Ignacio Piatti (au centre) était présent pour la toute première journée du camp d’entraînement de l’Impact de Montréal, mardi.
Ignacio Piatti (au centre) était présent pour la toute première journée du camp d’entraînement de l’Impact de Montréal, mardi.

Piatti dit avoir la tête à Montréal, mais...

Ignacio Piatti était présent pour la toute première journée du camp d’entraînement de l’Impact de Montréal, mardi, au Complexe sportif Marie-Victorin. Combien de temps passera-t-il dans l’uniforme bleu et noir en 2020? Voilà l’une des grandes questions en vue de la prochaine saison, qui s’amorcera dans un mois avec le match aller de la Ligue des Champions de la Concacaf, au Costa Rica.

Un peu plus de trois mois s’étaient écoulés depuis que l’Argentin avait rencontré les journalistes montréalais, après une campagne 2019 de misère marquée par de nombreuses blessures. Piatti devait le faire lors de la journée réservée au bilan de fin de saison, le 8 octobre, mais selon ce qu’il a déclaré mardi, il avait des choses à faire après sa rencontre avec le directeur sportif Olivier Renard et a «oublié» que les médias l’attendaient au Centre Nutrilait.

Pendant un peu moins de six minutes - le temps qu’a duré sa mêlée de presse -, Piatti n’a pas dit grand-chose qui aurait pu rassurer les plus fidèles partisans de l’équipe quant à son avenir, même à court terme, avec l’Impact.

«Je suis ici parce que j’ai un contrat avec l’Impact, tout va bien. Aujourd’hui, c’est le premier entraînement, donc on va continuer», a-t-il déclaré aux journalistes qui l’entouraient, avant même que ceux-ci ne lui posent une première question.

Dans les quelques réponses qu’il a fournies, Piatti a rappelé que le monde du soccer en était un d’incertitude.

«Je ne peux pas parler pour le futur. Aujourd’hui, je suis ici, je suis content de retrouver tous les joueurs. (...) Tous les ans, on ne sait pas ce qui peut se passer. C’est vrai. Un autre joueur, Saphir (Taïder) par exemple, est ici aujourd’hui et demain un autre club peut arriver et payer pour un transfert. Maintenant, je suis ici et j’ai la tête ici. Je ne peux pas savoir ce qui va se passer demain ou après-demain.»

Situation familiale

Piatti s’est aussi attardé brièvement sur sa situation familiale en Argentine.

«J’ai une famille derrière moi. En juin et juillet, je devais prendre la décision pour placer ma fille à l’école ici, pour ma femme qui était enceinte. Je suis arrivé à octobre et je ne savais pas. Ma famille est là-bas. C’est une année difficile. J’ai un contrat ici et je suis ici.»

Des rumeurs ont d’ailleurs circulé dernièrement selon lesquelles Piatti voulait retourner dans son pays natal.

«En Argentine, tout le monde parle là-bas. En Argentine, c’est comme ça. Quand je suis arrivé ici en 2014, il fallait que je retourne à San Lorenzo en 2015. Tous les ans, on parle de ça. Comme je dis, j’ai un contrat ici à Montréal et c’est fini. Je pense à ici et on va travailler pour ça.»

Au moins, Piatti s’est fait plus rassurant quant à son état de santé, lui dont les blessures l’ont limité à 11 matchs du calendrier régulier, et seulement trois buts.

«Oui, oui, mon genou est à 100 %. Tout est bien au niveau de la santé.»

«Ç’a été difficile pour moi, a ajouté Piatti en revenant sur la saison 2019 et ses absences. J’ai continué, j’ai essayé de jouer, j’ai reçu deux infiltrations au genou et de mon côté, j’ai tout fait pour jouer. Parfois, j’ai joué avec beaucoup de douleurs, mais je voulais jouer. Je voulais aider beaucoup l’équipe. J’ai essayé jusqu’à la fin. Mon genou n’était pas bien. Maintenant, je me sens bien et on va continuer.»

Questionné au sujet des dispositions mentales et physiques de Piatti, l’entraîneur-chef Thierry Henry s’est également fait rassurant, même s’il est conscient de toutes les rumeurs qui peuvent circuler à son sujet.

«Je lui ai parlé. Mentalement, il est bien, physiquement, il est bien aussi. On a fait les tests, il était devant. J’entends pas mal de bruit par rapport à “Nacho” depuis mon arrivée, avant, et je pense qu’il y en aura toujours parce que c’est un joueur extraordinaire. On parlera toujours de lui, quoi qu’il arrive. Mais pour moi, il est là, bien présent, et c’est le plus important. On verra ce qui va se passer après mais pour l’instant, il est là.»

Henry sait aussi très bien toute l’importance d’un joueur de la trempe de Piatti pour une formation comme l’Impact.

«J’ai eu l’opportunité de jouer contre lui avant que je ne parte, il me semble, et vous savez très bien ce qu’il fait. Plus que moi. C’est un joueur qui peut marquer la différence. (...) On sait très bien que c’est un joueur à part, et pour le moment, il est là, il est venu avec de bonnes dispositions. Et c’est un joueur plus qu’important. Quand vous avez un joueur qui arrive à faire la différence, surtout dans cette ligue, c’est important.»