La formation canadienne de volley-ball masculin a repris les entraînements collectifs lundi à son domicile du centre sportif de Gatineau. Le vétéran Nicholas Hoag était tout sourire après la première séance.
La formation canadienne de volley-ball masculin a repris les entraînements collectifs lundi à son domicile du centre sportif de Gatineau. Le vétéran Nicholas Hoag était tout sourire après la première séance.

Pas de bedaine pour l'équipe canadienne de volley-ball

Portant sac à dos et chandail à manches courtes aux couleurs du Canada, Nicholas Hoag affichait un large sourire à sa sortie du centre sportif de Gatineau.

Certains de ses coéquipiers de l’équipe nationale de volley-ball masculin et lui ont pu participer à une première séance d’entraînement, lundi matin, depuis le début du confinement. «Ça fait du bien de s’entraîner à nouveau», avoue Hoag, le seul joueur québécois de la formation olympique dirigée par son père Glenn.

«Ça fait trois mois que les joueurs n’ont pas vraiment touché au ballon, souligne pour sa part l’entraîneur adjoint et ancienne vedette d’Équipe Canada, Gino Brousseau.

«Mais il faut faire attention, note-t-il. On ne veut pas briser les joueurs. On ne veut pas les blesser. C’est une reprise progressive. Il n’y a pas de compétitions. On les remet en forme en ce moment.»

Volleyball Canada a annoncé le retour au jeu de ses joueurs, la semaine dernière. Le centre sportif de Gatineau, qui loge l’équipe nationale depuis une décennie, demeure toutefois fermé au grand public.

L’accent sera mis sur les gestes techniques lors de la première des trois semaines du camp d’entraînement de la formation canadienne, qui participera aux Jeux olympiques à l’été 2021, à Tokyo. Les deux semaines suivantes serviront à apprivoiser à nouveau les concepts tactiques.

«Nous voulons préparer les joueurs en vue de leur saison pro. La majorité des gars partiront vers le début du mois d’août pour retrouver leurs équipes respectives», rappelle Brousseau.

La bonne nouvelle?

Aucun des premiers joueurs à se rapporter à la formation nationale ne portait une petite bedaine en raison de la longue période d’inactivité.

«Un suivi a été fait depuis le début du confinement par notre préparateur physique. Les athlètes ont respecté les règles. Il n’y a pas eu de surprises. Tout le monde est sensiblement en bonne forme physique», assure Gino Brousseau.

Et les premières touches en gymnase lundi, étaient comment?

«On sentait les joueurs un peu rouillés. Les premiers contacts semblaient un peu bizarres. Mais ça se replaçait après une dizaine de contacts», indique Brousseau.

Des courbatures seront au menu dans les prochains jours pour plusieurs de ces joueurs.

«C’est sûr. Mais ce sera un bon mal à avoir», lance le passeur albertain Brett Walsh, qui fait carrière dans les rangs pros en Belgique.

Nicholas Hoag, lui, risque d’être un peu moins mal en point. Il avait pu participer à des entraînements individuels, il y a deux semaines.


« C’était un peu bizarre au début. On veut revoir les gars. On est tous des frères. Tu as envie de leur donner un câlin. Mais tu dois respecter les règles. »
Nicholas Hoag

On lui avait ouvert les portes du centre sportif de Gatineau. Il était le seul joueur de la formation à se trouver dans la région. Sa copine et ancienne joueuse de volley-ball universitaire habite de l’autre côté de la rivière des Outaouais, à Ottawa.

«J’avais de la misère à marcher les premiers jours après les entraînements», confie-t-il.

Échanger des touches enfin avec des coéquipiers ne l’inquiète pas en cette ère de la COVID-19. «Les ballons sont désinfectés après chaque entraînement», souligne Hoag.

Puis des règles de distanciation sont en place lors de certains exercices.

«C’était un peu bizarre au début. On veut revoir les gars. On est tous des frères. Tu as envie de leur donner un câlin. Mais tu dois respecter les règles», mentionne Hoag du haut de ses six pieds et sept pouces.

Volleyball Canada s’attend à revoir tous ses joueurs, sauf deux, d’ici le début de la semaine prochaine. Son entraîneur-chef Glenn Hoag rejoindra le groupe lors du week-end après avoir complété une excursion de pêche dans le nord du Québec.

L’équipe canadienne a obtenu son billet olympique en janvier dernier après avoir remporté le tournoi de qualification de la NORCECA, à Vancouver. Les Jeux, qui devaient se dérouler à la fin juillet, ont été reportés à l’été 2021 en raison de la pandémie.

Nicholas Hoag croit que la pause forcée pourrait favoriser le Canada, classé en ce moment 10e au monde, par rapport aux autres puissances. «Nous avons un groupe assez jeune et en forme, dit-il.

«Je pense à un pays comme l’Italie qui a des joueurs âgés de 35 et 36 ans. Un an de plus peut peser beaucoup sur le corps. De notre côté, nous allons profiter de l’année additionnelle pour peaufiner des petites choses qui font défaut. Nous avons aussi tenu plusieurs appels via Zoom pour garder l’équipe bien soudée. Tout pour améliorer nos chances d’aller chercher une médaille à Tokyo.»