La joueuse de tennis de Gatineau, Mélodie Collard, a eu le plaisir d’effectuer la mise au jeu protocolaire du match entre les Saguenéens de Chicoutimi et le Drakkar de Baie-Comeau vendredi, au Centre Georges-Vézina.

Mélodie Collard s’amène au Saguenay avec confiance

Après avoir connu une excellente saison en 2019, la Gatinoise Mélodie Collard s’amène avec une belle confiance au Challenger Banque Nationale de Saguenay. Le tournoi international de tennis féminin s’amorce d’ailleurs lundi avec la présentation des qualifications, au Club de tennis intérieur Saguenay (CTIS).

L’an passé, l’athlète de 16 ans avait participé une première fois au tournoi de Saguenay et son parcours avait pris fin au 2e tour des qualifications. « Mais c’était plus pour prendre de l’expérience », souligne-t-elle en entrevue. Cette fois-ci, elle espère faire beaucoup mieux. D’ailleurs, elle partira avec une longueur d’avance puisqu’elle a obtenu son laissez-passer pour le tableau principal. Et elle espère bien pouvoir en profiter pour se rendre le plus loin possible.

« Honnêtement, je vise à gagner le tournoi. J’ai pris de l’expérience l’an dernier et je crois en mes chances », assure celle qui sera en quête d’un premier titre chez les professionnelles.

Les amateurs de tennis de la région pourront découvrir davantage l’un des espoirs du tennis féminin avec la présence de la joueuse de Gatineau, Mélodie Collard. L’athlète de 16 ans, qui en sera à sa 2e présence au Challenger de Saguenay, a du sang de Bleuet puisque son père, Denis, natif de Chicoutimi, est fils de Marcel Collard.

Erre d’aller

La Gatinoise a passé bien du temps dans ses valises, au cours des derniers mois. En décembre dernier, elle a retenu l’attention en remportant la finale du Panama La Vieja Bowl pour ainsi mettre la main sur son premier titre en simple sur le circuit international junior ITF. Mais elle a pris son véritable envol en janvier, lorsqu’elle a pris part à la finale d’un tournoi de grade 1. Cette performance lui a permis de faire un bond prodigieux au classement junior, passant de la 447e place au 119e rang junior de l’ITF.

« Ça m’a aussi permis d’entrer dans des tournois plus prestigieux. Puis, ç’a continué à bien aller et j’ai gagné d’autres tournois qui m’ont amené à participer au volet junior de Roland-Garros et, plus récemment, au US Open junior », relate la longiligne athlète.

À Roland-Garros, elle a joué en double avec Leylah Annie Fernandez, qui est d’ailleurs la tête d’affiche du Challenger BN de Saguenay. Le duo canadien a perdu au deuxième tour contre celles qui allaient être couronnées championnes du tournoi à l’issue d’un match serré.

Dans les deux cas, ce fut une expérience riche en apprentissages. « (Le US Open), c’était vraiment gros. C’était l’fun de pouvoir jouer aussi près des professionnels, sur le même site qu’eux. J’ai fait la demi-finale en double, alors j’étais vraiment contente », ajoute celle qui avait conjugué ses efforts avec une joueuse de Hong Kong à Flushing Meadows.

En septembre dernier, elle a participé à la Fed Cup junior à Orlando, en Floride, où elle s’est inclinée en quart de finale contre la 14e joueuse au monde chez les juniors.

Devant les siens

Bleuette de par son père Denis Collard, un Chicoutimien d’origine, Mélodie est en plus très heureuse de pouvoir jouer devant les membres de sa famille. Pour elle, ce n’est vraiment pas une pression supplémentaire. « Toute ma famille va pouvoir venir me voir jouer. C’est rare qu’ils aient cette chance et je suis juste contente de jouer devant eux. C’est l’fun. Et j’aime ça le Saguenay et la région », conclut celle qui vient dans la région une ou deux fois par année pour voir la parenté.

Mentionnons que chez les Collard, le tennis est une passion familiale puisque l’aîné, Sébastien, a joué sur le circuit Challenger. Il a toutefois opté pour concilier sport et études puisqu’il a entrepris des études à l’Université de South Alabama où il pourra évoluer en première division de la NCAA.