Al Iaquinta a trois passions dans la vie : se battre, les Islanders de New York et l’immobilier. Le combattant de l’UFC vend aussi des maisons.

Mousser l’UFC et la vente de... maisons

Il y avait le Spartan dans la salle. Avant lui, le Cowboy a défilé sur la scène. Même chose pour Raging Al.

L’UFC a tenu mercredi sa traditionnelle séance d’entraînement public qui précède de quelques jours son gala. Dans ce cas-ci, ça se passait au mythique Barrymore’s.

Cette vieille salle de spectacle de la rue Bank à Ottawa, qui a déjà accueilli dans le passé les Tina Turner, Bono et U2 avant qu’ils empilent les millions de dollars. Cette fois-ci, ça ne chantait pas dans la place.

Ça criait. Il y avait des bruits aussi de coups de pied et de coups de poing.

Les dirigeants de la puissante organisation d’arts martiaux mixtes ont présenté les quatre têtes d’affiche de son gala prévu samedi au Centre Canadian Tire. Sans surprise, le « Cowboy » Donald Cerrone et son adversaire « Raging Al » Iaquinta ont surtout retenu l’attention des quelque 200 curieux sur place, laissant dans l’ombre notamment le « Spartan » Elias Theodorou.

Le premier a parlé de tout sauf vraiment de son prochain combat. Il a été question notamment de bière.

« J’en bois encore, mais moins qu’auparavant », a-t-il dit au sujet de sa préparation en vue de la finale chez les poids légers.

Reconnu pour son franc-parler, Cerrone a évité d’écorcher Iaquanta. Il l’a même vanté.

« Nous avons passé du temps ensemble le mois dernier lors de ma visite ici. On faisait des entrevues côte à côte », a-t-il rappelé.

Iaquinta a aussi évité les déclarations incendiaires en prenant la parole devant les amateurs et les médias. Il s’est plutôt contenté de les animer.

À un certain moment, le numéro quatre des poids légers de l’UFC s’est donné une série de claques au visage. Sa façon de montrer qu’il est prêt pour son affrontement contre l’un des athlètes les plus populaires de ce sport en Cerrone.

Quelques secondes auparavant, un partisan lui a souhaité bonne fête. C’était son 32e anniversaire de naissance la veille.

« Quelle semaine intéressante, non ? Ma fête. Ma famille et mes amis qui vont descendre pour venir m’encourager. Et puis une bagarre à coups de poing qui s’en vient », a lancé Iaquinta, qui habite à Seaford, dans l’État de New York.

On a vite compris qu’il a deux autres passions à part tapocher un adversaire dans l’octogone. Il est un mordu des Islanders de New York, qui se retrouvent en demi-finale de conférence des éliminatoires de la LNH. Son équipe favorite tirait de l’arrière 2-0 avant le troisième match de la série, mercredi soir, en Caroline du Nord.

« Les Islanders vont revenir de l’arrière, c’est sûr ! Ce n’est qu’un mauvais départ », a-t-il juré à une personne dans la foule.

L’animateur de la séance d’entraînement l’a amené ensuite à jaser de son deuxième emploi. « Raging Al » est agent immobilier. Un travail qu’il a commencé à pratiquer en 2015 lors d’une dispute contractuelle avec l’UFC.

Un métier qu’il exerce encore. À preuve, sa vente la plus récente remonte à mars. Une maison de quatre chambres à coucher à Lake Grove qui a trouvé preneur pour 372 500 $ US.

Iaquinta a blagué qu’il gardait un œil ces jours-ci sur le marché immobilier d’Ottawa.

« Je suis toujours prêt à sauter sur une opportunité, peu importe où ! Si tu cherches à acheter, vendre ou louer, tu sais où me joindre. Clients sérieux seulement », a-t-il lancé en donnant l’adresse de son site web à la foule qui raffolait de l’interaction.

S’il bat Cerrone samedi, il pourra peut-être remiser son veston de vendeur de maisons.

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Barriault et son fidèle bidon d’eau

Marc-André Barriault ne passait pas inaperçu dans la salle qui accueillait l’entraînement public de l’UFC. Il s’est pointé avec une casquette aux couleurs de son nouvel employeur bien vissé sur la tête.

Et surtout, le combattant originaire de Gatineau tenait un bidon de quatre litres d’eau duquel il prenait une gorgée de temps en temps !

« Je bois environ huit litres d’eau par jour. Ça me permet de préparer mon corps à la déshydratation qui s’en vient », a-t-il expliqué au sujet de la limite de poids à respecter chez les 185 livres. La pesée officielle est prévue vendredi matin. Barriault effectuera ses débuts tant attendus dans un octogone de l’UFC ce week-end contre l’Américain Andrew Sanchez. La recrue ne faisait pas partie des quatre combattants du gala que les organisateurs avaient invité à s’entraîner devant le public, mercredi soir, au Barrymore’s.

Le double champion de TKO y était en tant que simple spectateur. Il était flanqué d’amis, dont le promoteur québécois Stéphane Patry.

« Je veux surtout plonger dans ce qui va m’attendre plus tard. Car je ne le cacherai pas. Ce que je veux, c’est une place de choix comme ça. Je veux faire partie des combats principaux. Avoir de l’attention comme ça, a-t-il expliqué.

«Je veux m’imprégner de l’atmosphère ici, de vivre mon premier Figh Week à 100 %.»

Barriault s’est senti bien accueilli depuis deux jours par les vétérans de l’UFC, qui meubleront la carte du gala d’Ottawa.

«J’ai eu la chance de serrer la main de combattants que je vois habituellement à la télé, dont Cowboy Cerrone. Je me suis rendu compte que ce sont des humains comme les autres. Ils sont très généreux et très gentils. Mais ce sont aussi des animaux dans la cage. C’est excitant de voir ça.

— Tu es une bête toi aussi dans l’octogone, non ?

— Exactement, a-t-il répondu. Je vois que je suis fait pour être dans ce milieu. Je ressemble à ces combattants.»