Le centre Pier-Olivier Racine poursuivra sa carrière à Farleigh Dickinson University dans la NCAA.

Pas de géant pour Racine vers la NCAA

Un nouveau nom s’ajoute à la courte liste de joueurs de basket-ball masculin de l’Outaouais à faire le saut dans la NCAA.

Le centre Pier-Olivier Racine poursuivra sa carrière chez les Knights de Fairleigh Dickinson University (FDU) dès l’automne prochain à Hackensack, au New Jersey. Cette formation de première division a participé au March Madness le printemps dernier, s’inclinant contre Gonzaga au premier tour.

« J’arrive là-bas et je n’aurai rien à payer », explique l’ancienne vedette du Phénix de Nicolas-Gatineau, qui dispute en ce moment sa troisième et dernière saison avec les puissants Cheetahs du Collège Vanvier, à Montréal.

Ce dernier profitera d’une bourse d’études dont la valeur est estimée à 300 000 $ sur une période de quatre ans.

« On va payer mes frais de scolarité, mon logement et ma bouffe. C’est gros. Il y a plusieurs cafétérias sur le campus. On me remet une carte que j’ai juste à présenter pour payer mes repas. »

Et Racine ne sera pas nourri en sandwich au baloney. Ou en biscuits soda.

« Non... Je mange en masse », avoue en riant le colosse de 6’8’’ et 225 livres.

L’étudiant-athlète âgé de 20 ans était de bonne humeur en ce lundi. La raison principale ? Aucun cours ne se trouvait à son horaire. Ça commence bien une semaine.

Ajoutez à cela que ça va drôlement bien, sur le bois franc, depuis le début de la saison de basket.

Ses coéquipiers et lui n’ont perdu qu’une seule de leurs 17 parties du calendrier régulier dans le circuit québécois. Ils sont aussi classés premiers au pays.

« L’an passé, nous avons été invaincus en saison régulière, mais nous avons perdu en demi-finale aux championnats canadiens, a souligné Racine. Je ne te cacherai pas que c’est notre but d’y retourner et de gagner, cette fois-ci. »

Le nom du Gatinois se retrouve parmi les meneurs dans les statistiques de la ligue provinciale. Il arrive deuxième avec 25 blocs en 17 parties puis premier avec un pourcentage de réussite de ,680 pour ses lancers.

Racine a aussi récolté en moyenne 7,6 rebonds par match.

Tout ça ne devrait pas surprendre. Il était un joueur sollicité à sa sortie de l’école secondaire. Il a remporté le titre de joueur le plus utile du RSEQ en première division à deux reprises. D’abord chez les cadets, puis chez les juvéniles.

On l’a aussi retrouvé au sein des équipes provinciales de Basketball Québec.

Racine a opté pour les Cheetahs dans les rangs collégiaux avec une idée bien arrêtée en tête.

« Je suis venu ici pour étudier en anglais. Mon anglais n’était pas super bon quand je suis arrivé. Maintenant, je peux me débrouiller. »

De plus, les Cheetahs avaient bonne réputation auprès des programmes universitaires américains. Plusieurs de ses anciens joueurs ont été recrutés au sud de la frontière.

L’entraîneur-chef Andrew Hertzog possède de bons contacts.

« Ça fait 30 ans qu’il coache. Quand une équipe gagne souvent, ça ne fait pas de mal à la visibilité des joueurs. »

Pier-Olivier Racine succédera aux Jean-Philippe Morin, Étoile Imama, Olivier Hanlan et Kevin Zabo, tous des joueurs gatinois qui ont goûté au basket masculin de la NCAA en première division au fil des 15 dernières années.

Morin a vécu l’aventure pendant quelques mois chez les Blue Devils de Central Connecticut State. Imama et Hanlan ont porté les couleurs d’Old Dominion et Boston College tandis que Zabo a complété sa carrière universitaire américaine au March Madness avec les Golden Flashes de Kent State en 2017.

« Quand j’ai fait ma visite, les dirigeants des Knights m’ont montré une vidéo de leur participation au March Madness. J’ai pu voir l’expérience que je pourrais peut-être vivre un jour. Ça serait quelque chose d’extraordinaire. »