L'avenir du quart-arrière Bo Levi Mitchell est incertain avec les Stampeders de Calgary.

Les Stampeders savourent leur conquête de la coupe Grey

CALGARY — Lorsque la foule scandait «une année de plus» au quart-arrière des Stampeders de Calgary Bo Levi Mitchell, l’entraîneur-chef Dave Dickenson a ouvert la main vers le ciel, afin de stimuler les partisans.

«C’est bien de se sentir désiré», a reconnu Mitchell.

Les Stampeders ont célébré leur conquête de la coupe Grey mardi lors d’une parade qui a culminé devant l’hôtel de ville de Calgary. Les joueurs, Dickenson et le directeur général John Hufnagel étaient encore sur un nuage à la suite de leur victoire de 27-16 contre le Rouge et Noir d’Ottawa, dimanche, à Edmonton.

Mais tant ceux sur la scène avec le précieux trophée, que plusieurs des 6000 partisans qui s’étaient réunis devant l’hôtel de ville, étaient conscients que ce pourrait être la dernière fois qu’ils verront Mitchell vêtu d’un chandail rouge orné du cheval blanc au galop.

Le joueur âgé de 28 ans originaire de Katy, au Texas, a été nommé le joueur par excellence de la saison pour la deuxième fois de sa carrière, avant de savourer sa deuxième conquête de la Coupe Grey et son deuxième titre de joueur par excellence du match en quatre opportunités.

Mitchell deviendra joueur autonome sans compensation en février. La LCF et l’Association des joueurs doivent négocier une nouvelle convention collective pendant la saison morte, et en conséquence il n’est pas exclu que Mitchell tente de se joindre à une formation de la NFL.

«Il y a des pourparlers, a reconnu Mitchell. Pour ce qui est de la NFL, ça n’a pas d’importance que je participe à 20 ou cinq essais; on ne sait pas ce qui va se produire, peut-être que personne ne voudra de moi après m’être exécuté. Je vais essayer de nouvelles choses. Je vais voir ce qui se produira, mais je devrai discuter avec ‘Huf’ et Dave afin de voir ce que nous pouvons faire.

«Si je devais signer un contrat maintenant, ce serait à long terme. Avant de faire cela, je dois savoir. Je suis un athlète, je suis compétitif. J’ai grandi à Houston, au Texas, et je dois savoir. Si je reviens dans la LCF, je jouerai en rouge et blanc.»

Mitchell fait partie des quelques joueurs étoiles des Stampeders qui pourraient se retrouver libres comme l’air, en compagnie du plaqueur Alex Singleton et de l’ailier défensif Micah Johnson.

Le directeur général John Hufnagel devra réussir un tour de force pour être en mesure d’aligner un club qui sera en mesure de défendre son titre sur sa pelouse, au stade McMahon, en 2019. Mais, a-t-il admis, ce sera difficile de convaincre Mitchell de rester.

«Je ne sais pas, a reconnu Hufnagel. Il a émis des commentaires dans les journaux qui me portent à croire que sa décision est hors de mon contrôle, mais de toute évidence je vais discuter avec Bo et son agent afin de m’assurer qu’il sache que nous voulons qu’il revienne.

«J’ai rencontré les joueurs ce matin. Ce sera peut-être un peu différent des dernières saisons. Nous devrons conclure des ententes avec des joueurs, et j’espère que nous serons en mesure bâtir une bonne équipe, qui puisse gagner.»

Les Stampeders ont gagné trois coupes Grey en six présences sous l’égide de Hufnagel, le directeur général de l’équipe depuis une décennie.