui se trouvent dans des climats semblables à Montréal, ont tous des stades qui ne sont pas dotés de toit.

La plupart des intervenants interrogés par La Presse canadienne s’entendent sur un point : si Stephen Bronfman et son groupe décident d’y aller avec un toit rétractable, le modèle à suivre est le Minute Maid Park, domicile des Astros de Houston. « Ils ouvrent le toit tous les jours, afin que le soleil active la photosynthèse du gazon, pendant qu’il est arrosé par l’équipe d’entretien. L’oxygène sort du sol et vers 17 h, ils ferment le toit et règlent la climatisation à 27 degrés. Quand les portes ouvrent à 18 h, les gens ont l’impression d’entrer dans une serre ! La moitié du stade est constitué de panneaux de verre, alors le soleil entre. C’est LE modèle à suivre », estime un ex-dirigeant.

Et le coût ? « Un toit de type parapluie, comme celui du T-Mobile Park (anciennement le Safeco Field, à Seattle), coûterait 200 millions $ aujourd’hui, note Earl Santee, qui a lui-même signé les plans de 15 stades de la MLB. La structure pour relier ce toit au stade coûte 50 millions $. Si vous ajoutez du chauffage, c’est un autre 50 millions $. »