L’entraîneur-chef, Paul Tamburrini, dirige une équipe talentueuse. Les Griffons du Cégep de l’Outaouais ont remporté neuf de leur 11 parties cette saison.
L’entraîneur-chef, Paul Tamburrini, dirige une équipe talentueuse. Les Griffons du Cégep de l’Outaouais ont remporté neuf de leur 11 parties cette saison.

Les Griffons redoutables en volley masculin

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Les Griffons n’ont jamais connu un départ aussi explosif depuis presque deux décennies en volley-ball collégial masculin.

L’équipe du Cégep de l’Outaouais trône au sommet de la première division du circuit québécois à la veille de la période des Fêtes. Sa fiche ? Neuf victoires en 11 parties.

« Depuis que je suis en poste, nous n’avons jamais terminé au premier rang en saison régulière », souligne l’entraîneur-chef Paul Tamburrini.

Ce dernier a entamé sa 11e saison à la barre de l’équipe. Il avait pris la relève de Vincent Pichette à la fin des années 2000.

Les Griffons ont gagné deux fois les éliminatoires des championnats provinciaux en 2012 et 2013.

L’objectif est clair chez eux.

« Finir premier de notre ligue et gagner le championnat », martèle Tamburrini.

Au dernier classement national, les Griffons se pointent au troisième rang. C’est signe que leurs performances retiennent l’attention à l’extérieur du Québec. Ajoutez à cela que certains de leurs vétérans ont déjà été recrutés par les Carabins de Montréal en vue de la rentrée universitaire de 2020. « Nous avons une équipe très talentueuse, notamment à la position de passeur. Nous avons un gars avec de l’expérience internationale au sein de l’équipe canadienne junior », souligne le coach.

Le passeur en question, Maxime St-Denis, a traversé la rivière des Outaouais après son passage sur les bancs d’école à l’école secondaire Louis-Riel. Il avait notamment fait ses classes au sein du programme de volley-ball civil des Mavericks d’Ottawa.

« Il a un très gros impact. C’est le genre de joueur qui fait performer les autres », mentionne Tamburrini.

Un de ceux qui profitent des ballons bien placés par St-Denis ? Guillaume Bisson, dont le nom est au premier rang des pointeurs du circuit québécois.

Paul Tamburrini

L’étudiant-athlète en technique de génie mécanique conserve une moyenne de 4,54 points par manche jouée. Il compte 150 attaques marquantes jusqu’ici après 11 parties.

Ses coéquipiers Frédérick Bouliane et Marc-Antoine Dion se trouvent non loin de lui au classement.

« Je le dis souvent aux gars. J’ai beau être le premier pointeur, mais à la position que je joue, c’est justement ça, de l’attaque. J’ai la partie facile du volley-ball. Ce n’est pas moi qui réceptionne le ballon. Ce n’est pas moi qui passe le ballon. Si les gars ne le faisaient pas ça, je ne marquerais pas », note Bisson, un natif de Rouyn.

Ce dernier s’est joint aux Griffons à l’été 2017. Un choix qu’il ne regrette pas.

« C’est drôle car au début, Gatineau ne faisait pas partie de mes plans. J’étais quand même venu participer à un entraînement des Griffons lors d’une soirée, s’est rappelé Bisson, qui était rapidement tombé amoureux avec la formation outaouaise.

«J’avais aimé tout de suite la façon de fonctionner de Paul et la dynamique d’équipe. J’avais alors hâte de travailler avec eux.»

Le talent déborde chez les Griffons. Mais il y a plus.

Les joueurs obtiennent aussi de l’aide. Ils ont l’occasion de s’entraîner régulièrement avec l’équipe nationale de développement qui est basée au centre sportif de Gatineau.

«Une fois aux deux ou trois semaines. Ça fait déjà trois ou quatre fois cette saison, note Tamburrini.

«L’entraîneur de l’équipe, Dan Lewis, cherchait à travailler des tactiques collectives avec ses joueurs dans des situations de match. Nous, ça nous aide beaucoup à développer notre équipe. Et nos gars tripent là-dessus de jouer avec des gars qui se trouvent à un prochain niveau.»

Ce que confirme Guillaume Bisson.

«C’est très positif pour nous. Nous arrivons là-bas avec l’approche que nous ne devrions pas gagner. Mais des fois, nous sommes capables de les chauffer. Ça nous permet de travailler sur des choses sur lesquelles nous ne voyons pas notre ligue, raconte-t-il. Par exemple, les blocs sont plus hauts. Donc des attaques qui fonctionnent dans les matches collégiaux, ça ne passe pas avec eux.»

Les Griffons disputeront leurs dernières parties de la première moitié de saison ce week-end. Ils recevront la visite des Cheminots de Saint-Jérôme (0-11) samedi à 15 h puis des Volontaires de Sherbrooke (6-2), dimanche dès 13 h.