Avec une fiche de 148 (+6), Tiger Woods n’a pas pu se qualifier pour l’Omnium britannique. Le joueur vedette a salué la foule au 18e trou.

Omnium britannique: la fin pour Woods et McIlroy

PORTRUSH — Tiger Woods, couronné au Masters en avril pour la 15e fois de sa carrière en Grand Chelem, après onze ans de disette, a été éliminé à l’Omnium britannique en compagnie notamment du Nord-Irlandais Rory McIlroy qui, en dépit de sept oiselets, vendredi au deuxième tour, a raté d’un coup le coupe par la faute d’un boguey concédé au 13e trou.

Après le deuxième tour, l’Américain JB Holmes et l’Irlandais Shane Lowry sont en tête de cette ultime levée du Grand Chelem de l’année, avec un coup d’avance sur les Anglais Tommy Fleetwood et Lee Westwood.

Holmes, âgé de 37 ans et dont le meilleur résultat à l’Omnium britannique était une troisième place en 2016, a rendu une carte de 68 après un 66 initial pour un total de 134, soit 8 sous le par. Il a été rejoint par Lowry, 32 ans et 9e au British en 2014, qui a rendu un 67 comme jeudi.

L’Américain Brooks Koepka, numéro un mondial et déjà vainqueur de quatre tournois majeurs, est en embuscade à -5 (137), en compagnie de son compatriote Jordan Spieth, trois tournois majeurs au palmarès, dont un British en 2017.

«Frustrant»

Quant à Tiger Woods, 37 ans, après un 78 la veille, il a ramené un bon 70, pour un total de 148 (+6), insuffisant pour passer la coupe fixée à +1.

«C’est avant tout frustrant parce que c’est un majeur et j’adore jouer ces compétitions. J’aime l’atmosphère et le stress lié à un majeur. Malheureusement, je n’ai eu qu’une chance d’en gagner un, et je l’ai fait», a réagi le «Tigre», 21e à l’US Open et également éliminé au Championnat de la PGA.

Avec un total de 148, après un premier tour catastrophique (78, +7), Tiger Woods, triple vainqueur de l’Open en 2000, 2005 et 2006, a souligné avec humour qu’il ne pouvait plus «jouer aussi bien à 43 ans qu’à 23».

«C’est la chose la plus difficile à accepter quand on devient plus vieux. Les choses deviennent différentes, mais j’aurai encore ma chance. Et si jamais elle se présente, je gagnerai encore», a ajouté le champion américain en annonçant qu’il allait prendre du repos.

«Je veux rentrer à la maison. J’ai eu un long voyage en Thaïlande [en vacances] avant de me préparer pour cet événement. Il y a eu beaucoup de changements d’hôtels, beaucoup de trajets par avion...», a-t-il dit en révélant avoir ressenti une douleur dans le dos, jeudi. Ce qui l’avait alors conduit à modifier son swing.

McIlroy magnifique

Tiger Woods avait été opéré à quatre reprises du dos en avril 2017 et avait alors sombré à la 1100e place du classement mondial. Il est actuellement 5e joueur mondial.

Rory McIlroy, couronné «roi» du British en 2014, s’est battu avec rage et a failli réussir dans sa tentative de rester encore en course ce week-end. Avec sept oiselets, dont trois d’affilée entre les trous 10 et 12, il était bien placé pour faire la coupe, mais un boguey au 13e l’a éliminé pour un coup (+2).

«J’ai fait de mon mieux et, si cela ne devait pas être suffisant, je dormirai tranquillement dimanche soir», a commenté le Nord-Irlandais, auteur d’un premier tour cauchemardesque (quadruple boguey au 1er trou, un triple au dernier).

L’Italien Francesco Molinari, tenant du titre, a sauvé de peu sa place avec un total de 143 (+1).

Outre Woods et McIlroy, un nombre impressionnant d’anciens vainqueurs de l’Open ou des autres étapes du Grand Chelem ont mordu la poussière : Keegan Bradley, Jason Day, Zach Johnson, Gary Woodland, couronné au dernier US Open, Phil Mickelson, et les Irlandais Darren Clark et Padraig Harrington, notamment.