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Michael Woods estime qu’il commence à atteindre son potentiel, lui qui s’est tourné vers le cyclisme sur le tard au début de la vingtaine.
Michael Woods estime qu’il commence à atteindre son potentiel, lui qui s’est tourné vers le cyclisme sur le tard au début de la vingtaine.

Michael Woods se repose à Chelsea en attendant 2021 [VIDÉO]

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Sa quarantaine est terminée. Michael Woods peut profiter à nouveau de son terrain de jeu dans le parc de la Gatineau.

Le cycliste du WorldTour passe Noël dans son patelin après une longue saison à la fois fructueuse, mais aussi éprouvante en Europe. Sa conjointe et lui ont pu remettre les pieds dans leur maison de Chelsea.

«Nous sommes ici jusqu’au 29 décembre. Ça fait du bien de revenir à la maison. Ça faisait un an que nous étions partis. C’est tellement un beau coin du monde. Les gens ne réalisent pas à quel point la région est choyée.»

Woods, qui a gagné une étape de la Vuelta pour la deuxième fois de sa carrière en octobre, n’a pas amené de vélos de compétition avec lui. Il a opté pour le fat bike qui se trouvait déjà dans la demeure du couple.

Ça lui permet de se changer les idées avant le début d’une nouvelle saison qui sera marquée par le changement et des attentes élevées.

Woods passe chez Israel Start-Up Nation dès le 1er janvier. Ses nouveaux maillots ont été livrés dans les derniers jours à sa base d’entraînement à Gérone, en Espagne.

«Je n’ai pas le droit de revêtir les nouvelles couleurs avant le début de la nouvelle année car je suis toujours son contrat avec EF Pro Cycling», explique le cycliste âgé de 34 ans.

«Ça sera bizarre de porter l’uniforme d’une équipe différente. Ça fait cinq ans que je roulais pour cette formation. Je ne suis pas habitué à ça.»

Woods était demeuré loyal à EF Pro Cycling au sein de laquelle il est devenu un des meilleurs puncheurs au monde. Troisième aux Mondiaux de 2018, il a déjà pris le deuxième rang à Liège-Bastogne et Milano-Torino en plus de terminer septième au classement général du Tour d’Espagne en 2017.

Michael Woods

Ajoutez à cela une septième place à une étape du Tour de France en 2019.

«Ce n’est pas seulement changer de maillot qui m’attend, mais aussi d’équipement. Ce ne seront pas les mêmes marques de vélo, de pédales et de selle. Les roues et les pneus seront aussi différents.»

Nerveux Michael Woods face à ces changements ?

On connaît des athlètes qui s’inquiétaient déjà à l’idée de changer de simples lacets dans leurs patins.

«Moi, je suis excité par tout ça. Je carbure aux défis. En fin de compte, un bon cycliste demeure un bon cycliste.»

Et Woods estime qu’il commence à atteindre son potentiel, lui qui s’est pointé dans ce sport sur le tard au début de la vingtaine. Il a moins de millage dans le corps que ses adversaires du même âge que lui.

«Je suis heureux de la façon dont j’ai complété ma saison. J’ai bien rebondi de cette fracture au fémur subie en mars. Il ne me manquait peu pour à la fin pour gagner un Monument.»

Sa plus grande déception ? Avoir été laissé de côté par EF Pro Cycling en vue du Tour de France en 2020.

Initialement, on lui avait dit qu’il prendrait le départ. «On m’avait choisi quand je suis revenu de ma blessure. Mais l’équipe a finalement jugé que je n’étais pas prêt, que j’avais plus de temps pour retrouver la forme», relate-t-il.

«Je n’avais pas le choix de respecter leur décision. L’équipe a toujours cru en moi. Mais cette non-sélection m’a déçu. Et je crois que j’ai prouvé que l’équipe s’est trompée en gagnant une étape de la Tirreno-Adriatico qui se déroulait en même que le Tour.»

Sans surprise, le Tour de France se trouve dans sa mire la saison prochaine.

«Gagner une étape. J’en suis capable. Et je veux gagner un Monument», affirme Woods. «Mon objectif le plus important, c’est de gagner aux Jeux olympiques à Tokyo», ajoute-t-il du même souffle.

Woods est une des principales acquisitions d’Israel Start-Up Nation en compagnie du quadruple champion du Tour de France, Chris Froome, de même que Patrick Bevin, Daryl Impey et Carl Fredrik Hagen.

Israel Start-Up Nation a déjà annoncé son alignement en vue de la première course de la saison à la fin janvier à San Juan, en Argentine. Woods n’y figure pas.

«Puisque ma saison a pris fin s’y tard, nous avons décidé d’attendre à février ou mars avant de commencer la compétition.»

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PARLER FÉMUR ET VIS AVEC FROOME

Michael Woods a passé beaucoup de temps au téléphone avec son nouveau coéquipier Chris Froome dans les dernières semaines. À jaser de la prochaine saison ensemble en bleu, mais aussi de leur jambe droite respective.

Les deux cyclistes se remettent de fracture au fémur.

Chris Froome

Froome, lui, s’était planté dans un mur lors d’un entraînement en juin 2019 en vue du Critérium du Dauphiné. Quant à Woods, il a dû être opéré après une grave chute lors de la cinquième étape de Paris-Nice en mars.

«Je lui ai parlé récemment au sujet du retrait de quatre vis dans ma jambe. J’ai subi cette intervention juste avant mon départ vers le Canada. Je voulais savoir comment le tout s’était déroulé pour lui», relate Woods.

Ce dernier a décidé de ne pas faire retirer immédiatement la tige en titane qui avait été insérée contre son fémur au printemps. «Je vais attendre à ma retraite avant de subir cette chirurgie. La période de rétablissement nécessite un peu plus de temps que pour le retrait des vis», explique-t-il. «Plusieurs gens qui ont cette tige vont la conserver. Mais on me dit que ça pourrait me causer des problèmes si je dois subir un remplacement de la hanche plus tard.»

Oui, Woods sait déjà qu’une autre opération l’attend probablement quand il approchera la cinquantaine.

«Je marche déjà comme un p’tit vieux ! Je pense que ce sera inévitable pour la hanche.»