Le kayakiste ottavien, Maël Rivard, s’envolera pour la Pologne en juillet pour participer au championnats du monde juniors.

Maël Rivard ira pagayer en Pologne

Est-ce que la troisième fois sera la bonne pour Maël Rivard ?

Le kayakiste d’Ottawa le souhaite sûrement. Il participera aux championnats du monde juniors pour un troisième été de suite en juillet à Krakow, en Pologne.

Le jeune homme âgé de 19 ans en a obtenu la confirmation la semaine dernière lorsque Canoe Kayak Canada a nommé ses équipes nationales pour les épreuves en slalom en vue de la saison 2019. Sa présence n’était pas une surprise.

Rivard avait dominé les sélections une dizaine de jours auparavant à Oklahoma City.

«J’avais gagné les quatre courses», note-t-il.

Ce dernier a participé aux Mondiaux juniors en 2017 en Slovaquie puis en 2018 en Italie. Il y a deux ans, il a pris le 40e rang en K-1.

«Je n’avais pas super bien fait, mais ce fut une bonne expérience de pagayer à ce niveau.»

Rivard avait vite découvert que le peloton était relevé. Particulièrement avec la présence des pagayeurs européens.

«C’était un choc», précise-t-il.

«Mais là, je sais à quoi m’attendre», ajoute-t-il.

L’an dernier, le produit du club des Coureurs de la Rivière des Outaouais n’avait pu rallier le fil d’arrivée, se disloquant une épaule durant sa course individuelle. «J’étais fatigué. J’ai effectué une fausse manœuvre et mon épaule est juste sortie», relate-t-il.

«J’avais dû prendre six semaines pour me reposer et effectuer de la réhabilitation.»

L’épaule en question ne s’avère plus une source de tracas.

Rivard fixe même la barre haute pour cette dernière participation en carrière aux Mondiaux juniors. «J’aimerais ça me qualifier pour une finale... me retrouver sur le podium», dit-il.

La préparation ne sera pas laissée au hasard d’ici ce rendez-vous.

«Il me reste encore un bon mois d’entraînement ici à Ottawa. Je me servir de ça. Nous allons faire aussi deux ou trois courses en Europe avant les championnats.»

Plus précisément, des compétitions en Pologne et en Allemagne ont été ciblées.

«Ensuite, on va revenir en Pologne pour les championnats.»

Rivard pratique le kayak en eau vive depuis presque une décennie. Il a commencé à pagayer à l’âge de neuf ans.

Et ce n’était pas son idée.

«Mes parents me cherchaient un camp d’été. Ils ont vu un truc pour un camp de kayak. Je n’ai pas trop aimé ça au début. Mais vers la fin de ce camp, nous sommes allés sur les rapides.»

Ce fut alors le coup de foudre.

Au fil des ans, Maël Rivard a quand même tenté sa chance dans les épreuves de sprint en kayak.

«Je ne veux pas discréditer ce que les gens font, mais je ne trouvais pas ça assez excitant de juste aller en ligne droite.»

Il faut que ça brasse dans l’eau pour l’allumer. Ce qu’il aime aussi du kayak en eau vive ?

«La vitesse sur l’eau... la glisse. C’est similaire à ce qu’un skieur ressent en descendant une montagne. Chaque bassin amène ses défis, un peu comme chaque montagne au ski.»

Son terrain de jeu à Ottawa s’avère surtout le centre d’entraînement situé à la station de pompage des plaines LeBreton.

«C’est vraiment bien caché en dessous des arbres», avoue Rivard, qui ne sera pas le seul kayakiste de la région aux Mondiaux juniors.

Jean-Benoit Lemay fait aussi partie des athlètes sélectionnés. Un endroit que plusieurs personnes ignorent encore l’existence dans la région.