Les Gee Gees doivent une fière chandelle aux joueurs de leur unité défensive qui leur ont permis de remporter le Match Panda.

Match Panda: la défensive des Gee Gees se lève

La défensive gagne des championnats. Elle peut aussi se lever au moment opportun pour gagner des gros matches.

Surtout quand l’attaque tarde à se mettre en marche.

Les Gee Gees de l’Université d’Ottawa ont réussi à remporter le traditionnel Match Panda pour une deuxième année consécutive, samedi. Cette victoire de 32-10 n’aurait pas été possible sans leur unité défensive, qui a inscrit 16 gros points au troisième quart.

Mise en contexte. À la mi-temps de cette partie présentée à la Place TD, devant une foule record de 24 626 spectateurs, les Gee Gees étaient en mauvaise posture.

L’écart n’était pas énorme. Les Ravens de l’université Carleton menaient 10-1. Mais on se demandait sérieusement s’ils pouvaient renverser la vapeur. L’attaque ne faisait rien de bon.

Ils avaient besoin qu’un joueur se lève, rapidement, pour réussir un gros jeu.

Quand on a besoin de marquer des points, on ne pense pas aux gars de la ligne défensive.

Et pourtant...

Tramayne Stephens, un joueur de troisième année, a marqué le premier touché du match pour Ottawa en recouvrant un ballon échappé dans la zone des buts.

Le scénario s’est répété quelques minutes plus tard. Un autre joueur de troisième année, le Sherbrookois Francis Perron, a fait la même chose. Ou presque. Il a fallu qu’il franchisse une dizaine de verges au pas de course avant de traverser la ligne des buts avec le ballon.

« Je suis fier de mes gars. Ils ont travaillé jusqu’à la fin », claironnait le coordonnateur de la défensive d’Ottawa, Jean-Vincent Posy-Audette.

Les vétérans de la brigade défensive ont effectivement continué leur bon travail. L’ancien de Nicolas-Gatineau Kyle Rodger a stoppé les Ravens quand ils ont tenté leur chance, sur un troisième essai, alors qu’il restait six verges à parcourir.

Thomas Carrier, un autre Gatinois, a réussi une interception pour régler le cas, une fois pour toutes, des Ravens. Carrier dispute sa cinquième et dernière saison dans le football universitaire. « C’est du bonbon ! Ces gars-là ont travaillé tellement fort. Ils ont grandi dans notre système défensif. Ils ont grandi avec notre livre de jeux. Ils le comprennent bien. Ils comprennent les petits détails qui font la différence », croit Posy-Audette.

« Cette victoire, c’est le fun pour les gars de dernière année. J’en fais partie. Mais je suis heureux pour mes coéquipiers », commente pour sa part Carrier.

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Les Ravens en mauvaise posture

Les Ravens ont quitté la Place TD assez rapidement, après la partie. Ils vont essayer – même si ce sera difficile – d’oublier complètement le Match Panda 2019.

« Il nous reste deux matches à jouer. Nous avons, peut-être, une chance de revenir dans la course », a laissé tomber leur entraîneur-chef, Steve Sumarah.

« Pour pouvoir profiter de cette chance, il va nous falloir un gros effort, d’un bout à l’autre. »

Mine de rien, on est déjà dans le dernier droit de la saison régulière, dans le football universitaire canadien.

Avec ce revers dans le Match Panda, la fiche des Ravens est de 2-4.

En Ontario, les six meilleures équipes participent au tournoi éliminatoire. Pour en faire partie, il faudrait, idéalement, que les Ravens remportent leurs deux derniers matches.

Avec leur fiche de 4-2, les Gee Gees sont en bonne posture.

« La chose dont il faut se méfier, c’est le relâchement. On voit ça dans tous les sports, après une victoire émotive. Ça se voit au football, au hockey, au basket... Le Match Panda, c’est gros pour les jeunes », dit le coordonnateur défensif des Gee Gees, Jean-Vincent Posy-Audette.

« On va leur donner 24 heures de repos. Après, on va se regrouper et penser à Windsor. Si on échappe notre match contre Windsor, notre victoire de ce week-end ne voudra plus rien dire. »

On ne sait pas trop qui sera le quart-arrière partant des Gee Gees, contre les Lancers de Windsor. L’entraîneur-chef Jamie Barresi a procédé à un changement, durant le Match Panda. Le remplaçant, la recrue Matt Mahler, a connu plus de succès que le partant Ben Maracle. « Cette semaine, ils auront tous les deux la chance de travailler avec les partants à l’attaque », dit Barresi.