Nicholas Hoag a joué un rôle clé dans la qualification du Canada.

Les Hoag et le Canada qualifiés en vue des JO de Tokyo

Le Canada est devenu le dernier pays à se qualifier en vue des Jeux olympiques en volley-ball masculin, dimanche soir, lors d’un tournoi continental de la dernière chance à Vancouver.

L’équipe nationale, qui a pignon en Outaouais depuis 2009, a vaincu Porto Rico en trois manches de 25-21, 25-15 et 25-15, pour obtenir le 12e et dernier laissez-passer disponible pour Tokyo en août. La veille, elle avait effectué une remontée spectaculaire contre Cuba pour demeurer en vie.

La formation dirigée par le Gatinois Glenn Hoag avait perdu les deux premiers sets samedi soir contre ses rivaux des Caraïbes. Elle a toutefois gagné les trois suivants.

«Nous avions fait un gros pas la veille», a avoué Hoag au bout du fil, quelques minutes après la qualification des siens.

«Nous nous sentons libérés», a-t-il ajouté.

Les attentes étaient élevées envers le Canada, qui avait participé aux Jeux pour la première fois en plus de deux décennies en 2016, terminant au cinquième rang à Rio. Il s’était incliné en quart de finale contre la Russie après avoir surpris les États-Unis et l’Italie plus tôt dans le tournoi.

Hoag croyait alors avoir dirigé son dernier match olympique. Il avait décidé de laisser son poste d’entraîneur-chef.

Son remplaçant et ami Stéphane Antiga a toutefois remis sa démission à mi-chemin du présent cycle olympique pour des raisons familiales. Il avait mené la formation au troisième rang de la Ligue mondiale en 2017 puis une neuvième position aux championnats du monde en 2018, quelques semaines avant son départ.

Volleyball Canada avait alors décidé de se retrouver vers un visage connu pour le dépanner.

Hoag, qui travaillait comme consultant technique pour l’équipe nationale, a accepté de reprendre sa place sur les lignes de côté, il y a 14 mois.

«Ce fut un plaisir de faire ça. Puis Stéphane avait déjà fait un gros travail. Il avait mis toutes les bases pour la réussite. Il nous restait à aider les joueurs à continuer de progresser et les préparer pour de moments de grands stress.»

L'entraîneur gatinois Glenn Hoag (gauche) en compagnie de son fils Nicholas Hoag, l'un des membres de l'équipe canadienne.

Le Canada avait passé la période des Fêtes à roder sa machine au centre sportif de Gatineau pendant une semaine et demie. Maintenant, ses joueurs peuvent célébrer.

Ces derniers ont reçu dimanche une poupée asiatique géante de la part du comité organisateur des Jeux afin de souligner leur qualification.

Un cadeau similaire a été remis aux 11 autres pays qui joueront à Tokyo. On y retrouvera le Brésil, les États-Unis, la Russie, la Pologne, l’Argentine, l’Italie, le Japon, la France, l’Iran, la Tunisie et le Venezuela.

«Ça reste toujours un rêve de participer aux Jeux, même si ce sera une quatrième fois pour moi», a soutenu Hoag, qui avait vécu l’expérience en 1984 à Los Angeles de même qu’en 2004 à Athènes.

Le coach aura retrouvé des visages familiers au sein de l’équipe canadienne. Neuf joueurs qui étaient à Rio ont participé au tournoi de qualification du week-end en Colombie-Britannique.

C’est le cas de son fils Nicholas, un attaquant-réceptionneur, qui a joué un rôle-clé dans la victoire contre Cuba.

«Nous allons essayer de faire mieux qu’il y a quatre ans aux Jeux. C’est l’objectif. Mais il reste encore beaucoup de travail», a affirmé Glenn Hoag.

«C’est juste la moitié de l’équipe qui a vécu les Jeux. Nous avons de jeunes joueurs dans des positions clés que nous devons continuer à développer pour être prêts cet été.»

Le Canada évoluera dans la Ligue des nations en juin et juillet afin de se préparer pour le tournoi olympique.