Marc-André Barriault se rendra en Corée du Sud, plus précisément à Dongnae-gu afin d’affronter un favori local, Jun Yong Park, le 21 décembre prochain.

Marc-André Barriault doit gagner

Un autre mois à l’entraînement attend Marc-André Barriault avant son prochain combat qui s’avère crucial pour son avenir chez l’UFC.

Le spécialiste des arts martiaux mixtes natif de Gatineau se rendra en Corée du Sud, plus précisément à Dongnae-gu afin d’affronter un favori local, Jun Yong Park, le 21 décembre prochain. Un affrontement chez les poids moyens qui se retrouvera sur la carte principale du gala mettant en vedette Brian Ortega (14-1) et le « Zombie coréen » Chan Sung Jung (15-5).

« Je dois sortir de là avec les bras en l’air. Je veux finir l’année avec une victoire. Je n’ai pas le choix », affirme Barriault (11-2), qui a encaissé deux revers à ses deux premières sorties de l’octogone de l’UFC en 2019.

Il y a d’abord eu cette défaite par décision unanime contre Andrew Sanchez à Ottawa en mai. Puis à la fin juillet, Krzysztof Jotko l’a battu par décision partagée à Edmonton.

« Je ne peux plus dire une autre fois que j’ai passé proche... Si je passe encore proche, ce sera peut-être ma dernière fois », lance Barriault au bout du fil.

Ce dernier est revenu au Québec la semaine passée après un séjour de deux mois à sillonner les États-Unis. Sa copine et lui ont acheté une roulotte afin de se lancer dans cette aventure combinant « expérience de vie » et « entraînement ».

« Avec nos trois gros pitous. On a roulé de bonnes journées pendant huit ou neuf heures, à voir du paysage », précise-t-il.

Tantôt, le couple s’est amusé en visitant un parc thématique du New Jersey. « Faire des montagnes russes », souligne Barriault.

L’itinéraire les a amenés à Milwaukee où le combattant québécois a pu s’entraîner à la Roufusport MMA Academy. Il y a eu des arrêts à Cleveland, Colorado de même qu’en Californie où il a pu échanger quelques coups avec Kelvin Gastelum.

« C’est un 185 livres comme moi. C’est un ancien aspirant numéro un qui a de bons instincts comme moi », relate Barriault.

Le reste du séjour s’est passé à Vegas, site de l’Institut de performance de l’UFC.

« Quand nous avons quitté le Québec en septembre, mon combat n’avait pas encore été annoncé. J’avais besoin de remettre tout à zéro. Nous voulions nous éloigner de notre quotidien. Quand tu reviens, tu t’es ennuyé de ton monde et tu es motivé à reprendre avec ta gang. »

« PowerBar » a entamé la deuxième partie de son camp d’entraînement cette semaine à Québec. Ça finira dans son patelin en Outaouais où il passera « quatre, cinq ou six jours » chez Arts Martiaux Patenaude en décembre.

Barriault a hâte à sa prochaine sortie dans l’octogone de l’UFC. Surtout que ça se passera loin de la maison.

« Quand je me suis battu au Canada, j’avais de la pression. Je m’en suis même mis plus sur moi. Je suis quand même content d’avoir vécu ça. C’est de l’expérience en banque », rappelle-t-il.

« Mais là, ce sera différent. Toute l’attention sera tournée sur mon adversaire coréen qui se battra à la maison. Je compte bien lui voler tout ça ! »

Tout comme lui, Jun Yong Park (10-3) s’avère un nouveau dans l’UFC. Surnommé « The Iron Turtle », il disputera un deuxième combat au sein de la puissante organisation, ayant perdu à ses débuts. Anthony « Fluffy » Hernandez l’avait vaincu par soumission au second round en août.

« C’est un gars qui aime échanger debout comme moi », affirme Marc-André Barriault au sujet de Park.

« Il possède une bonne boxe simple et efficace. Ce ne sera pas le genre de gars qui va se sauver comme les autres qui voulaient éviter ma force de frappe. Ce gars-ci est là pour se battre et ça sera tout un spectacle. »

Barriault retrouvera des visages familiers en Corée du Sud. Deux autres anciens produits de TKO au Québec, Charles Jourdain et Ciryl Gane, participeront au gala UFC Fight Night.

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Julien Leblanc

Julien Leblanc: quatorze mois à attendre pour son prochain combat dans l’octogone

Blessures et galas reportés ou annulés. Julien Leblanc veut tourner la page sur l’année 2019 où il n’a pu se battre dans l’octogone.

« J’ai déjà versé mes larmes », lance-t-il en riant. Le spécialiste des arts martiaux mixtes de Gatineau garde le moral même si son dernier combat remonte en septembre 2018.

On devait le voir en action au printemps dernier. Mais l’organisation avec laquelle il est sous contrat, TKO, a reporté ses galas.

En mai, une blessure à une épaule l’a tenu à l’écart de la soirée tenue à Gatineau.

Son nom se trouvait sur la carte de TKO 49 prévue initialement le 13 septembre, puis reportée au 9 octobre. Un événement qui a finalement été annulé, le promoteur soutenant être aux prises avec des problèmes de santé. « Ça va faire un an et demi que je ne me suis pas battu. C’est désolant. J’essaie de rester positif », souligne Leblanc, 27 ans, un bel espoir chez les poids moyens.

« J’ai encore une bonne fiche de 5-1. Je suis un combattant qui n’a pas subi de dommage dans le ring ou le gym. Je sais que je peux avancer. Mais plus j’avance, plus la fenêtre se rétrécit. C’est très important pour moi que ça débloque tôt en 2020. »

Son agent espère lui dénicher un combat à Washington à la mi-janvier. Son ami et champion du monde de lethwei, Dave Leduc, l’a mis aussi en contact avec la « One Championship », une organisation d’arts martiaux mixtes en Asie. Des approches ont été effectuées auprès de Bellator, la rivale de l’UFC.

« Nous avons mis plusieurs œufs dans plusieurs paniers. Je n’ai pas le choix. Je suis prêt à prendre un combat à la dernière minute. »