Le cycliste de Gatineau, Michael Woods, porte les couleurs de la formation EF Education First depuis 2016.

Michael Woods prolonge son contrat avec EF Education First

Michael Woods peut maintenant rouler l’esprit en paix pour le reste de la saison et commencer à collectionner des victoires.

Le cycliste de Gatineau a accepté jeudi une prolongation de contrat avec EF Education First, la formation professionnelle dont il porte les couleurs depuis 2016. Les deux parties refusent toutefois de préciser la durée exacte du nouveau pacte.

« Nous nous limitons à dire que c’est pour plusieurs années », a répété vendredi une des porte-parole de l’équipe, Jessi Braverman.

Peu importe que ce soit deux, trois ou quatre saisons de plus, Woods s’avère « pas mal heureux » depuis quelques heures.

« Les coureurs peuvent être eux-mêmes au sein de cette équipe. Tu peux t’exprimer. Ça rend notre environnement de travail plaisant. C’est un groupe de gars intéressants sur le vélo, mais loin de la route aussi, a expliqué l’athlète âgé de 31 ans au site web d’EF Education First.

«Je pourrais continuer pendant longtemps de vanter à quel point cette formation est exceptionnel. Je suis très emballé de continuer d’en faire partie.»

Woods avait terminé troisième lors de deux étapes du Tour Down Under en Australie à ses débuts chez EF Education First, alors appelé Cannondale-Drapac en janvier 2016.

Mais c’est surtout l’an dernier qu’il a retenu l’attention du peloton international. Il n’était plus seulement connu comme le «Running Man». Comme l’ancien coureur de demi-fond qui s’était recyclé en cycliste.

Woods a terminé second à Liège-Bastogne-Liège au printemps. Il a enchaîné en gagnant une première étape d’un grand tour en carrière, triomphant à la Vuelta, en Espagne.

L’année 2018 a été couronnée par une médaille de bronze à l’épreuve sur route des championnats du monde en Autriche.

«Quand je me suis joint à l’équipe, j’ignorais quel genre de cycliste j’étais. J’ignorais mon potentiel, a soutenu Woods.

«Je suis chanceux d’avoir pu miser sur des directeurs sportifs et gérants qui croyaient à moi dès le départ.»

Un d’eux ? Juanma Garate qui travaille avec lui depuis trois ans et demi. Il lui a enseigné notamment comment se comporter dans un peloton du World Tour.

«Je lui répète la même chose depuis son premier mois avec nous, a soutenu l’ancien champion cycliste espagnol. Je lui dis qu’il ne connaît pas encore ses limites. Même nous, nous ignorons son plein potentiel. Il est comme un jeune cycliste, mais avec la maturité d’un homme de 31 ans.»

Jusqu’ici en 2019, Michael Woods a terminé troisième au classement général du Herald Sun Tour, gagnant la seconde étape de 127 km. Il espère prendre le départ du Tour de France pour une première fois en carrière en juillet.

Le mot final reviendra à ses patrons.

Tout indique par contre que cette fois-ci sera la bonne après sa déception d’être laissé de côté l’an dernier.

«J’ai commencé à comprendre ce qu’il faut pour gagner, a-t-il rappelé. Je veux gagner des courses majeures. Ça ne veut pas dire que je vais gagner chacune de mes prochaines courses.»

Woods met rapidement un bémol. «Il y aura encore des échecs en chemin, a-t-il dit.

«Sauf que maintenant, je suis plus constant. Et je suis conscient plus que jamais de ma condition physique. Je sais comment va réagir mon corps en course.»