Elias Theodorou a plus d’une corde à son arc. Le combattant du UFC fait aussi de la publicité, est comédien dans des films et a également été ring boy.

L’UFC en mode séduction à Ottawa

L’UFC n’a pas eu à tordre le bras d’Elias Theodorou pour venir mousser la vente de billets de son prochain gala à Ottawa.

Ça faisait même l’affaire du volubile et très articulé combattant d’arts martiaux mixtes originaire de Toronto. D’abord parce qu’il sera une des vedettes de cette soirée, le 4 mai, au Centre Canadian Tire. Puis il pouvait en profiter pour renouer avec son partenaire d’entraînement, un espoir de Gatineau.

« Je viens d’aller m’entraîner avec Julien », a lancé Theodorou, mercredi matin, en s’arrêtant à la salle de rédaction du Droit. C’était la première de dix entrevues à son horaire.

Le Julien dont il parle, c’est Julien Leblanc qui fait carrière en ce moment dans l’organisation québécoise TKO.

« Nous sommes de bons amis. Ça fait deux ans qu’on s’entraîne ensemble. Il est gaucher. C’est bon pour moi. Ça sera mon 11e combat dans l’UFC et neuf de mes adversaires jusqu’ici se sont avérés des gauchers. »

L’athlète âgé de 30 ans, classé 14e chez les poids moyens, affrontera en demi-finale l’Américain Derek Brunson (18-7), qui occupe le huitième rang.

Theodorou (17-2) partage son temps entre son patelin de Toronto et Montréal. Dans la métropole québécoise, il peaufine sa technique au centre Tristar, domicile de GSP. C’est là qu’il a rencontré Leblanc.

C’est là aussi qu’il a fait la connaissance d’un autre produit gatinois, Marc-André Barriault, qui effectuera ses débuts dans un octogone de l’UFC lors du gala à Ottawa.

« Moi, j’en suis déjà à ma cinquième saison dans l’organisation. Le temps file », a-t-il avoué.

Elias Theodorou s’avère maintenant un des visages connus de ce sport pour diverses raisons. Toutes bonnes.

Les amateurs l’ont découvert quand il a gagné la compétition The Ultimate Fighter Nations : Canada vs Australia en avril 2014 à Québec. Il montre une fiche de 8-2, 2 K.-O. depuis son passage dans l’UFC.

Visiblement, Elias Theodorou aime se retrouver devant les caméras. Sa copine et lui ont participé à la téléréalité The Amazing Race Canada en 2015. On l’a vu dans des publicités à la télé.

« J’avais un contrat avec Pert Plus », a-t-il souligné en parlant de la marque à shampoing. En regardant sa longue chevelure, on comprend rapidement pourquoi on l’avait choisi pour mousser ces produits.

Et il n’est pas question de passer chez le barbier et adopter un look au crâne rasé comme le journaliste devant lui.

« Non, non. D’ailleurs, le contrat de mon prochain film stipule clairement que je dois me laisser pousser les cheveux », a-t-il souligné.

Oui, il n’est pas seulement athlète Elias Theodorou. Il est comédien. Ça sera son troisième long métrage. L’histoire romantique Red Door and Lemon Tree sera tournée cet été en Grèce, le pays natal de ses parents.

Quel autre chapeau porte-t-il ? Plusieurs. C’est ce qui le rend encore plus intrigant.

Theodorou est devenu ring boy l’an dernier, défilant avec les fameux cartons entre les rounds de combats d’arts martiaux mixtes pour femmes. Son but ? Briser de nouvelles barrières puisque ce rôle était jadis réservé aux femmes. « J’étais plus nerveux à faire ça la première fois que lorsque je dois me battre dans l’octogone », a-t-il souligné.

Puis il fait campagne en ce moment auprès de l’UFC et l’agence antidopage américaine. Il aimerait obtenir la permission d’utiliser à plein temps du cannabis médicinal afin d’alléger une maladie des nerfs qui lui cause de la douleur aux mains, poignets et coudes.

En ce moment, Theodorou doit cesser d’en consommer quelques semaines avant ses combats.

Reste à voir s’il obtiendra l’exemption à temps avant sa prochaine présence dans l’octogone dans moins de deux mois.

Deux heures après l’entrevue, ses patrons annonçaient les derniers détails de la carte du 4 mai prévue à Ottawa. La finale opposera deux des meilleurs poids légers de l’UFC, Al Iaquinta (14-4-1) et le « Cowboy » Donald Cerrone (35-11) qui sont classés respectivement quatrième et neuvième.

Au total, il y aura 11 combats. Les billets seront mis en vente dès vendredi à 10 h.