Pamphinette Buisa a découvert le rugby durant ses années passées à l’école secondaire Philemon-Wright.

Pamphinette se rapproche des JO

Pamphinette Buisa file un bonheur presque parfait. Après deux ans d’attente, la jeune gatinoise de 21 ans fera enfin ses débuts avec l’équipe nationale canadienne de rugby à 7, ce week-end. Elle vivra ce moment dans sa province d’adoption, la Colombie-Britannique, dans un des tournois annuels les plus prestigieux.

Seule ombre au tableau : on a confirmé qu’elle s’était taillé une place au sein de l’équipe au début de la semaine. Ses parents, qui sont aussi ses plus grands fans, ne pourront pas se déplacer pour l’encourager en personne.

« Si mon père avait pu se libérer, il aurait grimpé dans le premier avion pour venir m’encourager, raconte l’athlète, au bout du fil. Je leur ai dit que ce n’est pas la fin du monde. Ils sont bien branchés. Ils vont être capables de me suivre sur Internet, grâce à retransmission des matches du réseau CBC. »

« Mes parents sont vraiment excités. Quand j’ai parlé avec mon père, il m’a rappelé que j’attends ce moment depuis très longtemps. Il m’a dit que tout arrive pour quelque chose. Il m’a dit de ne pas oublier de m’amuser », enchaîne-t-elle.

Pamphile Buisa s’est installé au Canada il y a une bonne vingtaine d’années. Sans être de grands athlètes, sa conjointe Jeannette et lui ont encouragé leurs enfants à adopter un style de vie actif.

Pamphinette, l’aînée, a découvert le rugby durant ses années passées à l’école secondaire Philemon-Wright. Un passage couronné de succès au Collège Héritage lui a ouvert les portes du Sport interuniversitaire canadien. Elle a complété son stage chez les Vikes de Victoria en remportant un championnat national, l’an dernier.

Elle vit toujours sur la côte ouest, afin de participer aux activités de l’équipe nationale.

Elle a déjà eu l’occasion de porter l’uniforme rouge et blanc à quelques occasions. Elle a notamment visité la Chine à l’occasion des Jeux olympiques de la jeunesse, en 2014.

Dans les derniers mois, l’équipe nationale senior a fait appel à ses services à quelques occasions. Elle a servi de police d’assurance à quelques reprises, en cas de blessure. Elle n’a jamais foulé le terrain.

Le mois dernier, elle a vécu à l’extérieur du village des athlètes lors des Jeux du Commonwealth qui se déroulaient à Gold Coast, en Australie. Elle a su apprécier son voyage, même si elle a été contrainte de s’entraîner en solo avec le préparateur physique canadien.

« Je ne sais pas trop quel rôle me sera confié ce week-end », dit-elle, fébrile.

« Je sais que nous allons d’abord affronter les Australiennes. Nous allons ensuite affronter l’Espagne et l’Irlande. Dans ces trois matches, je veux surtout miser sur l’aspect physique. Je suis une joueuse assez grande et assez forte. Je dois être agressive. »

Pour elle, comme pour ses coéquipières, il s’agit d’une audition en vue des prochains Jeux olympiques d’été, qui auront lieu au Japon, dans deux ans.

Il ne sera pas simple de percer la formation. Plusieurs membres de l’équipe canadienne qui a remporté la médaille de bronze à Rio, en 2016, souhaitent faire partie de l’aventure.

Ce sera notamment le cas d’une autre ancienne de Philemon-Wright, Natasha Watcham-Roy. « Nous sommes de bonnes amies, soutient Pamphinette. En fait, toutes les joueuses d’expérience de l’équipe m’aident énormément. »