Le Franco-Ontarien, Paul Poirier, et sa partenaire Piper Gilles, ont remporté la médaille d’or aux Internationaux Patinage Canada samedi.

Paul Poirier goûte enfin à l’or

Paul Poirier et sa partenaire Piper Gilles attendaient ce moment depuis leurs premiers coups de patin ensemble en juillet 2011.

Le couple de danseurs a gagné une première médaille d’or sur le circuit Grand Prix de patinage artistique, samedi, aux Internationaux Patinage Canada tenus à Kelowna. Il a devancé notamment les médaillés de bronze aux derniers championnats du monde, les Américains Madison Hubbell et Zachary Donohue, qui étaient premiers après le programme rythmique.

« C’est beaucoup de joie en ce moment que nous ressentons... surtout beaucoup de soulagement de savoir que tout le travail rapporte finalement », a soutenu Poirier au bout du fil.

Il était presque minuit, samedi soir, quand le Franco-Ontarien de Cornwall a rappelé le journaliste du Droit.

« La journée a été longue (...) Ça me fait toujours plaisir que notre histoire soit racontée par les médias », a-t-il soutenu.

Une histoire de persévérance que celle de Gilles et lui, qui ont longtemps patiné dans l’ombre de Tessa Virtue et Scott Moir de même que Kaitlyn Weaver et Andrew Poje.

« C’est la neuvième saison que nous sommes ensemble. C’est sûr que nous aurions aimé gagner plus tôt », a reconnu Poirier.

« Mais le trajet de chaque athlète est différent des autres. Le nôtre est unique. Ce fut difficile d’être patient. Il y a plusieurs moments frustrants. On se demandait comment avancer, comment monter au classement. Mais cela nous a forcés à devenir meilleurs, à changer nos façons de s’entraîner, à innover, à se créer une identité, à se raffiner. »

Poirier rappelle le surnom dont ont hérité Piper Gilles et lui en coulisses sur la scène internationale. Celui de « sauteurs de falaises ».

« Parce que nous aimons courir de gros risques, de tenter des choses qui n’ont jamais été vues », a-t-il rappelé.

« Je pense que le timing est maintenant parfait pour nous avec la retraite de plusieurs couples. Gagner nous donne aussi beaucoup confiance. Ça passe aussi le message aux juges que nous sommes prêts pour gagner d’autres médailles. »

Poirier, qui fêtera ses 28 ans sous peu, aimerait bien finir premier avec Gilles maintenant à leur prochain arrêt sur le circuit Grand Prix. Le duo représentera le Canada au Trophée Rostelecom, à Moscou, en Russie, du 15 au 17 novembre.

La paire aura aussi dans sa mire un premier titre national en janvier à Mississauga, en Ontario.

« C’est difficile de savoir ce qui va se passer pour le reste de la saison. Nous aimerions tout gagner. C’est sûr que nous voulons être sur le podium aux championnats du monde. »

Ces championnats du monde auront lieu en sol canadien du 16 au 22 mars. Plus précisément au centre Bell à Montréal, à moins de 90 minutes de route du patelin de Paul Poirier, dans l’Est ontarien.