Jackie Groenen célèbre après avoir marqué l'unique but du match.

Les Néerlandaises en finale de la Coupe du monde

LYON — Les Néerlandaises ont battu la Suède 1-0 en temps supplémentaire, mercredi, atteignant ainsi la finale de la Coupe du monde de soccer féminin.

Dans un match où il y a peu de chances de marquer, le but vainqueur est venu du pied de Jackie Groenen, à la 99e minute.

La milieu de terrain a fait mouche dans le coin inférieur droit du filet, complétant une séquence de deux passes rapides.

«J’avais un bon angle de tir, a dit Groenen. Ça fait quelque temps qu’on me disait de tirer plus souvent. Une belle occasion s’est présentée, et voilà. Je ne suis pas la plus grande marqueuse, mais je suis très heureuse de ce but.»

Décoché d’un peu plus loin que la zone de réparation, le tir a valu à Groenen son premier but du tournoi. L’athlète de 24 ans va jouer pour Manchester United en Super League.

La Suède a raté la cible de peu à la 55e minute, quand le tir de Nilla Fischer a touché le poteau droit, après un arrêt partiel de Sari van Veenendaal.

Les Pays-Bas vont affronter les Américaines dans le match ultime du Mondial, dimanche.

Une première

Pour la première fois depuis 2003, une femme sera à la barre de chacune des forces en présence : Jill Ellis du côté américain, Sarina Wiegman dans le clan néerlandais. Lors des trois dernières finales, il y avait un entraîneur-chef masculin.

Les Pays-Bas ont remporté l’Euro à la maison en 2017, deux ans après leur première participation au Mondial (où elles ont atteint la ronde des 16).

Dimanche, les Néerlandaises devront être plus productives en attaque pour s’imposer contre les Américaines, les championnes en titre de la Coupe du monde.

La Suède luttera contre les Anglaises pour le bronze samedi, à Nice.

Mercredi, les Suédoises devaient faire plus que de se fier à la gardienne Hedvig Lindahl. L’attaque a manqué de mordant et c’est une membre de la défense, Fischer, qui a obtenu la meilleure frappe (celle qui a échoué sur le poteau).

Le groupe de Peter Gerhardsson a aussi manqué de créativité. La centre Stina Blackstenius a causé certains maux de tête avec ses déplacements, mais elle n’a pas été assez présente en zone de penalty, où ses coéquipières auraient pu la repérer. Elle a par ailleurs été remplacée à la 111e minute.

«Je suis triste et déçue mais fâchée aussi, a dit Lindahl. Je trouve que nous avions une chance en or d’aller en finale, et nous l’avons laissée filer. C’est vraiment décevant.»

Une séquence révélatrice a été un centre alléchant de la milieu de terrain Kosovare Asllani. Le ballon se dirigeait vers un poteau éloigné à découvert, mais il n’y avait personne pour en profiter.

«Ce n’est pas toujours évident d’orchestrer de l’attaque, a dit Gerhardsson. Je ne sais pas si c’était une question de fatigue, mais il y a aussi que nous avons raté des passes. Peut-être que la fatigue a eu un impact sur notre synchronisme.»

Après le dernier sifflet, les joueuses ont formé un cercle pour se consoler. La Suède était en quête d’une deuxième présence en finale du Mondial après celle de 2003, perdue contre l’Allemagne.

«C’est avant tout une sensation de vide, a dit Gerhardsson. C’est mon impression en ce moment.»