Maxime Brinck-Croteau sait qu’il prendra sa retraite en 2020.

Maxime Brinck-Croteau entame les derniers mois de sa carrière

Maxime Brinck-Croteau sait qu’il prendra sa retraite en 2020. La seule incertitude pour l’épéiste gatinois? Quand exactement l’an prochain. Ça pourrait être en mars, en avril ou en août...

Compliqué, non? C’est que le sort olympique de l’athlète âgé de 33 ans se joue dans les cinq prochains mois. À commencer par ce week-end à la Coupe du monde de Berne en Suisse.

«C’est le sprint final. C’est là que ça va se décider, que ça passe ou ça casse», dit-il en attendant de prendre un vol en direction de l’Europe.

Brinck-Croteau doit être le meilleur épéiste canadien au classement international après la dernière étape de la Coupe du monde en mars à Buenos Aires, en Argentine. «Si ce n’est pas le cas, c’est fini et je prends ma retraite», lance-t-il.

Et s’il est le Canadien le plus mieux classé, un tournoi de qualification olympique l’attendra en avril.

«Pour me rendre aux Jeux, je devrai alors gagner cette compétition», explique-t-il.

S’il gagne, ce sera direction Tokyo en vue des Jeux à la fin de l’été. S’il perd, ce sera la retraite.

Brinck-Croteau aura six étapes de la Coupe du monde pour faire le plein de points et doubler le seul Canadien qui le devance au classement de la Fédération internationale d’escrime, Marc-Antoine Blais Bélanger.

«Il me dépasse de quelques points en ce moment», souligne-t-il.

Peu importe le dénouement, le produit du club du Masque de fer est serein en entamant les derniers mois de sa carrière avant de «peupler la maison» qu’il a achetée avec sa conjointe en 2018.

«J’ai tout donné pendant 23 ans. J’ai quand même déjà atteint l’objectif que je m’étais fixé lors de mon deuxième cours d’escrime avec Michel Dessureault à l’école Nicolas-Gatineau à l’époque», rappelle-t-il.

Brinck-Croteau a déjà participé aux Jeux en 2016. Il s’était incliné en prolongation au premier tour.

«Si je ne retourne pas aux Jeux une deuxième fois, je serai quand même extrêmement heureux de ce que j’ai fait.»

À 33 ans, l’athlète de l’Outaouais fait partie des participants les plus âgés sur le circuit de la Coupe du monde.

«Mais regarde la finale des Jeux en 2016. Tu avais un gars de 42 ans et un autre de 21 ans. Il y a encore de l’espoir pour les petits vieux comme moi, même si ça s’est rajeuni énormément ces dernières années!»