Meneurs de la course au match éliminatoire de la Nationale, les Nationals de Washington débuteront vendredi une série de trois matches contre les Brewers de Milwaukee.

Les Nationals ont bien meilleure mine

WASHINGTON — À l’heure actuelle, la fiche de 19-31 n’est plus qu’un lointain souvenir pour les Nationals de Washington.

Même avec Max Scherzer essentiellement absent depuis plus d’un mois, même avec des ennuis dans l’enclos et même s’ils se sont creusé un trou, les Nationals ont tout à coup un rendement de 65-55.

Meneurs de la course au match éliminatoire de la Nationale, ils débuteront vendredi une série de trois matches contre les Brewers de Milwaukee, qui les suivent de près.

Au niveau de leur section, les Nationals entamaient la journée de jeudi à six matches des détenteurs du premier rang, les Braves d’Atlanta. Les deux clubs vont s’affronter en sept occasions d’ici à la mi-septembre. «Il y a encore beaucoup de travail à faire, a dit le voltigeur de droite Adam Eaton, auteur d’un circuit dans un gain de 17-7 qui complétait un balayage des Reds, mercredi. Il faut garder le pied sur l’accélérateur. Les Brewers ne sont pas à prendre à la légère.»

Scherzer, trois fois gagnant du Cy Young, s’estime rétabli de maux de dos qui l’ont gardé à l’écart depuis cinq semaines, à peu de choses près.

Patrick Corbin (9-5) sera sur la butte vendredi, mais Scherzer pourrait lancer samedi ou dimanche.

Les partant de l’ombre Erick Fedde et Joe Ross ont remporté des victoires en début de semaine, dans le cadre d’une séquence de 7-2 pour Washington.

Ross a trouvé la bonne voie après des passages comme releveur et dans les mineures, montrant une fiche de 3-0 et une moyenne de 0,50 comme partant, au mois d’août.

Fedde a une fiche de 2-0 et une moyenne de 1,50 à ses deux derniers départs.

«Nous avons demandé à ces gars-là d’élever leur jeu d’un cran», a dit le gérant des Nationals, Dave Martinez.

Une autre bonne nouvelle est que le répit de jeudi a donné au stoppeur Sean Doolittle un troisième jour de repos de suite, après un passage lourd.

Patinage artistique

Tessa Virtue et Scott Moir accrochent leurs patins [VIDÉO]

Les patineurs canadiens Tessa Virtue et Scott Moir ont annoncé qu’ils prenaient leur retraite à la fin novembre.

Dans une vidéo publiée tard mardi soir sur Twitter, les deux patineurs ont annoncé qu’ils mettaient un terme à leur carrière après 22 années passées ensemble. Ils avaient enflammé le Canada lors des derniers Jeux olympiques d’hiver à Pyeongchang, en Corée du Sud.

«Nous ne savions pas comment vous l’annoncer, mais je crois que le meilleur moyen pour nous de le faire c’était ici, sur la patinoire, puisque c’est notre chez-nous, a expliqué Moir. On croit que c’est le bon moment pour dire au revoir, pendant qu’on aime encore le sport.»

«Merci pour votre soutien. Ça nous a beaucoup touchés «, a ajouté Virtue, âgée de 30 ans.

Les deux athlètes amorceront une dernière tournée, Rock the Rink Tour, le 5 octobre à Abbotsford, en Colombie-Britannique, et elle se conclura le 23 novembre à St. John’s, à Terre-Neuve.

Les Québécois auront la chance d’assister pour une dernière fois à une prestation des deux athlètes. Virtue et Moir seront de passage à la Place Bell à Laval, le 14 novembre, et à Québec, au Centre Vidéotron, le lendemain.

Les Ontariens ont fait vivre toute une gamme d’émotions aux Canadiens en Corée du Sud, quatre ans après s’être contentés de la médaille d’argent en danse aux JO de Sotchi. Virtue et Moir ont battu leur propre record du monde dans le programme court, avant de vaincre leurs grands rivaux, les Français Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron. Au passage, ils ont également décroché une médaille d’or dans l’épreuve par équipes.

Le couple canadien avait décroché sa première médaille d’or olympique en danse aux JO de Vancouver, en 2010.

Ils ont aussi été sacrés champions du monde à trois reprises (2010, 2012 et 2017).

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NFL

Eli Manning perd son poste de quart partant

EAST RUTHERFORD — Eli Manning est relégué au rôle de réserviste et l’ère Daniel Jones est sur le point de commencer chez les Giants de New York.

L’entraîneur Pat Shurmur a révélé, mardi, que le sixième choix au repêchage de la NFL devient le quart partant des Giants, au détriment du joueur par excellence du Super Bowl à deux reprises.

Cette décision survient moins de 24 heures après que Shurmur ait refusé de confirmer que Manning demeurerait le quart partant après un début de saison difficile où l’équipe a subi deux défaites d’affilée. C’est la sixième fois en sept ans que les Giants amorcent la saison avec une fiche de 0-2.

Manning, âgé de 38 ans, est le quart partant des Giants depuis qu’il a remplacé Kurt Warner après neuf matchs à la saison 2004, l’année où il a été échangé aux Giants par les Chargers de San Diego, qui en avaient fait le premier choix.

Manning a guidé les Giants à la conquête du Super Bowl en 2007 et 2011, battant Tom Brady et les Patriots de la Nouvelle-Angleterre chaque fois.

«Eli et moi avons parlé ce matin, a expliqué Shurmur. Je lui ai dit que nous apportions un changement et que nous allions faire appel à Daniel comme partant. J’ai aussi parlé à Daniel. Eli était visiblement déçu, comme on peut s’y attendre, mais il a ajouté qu’il agirait comme il l’a toujours fait, c’est-à-dire en bon coéquipier, et qu’il continue à se préparer à aider cette équipe à gagner. Daniel comprend le défi à relever et il sera prêt à jouer dimanche.»

Seulement quatre touchés

Manning a complété 56 de ses 89 passes pour des gains de 556 verges, deux touchés et deux interceptions pour un coefficient d’efficacité de 78,7 %. Mais les Giants n’ont inscrit que quatre touchés, malgré une moyenne de 420 verges.

«Finalement, c’est une décision qui, à mon avis, était la meilleure pour l’équipe en ce moment, a poursuivi Shurmur, qui en est à sa deuxième saison avec les Giants. Je l’ai dit depuis mon arrivée ici, j’aime beaucoup Eli. Son éthique de travail, sa préparation, son intelligence du jeu. Il démontre toutes les qualités que j’ai rarement vues chez un joueur. Et Eli a travaillé aussi fort qu’il est possible de le faire pour se préparer en vue de la saison. Cette décision est prise davantage pour permettre à Daniel de progresser.»

La question de savoir quand Jones allait devenir le quart numéro 1 alimentait les conversations depuis que les Giants l’ont repêché. Elles se sont intensifiées quand le joueur issu de l’Université Duke, âgé de 22 ans, a complété 29 passes de ses 34 passes pour des gains de 416 verges, deux touchés et aucune interception en matchs préparatoires.

L’allusion à un changement imminent a été soulevée, lundi, et dès le lendemain Shurmur a relégué au rôle de substitut le joueur qui a été la tête d’affiche de l’organisation ces 15 dernières années.

Manning, qui dispute une 16e saison avec les Giants, un record d’équipe, savait qu’un changement représentait une possibilité.

«Nous avons une fiche de 0-2 et nous cherchons des réponses, a-t-il expliqué, lundi. Je comprends, nous avons réclamé un gars très tôt au repêchage et nous ne gagnons pas, ces choses vont arriver. Je dois juste continuer à travailler et faire mon travail.»

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MARIOTA DOIT SE RELEVER CONTRE LES JAGUARS

Soccer

L’Impact mise sur le championnat canadien

MONTRÉAL — Les chances de l’Impact de Montréal de participer aux séries éliminatoires de la MLS se sont peut-être envolées, mais celles de remporter le championnat canadien plus tard ce mois-ci sont encore bien réelles.

« Je ne suis pas certain que ça sauvera notre saison, mais tout de même, c’est un trophée », a commencé le défenseur de l’Impact Jukka Raitala à la veille du match aller de la finale du championnat canadien contre le Toronto FC.

Cyclisme

Mondiaux de cyclisme: rendez-vous de champions dans le Yorkshire

Deux cents mètres : c’est tout ce qu’il a manqué à Julian Alaphilippe à Québec puis à Mont­réal, deux jours plus tard, pour remporter une des deux courses canadiennes dont il avait fait «un bon test» à deux semaines des Championnats du monde dans le Yorkshire (29 septembre).

«Les sensations reviennent bien», a assuré le puncheur qui avait affiché son objectif avant le tandem canadien : «se faire plaisir et être là dans le final». Objectif atteint pour le no 1 mondial qui aurait pu jouer la gagne à Québec avec une meilleure entente entre Peter Sagan, Greg Van Avermaet et Diego Ulissi. Et même remporter le Grand Prix de Montréal dimanche sans le sacrifice du triple champion du monde slovaque dans le groupe de chasse qui a avalé Alaphilippe juste avant la ligne.

«J’ai bouché le trou tout seul, a reconnu Sagan sur Instagram. Cet effort m’a coûté et je n’ai plus eu assez d’énergie dans les jambes pour disputer le sprint.»

Au-delà du résultat brut, une 8e place à Québec et une 13e à Mont­réal, le Français est chaque fois passé tout proche de l’emporter — à 200 m près — grâce à une attaque tranchante dans les tout derniers kilomètres.

L’Alaphilippe du printemps n’aurait sans doute pas fait de quartier sur les rives du Saint-Laurent, mais une saison longue et sensationnelle — qui «restera peut-être comme la plus belle de ma carrière», prédit-il — est passée par là.

Plus de fraîcheur

Pris dans le tourbillon d’un Tour de France aussi magnifique qu’éreintant avec trois semaines d’Alafmania, 14 jours en jaune et deux victoires d’étape, le Français n’a pas touché son vélo pendant près de deux semaines en août et Montréal n’était que son sixième jour de course depuis cette pause.

Certes, au même moment l’année dernière, il avait gagné le Tour de Grande-Bretagne puis celui de Slovaquie, mais il était arrivé avec bien plus de jours de compétition dans les pattes à Innsbruck après sa coupure post-Tour (précisément 13) et n’avait pu suivre le tempo dans la dernière ascension du circuit.

«D’un point de vue personnel, c’est sûr que je manquais un peu de fraîcheur», a reconnu rétrospectivement Alaphilippe au Canada.

«L’enchaînement Tour de Grande-Bretagne puis Tour de Slovaquie, ça a été des super souvenirs, mais ce n’était peut-être pas la meilleure option pour le Mondial», a-t-il estimé.

Cette fois, il a donc préféré miser sur un programme allégé : «Là, j’aurai une approche différente. Ça ne va peut-être pas tout changer, mais j’aurai fait le maximum.»

La sélection belge connue

Greg Van Avermaet et Philippe Gilbert en leaders, avec Remco Evenepoel en garant de la relève : la Fédération belge de cyclisme a publié lundi sa sélection.

Sept jours après que le sélectionneur Rik Verbrugghe a dévoilé une première liste de cinq noms, Tim Wellens (Lotto), Tim Declercq et Yves Lampaert (Deceuninck) viennent compléter l’équipe.

Ils seront épaulés par Oliver Naesen (AG2R La Mondiale) et Dylan Teuns (Bahrein-Merida).

Parmi les nouveaux visages, Remco Evenepoel (Deceuninck) honorera sa première sélection à 19 ans, un an après ses deux titres (course en ligne et contre-la-montre) chez les juniors.

Sur le parcours vallonné des Mondiaux, Philippe Gilbert (Deceuninck), champion du monde 2012 et double vainqueur d’étape sur la Vuelta, et Greg Van Avermaet (CCC), vainqueur dimanche du Grand Prix de Mont­réal, seront les deux coureurs les plus expérimentés.

Les dernières victoires belges sur l’épreuve sur route remontent à 2012 (Gilbert à Valkenburg aux Pays-Bas) et 2005 (Tom Boonen à Madrid).

Les Championnats du monde se dérouleront entre le 22 et 29 septembre dans le Yorkshire.

Soccer

Impact: Saputo est encore allé dans le vestiaire

MONTRÉAL — Plus ça change, plus c’est pareil chez l’Impact de Montréal. Le propriétaire Joey Saputo est bel et bien descendu dans le vestiaire après la défaite de 1-0 contre le FC Cincinnati, a confirmé l’entraîneur-chef Wilmer Cabrera, lundi après-midi.

Cabrera, qui peine à connaître du succès depuis son embauche à la fin du mois d’août, a d’abord semblé mal à l’aise de discuter de la plus récente sortie de Saputo, lundi, au Centre Nutrilait. Puis il a utilisé une image pour expliquer sa pensée.

Cyclisme

Woods s’illustre à Montréal

Greg van Avermaet a remporté le Grand Prix cycliste de Montréal, dimanche (GPCM) après-midi, empêchant ainsi Michael Matthews de s’adjuger les quatre dernières épreuves de l’UCI WorldTour à être présentées en sol québécois.

Pour sa part, Michael Woods (Ef Education First) s’est révélé le meilleur cycliste canadien en vertu de sa huitième place.

Cyclisme

Grand Prix cycliste de Québec: l’Australien Michael Matthews prend goût à la victoire [PHOTOS]

Il y prend goût! Pour une deuxième fois d’affilée, l’Australien Michael Matthews a remporté le Grand Prix cycliste de Québec, vendredi après-midi, en coiffant au sprint le Slovaque Peter Sagan et le Belge Greg Van Avermaet, deux habitués du podium de la Grande-Allée.

Comme à l’habitude, la course s’est jouée dans les derniers kilomètres lorsque le peloton a rattrapé les cinq coureurs d’une échappée qui durait depuis le premier tour. Tout était en place pour une fin excitante.

«Mes sentiments sont différents qu’en 2018. J’avais eu une mauvaise saison, j’étais émotif. Cette fois, je me sens privilégié et béni de réussir ce doublé. Le peloton était très relevé, les meilleurs au monde étaient au rendez-vous», disait le héros du jour.

Non seulement l’étaient-ils, mais ils avaient aussi gardé le meilleur pour la fin. Malgré l’écart de huit minutes qui séparait le groupe de tête au peloton, à un certain moment, tout le monde savait que le vainqueur serait déterminé au sprint. Et tous les gros noms s’y sont pointés : Matthews, Sagan et Van Avermaet, mais aussi le Belge Jasper Stuyven (5e), le numéro 1 mondial Julian Alaphilippe (7e), le Québécois Hugo Houle (15e) et le Canadien Michael Woods (17e). En fait, ils ont été 31 à obtenir le même temps de 5 heures, 13 minutes et 1 seconde au terme de cette balade de 201,6 km effectuée sous un ciel ensoleillé dans les rues de la capitale, où une foule massive était de la partie.

Matthews savourait pleinement sa victoire, d’autant plus qu’il ne pensait pas pouvoir racheter une faute stratégique commise dans le dernier tour.

«Dans les deux derniers kilomètres, j’ai commis une grave erreur. J’étais beaucoup trop loin au bas de la dernière montée et j’étais convaincu que ma course était terminée. J’ai grimpé avec l’énergie du désespoir, j’ai rattrapé les 5-6 coureurs en tête qui se sont mis à se regarder. J’avais les jambes, alors j’ai joué le tout pour le tout. J’ai couru avec mon cœur, je ne sais pas comment j’ai fait», résumait celui qui avait tout misé sur le sprint à l’entraînement, ces derniers temps.

À Montréal, dimanche, Matthews pourrait devenir le premier coureur à réussir des doublés successifs dans les deux villes. En 2018, l’Australien l’avait aussi emporté à Québec et Montréal.

«C’est correct» dit Sagan

Le Slovaque Sagan et le Belge Van Avermaet l’ont accompagné sur le podium. Sagan le faisait pour une troisième fois après avoir gagné en 2016 et 2017. Van Avermaet, lui, s’en offrait un sixième, mais n’a jamais goûté à la victoire à Québec.

«Ça aurait pu être mieux, ça aurait pu être pire, c’est correct! Depuis six ou sept ans, ce sont toujours les mêmes gars qui sont sur le podium. Les gros noms sont devant, ils se regardent, se demandent quoi faire et le peloton revient. Il n’y a personne de meilleur qu’un autre, c’est comme ça», notait Sagan en serrant la pince de Matthews et en nous saluant.

Le Belge, lui, n’était pas triste à l’idée d’avoir encore été tenu à l’écart de la première marche de tribune d’honneur.

«Ce n’est pas une course facile, je suis satisfait de la façon dont ça s’est déroulé. J’ai répondu aux attaques d’Alaphilippe, et même si j’ai dû puiser au fond de moi, je n’étais pas trop inquiet pour le sprint. Bon, on a perdu un peu de force, mais j’étais heureux de pouvoir suivre tous ces gars», notait celui qui a terminé troisième pour la seconde fois à Québec.

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Tennis

L’ex-no 1 mondiale Kim Clijsters annonce son retour au jeu en 2020

BRUXELLES - La détentrice de quatre titres du Grand Chelem, Kim Clijsters, a annoncé un autre retour à la compétition.

La Belge, mère de trois enfants, a annoncé sa retraite sportive après les Internationaux de tennis des États-Unis en 2012. Elle a cependant annoncé dans un entretien diffusé sur le site internet de la WTA jeudi qu’elle souhaite relever un autre défi.

Clijsters, qui est âgée de 36 ans, a commencé sa carrière professionnelle en 1997, avant d’effectuer une première pause en 2007.

Elle a effectué son retour au jeu après 26 mois d’absence et a remporté les Internationaux des États-Unis en 2009, devenant la première mère de famille à obtenir un titre du Grand Chelem depuis Evonne Goolagong à Wimbledon en 1980.

Elle a défendu son titre avec succès à Flushing Meadows en 2010, et sa conquête du titre aux Internationaux d’Australie lui a permis de retourner au sommet de la hiérarchie mondiale sur le circuit de la WTA.

Elle avait gagné son premier titre majeur en carrière aux Internationaux des États-Unis en 2005.

«Je n’ai pas l’impression de devoir prouver quoi que ce soit, mais je veux me mettre au défi et je veux de nouveau être dominante, a-t-elle confié. Voyons si mon corps peut retrouver la forme afin de jouer au tennis au niveau où je voudrais être, en gardant à l’esprit l’objectif que je me suis fixé, et attendons de voir si c’est possible. Il faudra voir, avant tout, si mon corps est en mesure de le faire.»

La WTA a précisé qu’en tant qu’ex-no 1 mondiale, Clisjters pourra recevoir un nombre illimité d’invitations pour des tournois sanctionnés.

Tennis

C'est la fin pour le Challenger de Gatineau

Le tournoi qui a vu naître Bianca Andreescu, Denis Shapovalov et Félix Auger-Aliassime n’est plus.

Le Challenger Banque Nationale de Gatineau ne vivra pas de septième édition en 2020. Mathieu Toupin et Johanne Demers, les codirecteurs qui tenaient les Internationaux de tennis de Gatineau à bout de bras depuis six ans, ont remis leur démission.

Devant ce constat et les défis grandissants de l’organisation au niveau du financement, des infrastructures et des bénévoles, le président du conseil d’administration David Hood a dû se rendre à l’évidence et mettre un terme à son contrat le liant à Tennis Canada. Trop de risques et de contraintes s’ajoutaient à la présentation d’une septième édition. Selon lui, le tournoi n’était plus viable.

« Si nous avons eu la chance d’organiser des tournois professionnels à Gatineau, c’est surtout grâce à la vision, l’énergie et le professionnalisme des codirecteurs Mathieu Toupin et Johanne Demers. Ils ont consacré des heures incroyables au tournoi. Je tiens à les féliciter pour tout ce qu’ils ont accompli. Ç’a été impressionnant. Cela dit, notre défi devenait aussi de plus en plus grand chaque année », a d’abord expliqué David Hood.

À la conclusion de l’édition de 2018, d’énormes drapeaux rouges avaient été agités, mais le conseil d’administration avait décidé de poursuivre l’aventure en essayant de trouver des pistes de solution à long terme. Après le tournoi de 2019, les défis s’annonçaient insurmontables. Par conséquent, les codirecteurs ont démissionné.

Trois facteurs incontrôlables feront en sorte que le parc de l’Île sera désert l’été prochain selon M. Hood. Le problème de financement arrive au premier rang.

« Des organismes ont participé, mais pour aller chercher du financement, ça exigeait énormément d’heures de la part des codirecteurs. En Outaouais, la communauté des gens d’affaires est moins impliquée. Nous avons eu de très bons partenaires d’affaires, mais trop peu. À Drummondville, dans un tournoi similaire, les gens d’affaires se sont ralliés. »

Le deuxième facteur est lié aux infrastructures vieillissantes du parc de l’Île qui ne répondent plus aux normes des circuits de l’ATP et de la WTA.

« Le site doit être monté à partir de zéro chaque année. C’est un long processus. La Ville de Gatineau a fait ce qu’elle a pu du côté des estrades, des terrains et des lumières, mais l’éclairage actuel nous empêcherait de présenter des matches en soirée l’an prochain. La Ville a augmenté sa participation d’année en année. Elle a été un partenaire important, mais les demandes pour la prochaine édition vont sûrement surpasser ce qu’elle peut ou veut faire. Nous avons un manque de terrains ici. Une semaine avec deux ou trois jours de pluie nous empêcherait de faire le tournoi. C’est trop risqué », a ajouté M. Hood.

Enfin, un manque de bénévoles a aussi forcé l’organisation à abandonner son tournoi.

« Les exigences de l’ATP et de la WTA augmentaient chaque année. Il fallait toujours plus de monde et c’était devenu difficile de satisfaire leurs critères rigides. »

Toupin secoué

De son côté, Mathieu Toupin avait des trémolos dans la voix lorsqu’il s’est adressé aux médias en son nom et en celui de Johanne Demers. Fier compétiteur, il était émotif au moment de commenter sa démission.

« Je prends la parole parce que j’ai cru en notre projet. Sans toi, Johanne, ce tournoi n’aurait jamais eu la qualité et l’ampleur qu’il a connues. Je veux retenir le positif et je peux dire que la sixième édition a été la plus belle. Tout le monde nous l’a dit. Nous en sommes fiers. C’est clair dans ma tête que nous quittons comme des gagnants. Par contre, personnellement, là où nous sommes rendus, je vois ça comme une défaite. Nous avons tout fait pour que ça fonctionne et ça ne peut pas fonctionner. »

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AUCUN SAUVETAGE POSSIBLE

Les pistes de solution ont été explorées. Il serait trop tard pour sauver le Challenger de Gatineau 2020, surtout avec la démission de Mathieu Toupin et Johanne Demers. Ils n’ont jamais compté leurs heures pour organiser les six éditions d’un tournoi qui roulait  rondement malgré un manque d’effectifs par rapport aux équipes qui travaillent aux Challengers de Granby et Drummondville.

Le duo Toupin/Demers s’est rendu jusqu’au bout de ce qu’il pouvait offrir. Aujourd’hui, il va s’attaquer à d’autres priorités. Déjà, l’année dernière, les Internationaux de tennis de Gatineau avaient abandonné la présentation de son tournoi Futures d’hiver à la suite de changements aux règles de l’ITF. Encore une fois, Mathieu Toupin a rappelé la raison d’être de ces deux tournois.

« Il y a 11 ans, Tennis Outaouais Performance (TOP) a été créé. Ce n’est pas facile de faire de la haute performance en région. Il nous fallait des événements pour donner une belle vision à nos jeunes. Ç’a fonctionné avec Sébastien Collard qui vient de partir dans un collège américain. L’année dernière, c’était Claudelle Labonté-Frey. De voir Mélodie Collard [longue pause suivie d’un soupir] performer au US Open comme elle l’a fait et d’être rendu dans le top-40 au monde, ça prouve que les idées que nous avions étaient les bonnes. »

Justement, Mathieu Toupin compte revenir à la base au cours des prochains mois.

« Il reste des clubs de tennis extérieurs, la Sporthèque et TOP avec de nombreux athlètes. Il y a aussi Mélodie Collard. Personnellement, c’est là que mon énergie va aller. Bianca Andreescu vient de gagner le US Open. Elle va tenir le tennis à flot pendant un certain temps. La prochaine, ce sera Mélodie... »

Cyclisme

Déjà aux championnats du monde à 16 ans

Il y a 14 mois, Laury Millette pédalait aux Jeux du Québec, terminant notamment cinquième à l’épreuve sur route. Dans cinq jours, la cycliste de Masson-Angers prendra la direction du Royaume-Uni en vue des championnats du monde.

Son nom fait partie de la liste des 25 athlètes sélectionnés par Cyclisme Canada. L’adolescente de 16 ans défendra l’unifolié dans le Yorkshire chez les juniors, elle qui sera la plus jeune membre de l’équipe nationale à ce rendez-vous.

Tennis

L’association Bianca Andreescu-Sylvain Bruneau, une idée de Louis Borfiga

MONTRÉAL - Sylvain Bruneau a su dès ses premiers moments à titre d’entraîneur à temps plein de Bianca Andreescu qu’il avait une joueuse extraordinaire entre les mains.

Bruneau et la championne des Internationaux des États-Unis ont commencé à travailler ensemble à la demande de Louis Borfiga, vice-président du développement de l’élite à Tennis Canada. C’était en février 2018. Bruneau était en Roumanie à titre de capitaine de la Coupe Fed.

«C’est vraiment sa vision à lui ce qui se passe présentement», a noté Bruneau en conférence de presse au stade IGA, mardi. Et cette association aurait pu ne jamais se produire.

«Au départ, j’étais réticent, car j’ai une bonne relation avec toutes les filles de l’équipe (de la coupe Fed). Je savais que si j’étais attitré à l’une d’elles en particulier, ça pouvait changer la dynamique avec les autres. J’avais des réserves, mais Louis a été convaincant.»

Les deux premiers tournois auxquels ils ont participé «ensemble», en mars 2018 au Japon, Andreescu a atteint la finale.

«Je trouvais que c’était une joueuse de talent. Je voyais des choses à travailler, à faire différemment. Lors de ces deux premiers tournois, nous retournions sur le terrain après tous les matchs, car nous étions seuls, il n’y avait pas de préparateur physique avec nous. Cette championne-là, je la sentais. J’avais observé ses réactions lors de quelques matchs en Coupe Fed où il y avait énormément de pression. La façon dont elle abordait les matchs, les points importants. Je me demandais même si elle était consciente de tout ça, de qui elle était. Je savais que j’avais un super projet entre les mains.»

Jamais il ne s’est douté qu’elle atteindrait les sommets du tennis féminin en seulement 18 mois.

«Je me pince un peu. C’est quand même énorme, quand on regarde son année. J’ai vu des signes l’an dernier que son année 2019 allait sûrement très bien se passer, mais ce qu’elle fait, c’est...» laisse-t-il en suspens.

Bruneau se retrouve désormais avec une joueuse du top-5 mondial et gagnante d’un Grand Chelem entre les mains. Et le tourbillon médiatique qui l’accompagne.

«Nous avons beaucoup de demandes, évidemment. Nous comprenons l’intérêt au pays, qui s’est rangé derrière elle. Il fallait aussi gérer avant la finale: le plus gros match restait encore à jouer. Juste le fait d’être en finale à New York, contre Serena, en Grand Chelem, c’est déjà beaucoup. De gagner le titre, c’est venu quintupler tout ça. Ça en fait pas mal. Mais c’est certain que c’est une bonne chose.

«Je n’ai jamais vécu quelque chose de tel, c’est clair. (C’est) peut-être un peu (plus gros que je l’imaginais). Mais c’est fantastique. Je suis ravi pour le tennis canadien, de l’engouement que ça a suscité d’un océan à l’autre. Il paraît que les cotes d’écoute ont été incroyables. Je suis content pour Bianca, pour l’équipe. C’est juste beau, mais c’est gros à gérer pendant quelques jours. Je sais que ça va retomber éventuellement.»

Cette pluie de demandes a forcé le clan Andreescu à revoir quelque peu son calendrier. Alors qu’elle devait participer à plusieurs tournois de la portion asiatique du calendrier, Andreescu ne participera qu’à l’Omnium de Chine, à Pékin, du 28 septembre au 6 octobre.

«On verra comment ça se passe. Le but est de participer aux Finales de la WTA, tournoi qui regroupe les huit premières au monde, a souligné Bruneau. Il va falloir être judicieux dans les choix au calendrier, de l’entraînement et des périodes de repos. Au printemps, elle a joué beaucoup de matchs puis a été blessée. Il y a eu beaucoup de positif à retenir de cette période, mais aussi du négatif. Nous n’avons pas hésité après Toronto à la retirer de Cincinnati. On se retrouve avec un scénario un peu similaire (pour l’Asie).»

Le plus beau dans tout ça? Bruneau est convaincu qu’Andreescu peut encore améliorer tous les aspects de son jeu.

«Elle peut progresser dans tous les départements de son jeu. Elle a un jeu complet, un super jeu, et fait plein de bonnes choses sur le terrain, mais elle peut encore s’améliorer. Elle n’est pas spécialisée. Le tennis féminin est un peu stéréotypé, très en puissance. Les filles jouent des styles assez similaires. Elle a un éventail de coups qui lui permet d’apporter beaucoup de progrès dans son jeu, au service et en fond de terrain notamment.»

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Course automobile

Un traitement avant-gardiste pour Michael Schumacher

PARIS — Le septuple champion du monde de Formule 1, Michael Schumacher, a été admis dans un hôpital parisien afin d’y recevoir un traitement avant-gardiste de perfusions de cellules-souches, selon un quotidien français.

Citant les règles strictes de la France en matière de confidentialité des données médicales, les autorités hospitalières parisiennes ont précisé ne pas pouvoir commenter les informations du Parisien selon lesquelles Schumacher avait été admis, lundi, à l’hôpital Georges-Pompidou pour des transfusions de cellules souches afin d’obtenir une action anti-inflammatoire systémique, c’est-à-dire dans tout l’organisme.

Le journal précise que l’Allemand de 50 ans, qui a subi une blessure presque fatale au cerveau lors d’un accident de ski dans les Alpes françaises en 2013, devrait obtenir son congé mercredi.

Sa gérante de longue date, Sabine Kehm, n’a émis aucun commentaire.

Après l’accident, l’état de Schumacher s’est stabilisé après avoir été placé dans un coma artificiel, dont il est ensuite ressorti. Depuis septembre 2014, il est soigné chez lui, au bord du lac Léman.

Le Parisien, citant des sources anonymes, a précisé que Schumacher avait déjà été soigné au moins deux fois à l’hôpital Georges-Pompidou, admis sous un faux nom et traité par une petite équipe médicale.

Le Parisien a publié une photo d’une ambulance jaune et bleue avec des plaques de Genève qui aurait conduit Schumacher à l’hôpital, lundi après-midi. À l’intérieur, il a été emmené dans une unité cardiovasculaire au premier étage sur une civière où le patient était enserré dans une housse bleu marine masquant totalement son corps et son visage.

Le journal a ajouté qu’une dizaine d’agents de sécurité, dont certains munis d’oreillettes, accompagnait le patient.

La famille de Schumacher protège farouchement sa vie privée. La forêt dense qui entoure sa maison, semblable à un château, et les hauts murs d’enceinte offrent un refuge contre l’intrusion des partisans et des médias.

Schumacher a remporté un record de 91 courses en Formule 1 avant de prendre sa retraite en 2012. Il skiait avec son fils Mick, qui court maintenant en F2, lorsqu’il a été victime d’une chute, le 29 décembre 2013.

Il s’est cogné le côté droit de la tête contre un rocher, fracassant son casque. Les médecins ont fait l’impossible pour enlever les caillots de sang de son cerveau, mais certains ont été laissés parce qu’ils étaient trop profondément enfoncés.

Cyclisme

Vincent De Haître se rapproche des JO d’été

Le passage de Vincent De Haître du patinage de vitesse au cyclisme sur piste s’avère fructueux.

Le double Olympien de Cumberland a gagné deux médailles aux championnats panaméricains qui ont eu lieu le week-end dernier à Cochabamba, en Bolivie. Il a bien eu ce bronze à l’épreuve individuelle du Kilo où le principal intéressé a battu son propre record canadien vieux d’un an avec un temps de 58,951 secondes.

Curling

Roy prêt à affronter l’élite mondiale à Cornwall

Ça fait déjà un quart de siècle qu’il lance des pierres. Qu’il brosse et qu’il crie sur la glace.

Jean-Sébastien Roy a entamé sa 25e saison de curling compétitif, il y a deux semaines, quand le quatuor dont il est le skip a participé au Cameron’s Brewing Fall Classic à Oakville, près de Toronto. Ses coéquipiers Robert Desjardins, Pierre-Luc Morissette et René Dubois ont terminé avec une fiche de 1-3.

Sports

LNAH: Lefort mise sur la visibilité

Pour sa première année à la barre de la Ligue nord-américaine de hockey, le commissaire Renaud Lefort concentrera ses efforts à promouvoir le circuit et à lui donner plus de visibilité. Pour ce qui est du volet hockey comme tel, il préfère laisser ce mandat au personnel déjà en place, le temps qu’il se familiarise avec la gestion des opérations hockey.

Rencontré lors du récent passage des 4 Chevaliers Easton à Jonquière, Renaud Lefort a vite affiché ses couleurs. En bon vendeur, il a vite mis en valeur les forces de ce calibre de jeu qui défraie parfois les manchettes pour les mauvaises raisons et dont il compte bien redorer le blason.

F1

Les succès de Leclerc; les misères de Vettel

MONZA — Charles Leclerc était censé être la future vedette de Ferrari. Debout sur le podium emblématique de Monza, surplombant une mer de spectateurs vêtus de rouge, il a été acclamé comme s’il était l’actuel chef de file de la Scuderia.

La longue attente de neuf ans de Ferrari avant de savourer la victoire à domicile a finalement pris fin, dimanche, mais ce n’est pas grâce au quadruple champion du monde Sebastian Vettel. C’est Leclerc — de 11 ans le cadet de Vettel et seulement à sa deuxième saison en Formule 1 — qui a mis fin à cette disette.

Sports

Andreescu, une championne simple et attachante

Peu de gens peuvent se targuer d’avoir hébergé une championne des Internationaux de tennis des États-Unis. Mais au Saguenay, Patrice Arseneault et Martine Roy font partie de ce petit groupe qui a eu le bonheur d’accueillir Bianca Andreescu au cours des trois dernières années, dans le cadre du Challenger Banque Nationale de Saguenay.

En entrevue téléphonique, le couple n’avait que de bons mots à l’égard de la jeune championne qui est devenue, samedi, la première Canadienne à remporter un titre du Grand Chelem. D’autant plus qu’ils ont gardé contact avec la jeune femme et la nouvelle notoriété de leur protégée n’a pas affecté leur lien. «Elle ne nous a pas encore rayé de ses contacts!», référant aux textos qu’ils se sont échangés.

La semaine 1 de la NFL en images

F1

Essais du GP d’Italie: Charles Leclerc s’offre le meilleur temps

MONZA, Italie — Charles Leclerc a inscrit le meilleur chrono de chacune des deux premières séances d’essais libres du Grand Prix de Formule 1 d’Italie, vendredi, permettant à l’équipe Ferrari d’espérer mettre un terme à une disette de neuf ans sans victoire chez elle.

Leclerc, qui avait dominé la première séance en matinée, a retranché 0,068 seconde au chrono du meneur au classement des pilotes Lewis Hamilton en après-midi, et 0,201 à celui de son coéquipier au sein de la “Scuderia” Sebastian Vettel.

Le Canadien Lance Stroll a enregistré le 15e temps de la deuxième séance, à 1,728 seconde du Monégasque. Son coéquipier chez Racing Point, Sergio Perez, a suivi en 16e place à 1,904.

Ferrari n’a pas triomphé sur ses terres depuis que Fernando Alonso a enlevé les honneurs du Grand Prix d’Italie en 2010. Leclerc a cependant signé sa première victoire en F1 le week-end dernier au Grand Prix de Belgique.

La deuxième séance d’essais libres a été moins chaotique que la première, même s’il s’est remis à pleuvoir - le ciel s’était dégagé en fin de première séance -, et la deuxième a été brièvement interrompue afin de retirer du gravier qui s’était retrouvé en piste.

La séance matinale avait été interrompue trois fois par des drapeaux rouges, dont lors d’accidents impliquant Kimi Raikkonen et Perez. Les deux s’en sont sortis indemnes.

Carlos Sainz fils et son coéquipier chez McLaren Lando Norris s’étaient emparés des deuxième et troisième places en matinée, à respectivement 0,306 et 0,545 seconde de Leclerc.

Hamilton s’était classé quatrième, à 0,825 seconde, tandis que Vettel avait concédé plus de deux secondes à son coéquipier.

Hamilton, cinq fois champion du monde de F1, dispose d’un coussin de 65 points devant son coéquipier chez Mercedes Valtteri Bottas. Stroll, qui n’avait effectué que neuf tours de piste, s’était classé 12e à plus de six secondes de Leclerc.

Tennis

Finale attendue entre Andreescu et Williams

NEW YORK — Une journée de travail pas comme les autres attend Serena Williams samedi aux Internationaux des États-Unis : quand cette mère de famille de 37 ans partira pour Flushing Meadows, ce sera pour affronter la jeunesse explosive de Bianca Andreescu avec l’espoir de décrocher un 24e titre record en Grand Chelem.

Ce sera une finale des extrêmes : Serena (38 ans le 26 septembre) est deux fois plus âgée qu’Andreescu (tout juste 19 ans) qui n’était pas née quand l’Américaine a gagné en 1999 son premier titre à New York. Le premier d’une très très longue série de trophées du Grand Chelem qui lui permet de viser le record de Margaret Court.

Tennis

Collard était à un point de la finale à New York

Mélodie Collard et sa partenaire Cody Wong sont passées à un point d’atteindre la finale de l’Omnium des États-Unis junior vendredi alors qu’elles ont eu deux balles de match dans le super bris d’égalité de la troisième manche. Les Françaises Selena Janicijevic et Aubane Droguet ont cependant résisté pour finalement remporter la demi-finale 7-5, 4-6 et 12-10.

La Gatinoise et sa partenaire de Hong Kong ont détenu l’avance 9-8 et 10-9 dans la manche décisive. Le duel ne pouvait pas être plus relevé et Mathieu Toupin, l’entraîneur de la joueuse du club Tennis Outaouais Performance, ne pouvait pas être plus fier de sa protégée.

Soccer

CONCACAF: le Canada cherche à rebondir contre Cuba

TORONTO — John Herdman est le septième entraîneur avec lequel le gardien Milan Borjan a travaillé depuis ses débuts avec l’équipe canadienne senior en 2011.

Le gardien du Red Star de Belgrade, âgé de 31 ans, reste un partisan inconditionnel du charismatique Herdman et de la jeune équipe qu’il a réunie.

Natation

Yannick Lupien immortalisé

Quinze ans après sa dernière participation aux Jeux olympiques en 2004 à Athènes, Yannick Lupien sera immortalisé.

La Fédération de natation du Québec lui a annoncé son intronisation au Temple de la renommée de la natation québécoise pour souligner sa carrière exceptionnelle et soutenue dans l’eau. Une cérémonie aura lieu le 21 septembre à Saint-Hyacinthe.

Ski alpin

Marcel Hirscher raccroche les skis

SALZBOURG — Le numéro un mondial du ski alpin, l'Autrichien Marcel Hirscher, raccroche les spatules après huit sacres en Coupe du monde qui l'ont fait entrer dans la légende de son sport, et au terme d'une réflexion difficile sur la suite de sa carrière.

Marcel Hirscher, 30 ans, a mis fin à un suspense qu'il avait lui-même alimenté de longs mois, assurant avoir eu du mal à trancher sur son avenir sportif.

Tennis

Andreescu dans le carré d'as à Flushing Meadows

La Canadienne Bianca Andreescu a prolongé sa saison de rêve en accédant aux demi-finales du simple féminin des Internationaux de tennis des États-Unis, mercredi soir.

Andreescu a surmonté un premier set difficile pour éliminer la Belge Elise Mertens, 25e tête de série, en trois manches de 3-6, 6-2, 6-3. Andreescu a eu besoin de 2 heures 2 minutes, par une soirée très humide à l’intérieur du stade Arthur-Ashe, pour réaliser le tour de force.

Elle est la première athlète issue du Canada à atteindre les demi-finales des Internationaux des États-Unis depuis Carling Bassett, chez les dames, en 1984.

Andreescu semblait incrédule en regardant vers ses partisans après son triomphe. Ensuite, elle s’est assise, s’est penchée dans sa chaise, a hoché la tête et a souri.

«J’ai dit : “Est-ce la vraie vie?” Deux fois. Je ne pouvais pas y croire à ce moment, a déclaré Andreescu. Mais quand je me suis assise, je ne pouvais pas arrêter de sourire - tout comme je n’en suis pas capable en ce moment.»

«Je pense que n’importe qui serait étonné d’être en demi-finale d’un tournoi du Grand Chelem, parce que chacun d’entre nous rêve à ce moment à partir du jour où nous tenons dans nos mains une raquette, a ajouté Andreescu. Je crois sincèrement que je me suis battue avec acharnement pour arriver à ce stade, et je pense que je mérite d’être ici et je souhaite pouvoir aller jusqu’au bout.»

Sylvain Bruneau, son entraîneur, a fait remarquer que Andreescu est à une étape de sa carrière où beaucoup d’événements sont des «premières».

«Vous pouvez être habitué de gagner. Mais ensuite, le match suivant arrive, et vous devez recommencer à zéro, a expliqué Bruneau. Bien sûr, elle a confiance. Mais elle est toujours à un moment de sa carrière où, lorsqu’elle gagne un match comme celui-ci, c’est une première pour elle. Il y a encore cet élément de surprise.»

Dominante

La Canadienne de 19 ans, 15e tête de série, a été dominante lors du set décisif. À son service, elle n’a concédé que six points, et a continuellement mis de la pression sur celui de Mertens au point de se créer sept chances de bris.

Elle en a converti une seule, la septième lors du huitième jeu, lorsqu’elle a forcé sa rivale à retourner la balle dans le filet à la suite d’un solide revers en parallèle.

Forte de ce bris, Andreescu a concrétisé la victoire dès le jeu suivant, à l’aide d’un autre revers en parallèle, à sa première balle de match.

Du coup, elle signait une 12e victoire d’affilée lors de matchs nécessitant trois manches.

Jeudi soir, Andreescu participera à sa première demi-finale à un tournoi du Grand Chelem contre la Suisse Belinda Bencic, pour qui ce sera aussi une première présence au carré d’as d’un tournoi majeur.

Bencic, 13e tête de série, est venue à bout de la Croate Donna Vekic en deux manches de 7-6 (5), 6-3, en après-midi.

Erratique

Profitant du jeu erratique de sa jeune adversaire, mais également aidée par plusieurs coups très précis, Mertens s’est sauvée avec la première manche en 38 minutes, non sans avoir dû sauver deux balles de bris lors du jeu initial.

Et lorsque la Belge a eu sa première ouverture au service d’Andreescu, au quatrième jeu, elle l’a exploitée avec brio, en retournant une balle aux pieds de la Canadienne, qui fonçait au filet et qui a été menottée. Mertens est venue près d’ajouter un bris au sixième jeu en se donnant quatre autres balles de bris que, cette fois, Andreescu est parvenue à protéger.

Mertens a mis fin à la première manche en gagnant les quatre points à son service, le dernier à l’aide de son premier as du match.

Limitée à seulement six points au service de Mertens lors du premier set, Andreescu a complètement renversé la vapeur en deuxième manche. La Canadienne est parvenue à se créer sept chances de bris et en a converti trois, incluant celle qui lui a permis de boucler ce deuxième set en 37 minutes grâce à un coup droit gagnant en croisé sur lequel Mertens n’a pu réagir.

Bencic prend le dessus

Plus tôt en journée, Bencic a dicté le rythme du match à compter du milieu du deuxième set, en gagnant huit points consécutifs.

Bencic tirait alors de l’arrière 3-2 au deuxième set, et cette séquence lui a donné l’avance. Vekic n’a jamais pu retrouver son aplomb, et Bencic a gagné les quatre derniers jeux.

«Elle jouait trop bien aujourd’hui, a admis Vekic. J’avais l’impression d’être incapable de coller trois points consécutifs. Je jouais un bon point, puis un mauvais.»

Bencic a donc poursuivi sa belle séquence, après avoir notamment évincé la no 1 mondiale Naomi Osaka au quatrième tour. Elle a aussi amélioré sa meilleure performance en carrière aux Internationaux des États-Unis, cinq ans après avoir participé aux quarts de finale.

«J’aime les défis, a-t-elle confié à propos des matchs importants. Certaines joueuses craignent de se retrouver sur les gros courts, mais personnellement, ça me motive.»

Un peu plus tôt mercredi, l’Ontarienne Gabriela Dabrowski et sa partenaire de jeu chinoise Yifan Xu ont perdu en quarts de finale du double féminin.

La Slovaque Viktoria Kuzmova et la Bélarusse Aliaksandra Sasnovich les ont battues 2-6, 6-3, 6-3.

Dans un match en dents de scie, Dabrowski et Xu, troisièmes têtes de série, ont été victimes de six bris de service et en ont réussi cinq. Les deux duos ont gagné 88 points au cours du match, qui a duré une heure et 51 minutes.  Avec AP

Tennis

Collard éliminée en simple, mais avance en double

Mélodie Collard a franchi une étape importante de sa jeune carrière en gagnant un premier match dans un tournoi du Grand Chelem dimanche à Flushing Meadows.

Elle devra toutefois trouver une solution à la Russe Daria Frayman si elle veut faire plus de chemin la prochaine fois. Pour la deuxième fois en deux semaines, Frayman a éliminé la Gatinoise de 16 ans dans un tournoi majeur. Au premier tour des Internationaux de Repentigny la semaine dernière, la Russe de 17 ans s’était imposée en trois manches de 2-6, 7-5 et 7-6 (5) dans un duel serré qui s’était étiré sur trois heures.

Athlétisme

Accusé de dopage, le sprinteur Christian Coleman est blanchi

LOS ANGELES — Le sprinteur Christian Coleman pourra participer aux Mondiaux 2019 sur 100 m a annoncé lundi l’Agence antidopage américaine (USADA), après que celle-ci a retiré les charges qui pesaient sur l’Américain soupçonné de trois manquements aux contrôles antidopage.

L’homme le plus rapide de la planète depuis la retraite du Jamaïcain Usain Bolt, qui risquait une suspension de deux ans et donc de manquer également les prochains Jeux olympiques de Tokyo, pourra bien aller à Doha (27 septembre au 6 octobre) dans la peau du grand favori de la compétition reine des Mondiaux.

Ringuette

L'équipe canadienne en préparation pour les championnats du monde

Le long week-end de la fête du Travail a été tout sauf reposant pour deux joueuses de ringuette francophones de la région.

La gardienne Jasmine LeBlanc et l’attaquante Chantal St-Laurent ont participé lors des quatre derniers jours au camp d’entraînement de l’équipe canadienne. Un événement tenu à Gatineau, au stade Pierre-Lafontaine.

Triathlon

Lepage contraint à l’abandon aux Mondiaux de Lausanne

Alexis Lepage semblait un brin découragé au bout du fil. La veille, l’espoir olympique gatinois avait été contraint à l’abandon aux championnats du monde de triathlon à Lausanne, en Suisse.

Sa course a pris fin samedi durant la portion de 40 km en vélo, se blessant à un pied. Ses deux coéquipiers de l’équipe canadienne, Tyler Mislawchuk et Matthew Sharpe, ont aussi été incapables de terminer la course.

Vélo de montagne

Mont Sainte-Anne: siège cassé et chute violente pour La Grenade

Son début de course a été spectaculaire. Tout comme sa violente chute survenue dans la troisième boucle.

Jérémie La Grenade se souviendra longtemps de son premier départ en carrière aux championnats du monde de vélo de montagne disputés à Mont Sainte-Anne. L’espoir de l’Outaouais a passé à travers toute la gamme des émotions, jeudi dernier, lors de la course réservée aux meilleurs cyclistes juniors sur la scène internationale.