Au lendemain d’une performance solide, les Raptors ont visité le centre communautaire Jimmie Simpson de Toronto pour une activité de bienfaisance. Sur la photo, Danny Green participe à un atelier de coloriage.

Les Raptors ont prouvé qu'ils méritaient leur place en finale

TORONTO — Si certains croyaient voir les Raptors de Toronto s’effondrer à leur premier match en finale de la NBA face aux Warriors de Golden State, le match numéro 1 a démontré le contraire.

Kawhi Leonard et les Raptors ont passé un message clair : ils n’ont pas peur des Warriors.

« Nous savons qu’ils sont humains, a dit Leonard au sujet des Warriors, qui participent à la finale pour une cinquième année de suite. C’est une excellente équipe de basketball qui compte sur des joueurs talentueux et intelligents. Vous devez seulement vous présenter sur le terrain et tenter de rivaliser avec eux, accepter ce défi. »

Les Raptors ont relevé le défi jeudi.

Quelques instants avant le coup d’envoi de la finale, l’entraîneur des Warriors Steve Kerr avait rappelé l’importance du moment. Il a qualifié la finale de « très différente » des trois premiers tours des séries, un moment pour lequel il est impossible de se préparer. Apparemment, les Raptors n’ont pas reçu le mémo.

« Les gars ont joué sans peur. Ils ont attaqué », a mentionné l’entraîneur des Raptors Nick Nurse.

Pascal Siakam a mené l’assaut, volant les projecteurs aux étoiles des Warriors Draymond Green et Stephen Curry en accumulant 32 points.

Pascal Siakam

Siakam a réussi 14 de ses 17 tirs dans le feu de l’action pendant la rencontre et il s’est attiré les éloges des membres des Warriors.

Green a dit qu’il n’aurait « jamais cru » l’an dernier que Siakam « deviendrait quelqu’un » qu’il respecte.

« C’est une sorte différente de respect, a noté Green. Je respecte les gars qui sont parmi les cinq ou 10 meilleurs joueurs de la ligue. Par exemple LeBron James, qui a su répondre à des attentes démesurées à son arrivée dans la ligue. C’est incroyable. »

« C’est un respect différent quand vous parlez d’un gars qui sort vraiment de nulle part. Il est arrivé dans la ligue et il n’y avait pas de place pour lui. Il aurait pu être hors de la ligue après un an ou deux ans ou quatre ans. Mais de gagner le respect, de devenir quelqu’un d’important, c’est spécial. »

L’engouement autour des Raptors est énorme, alors que l’équipe participe à la finale pour une première fois en 24 ans d’histoire. Il s’agit aussi de la première finale de la NBA en sol canadien.

Pas le premier défi

Nurse a toutefois noté que son équipe a toujours su relever les défis pendant la saison.

« Avant le premier match (en finale d’association) contre Milwaukee, il y avait des questions concernant notre état d’esprit après avoir vécu l’euphorie de la victoire deux jours plus tôt, quand (Leonard) avait réussi son panier pour gagner la série, a rappelé Nurse. Je crois que nous sommes chanceux de pouvoir compter sur plusieurs joueurs qui ont déjà connu de longs parcours – certains ont déjà gagné les grands honneurs, d’autres ont déjà fait de bons bouts de chemin, (Serge) Ibaka, (Marc) Gasol, (Danny) Green, Leonard. »

Leonard et Green ont gagné le championnat de la NBA avec les Spurs de San Antonio. Ibaka a participé à la finale avec le Thunder d’Oklahoma City. Les Warriors ont toutefois l’avantage avec un total de 140 matches d’expérience en finale, contre 38 du côté des Raptors.

Cela importe peu, a insisté le meneur de jeu réserviste des Raptors Fred VanVleet, qui a fourni 15 points lors du premier match.

« Vous travaillez pour être capable de livrer la marchandise au plus haut niveau, et c’est là que nous sommes rendus, a dit VanVleet. Nous l’avons mérité. Nous méritons d’être ici. Le simple fait d’être ici n’est pas suffisant. Nous voulons nous offrir l’occasion de gagner le trophée. »

Le match numéro 2 sera présenté dimanche. La série se poursuivra à Oakland pour les troisième et quatrième matches.

Par ailleurs, Kerr a indiqué qu’il ne s’attendait pas à ce que l’avant vedette Kevin Durant participe au deuxième match. Durant, joueur par excellence de la finale lors des deux dernières années, a raté les sept derniers matches des siens en raison d’une blessure à un mollet.