Dave Smart a été nommé directeur général des BlackJacks d’Ottawa. Il continuera à gérer le programme de basket de l’université Carleton en plus d’occuper un rôle de consultant auprès des Sénateurs.

Les BlackJacks misent sur Dave Smart

L’entraîneur de basket le plus titré des rangs universitaires masculins au pays devient l’architecte de la nouvelle franchise professionnelle d’Ottawa.

Dave Smart a été confirmé mercredi dans le rôle de directeur général des BlackJacks, qui feront leur entrée dans la Ligue canadienne élite de basketball (CEBL) en mai 2020. Des rumeurs circulaient que l’ancien coach des Ravens de l’université Carleton était dans la mire des nouveaux locataires de la Place TD.

« J’ai l’impression que c’est Noël une semaine plus tôt pour nous, a soutenu le président intérimaire des BlackJacks, Michael Cvitkovic.

«Il n’y a pas une meilleure personne pour mettre sur pied une équipe gagnante sur le terrain et dans la communauté. Dave a développé un programme de basket à Carleton qui a fait l’envie des autres programmes universitaires dans le monde. [...] Quand on jasait avec des leaders sportifs dans la région, son nom était toujours le premier qui était soulevé.»

Smart, 53 ans, a mené les Ravens à 13 titres en 18 saisons sur les lignes de côté. Il a déjà été approché dans le passé pour diriger des équipes de la NCAA. En revanche, on l’a vu à titre d’entraîneur adjoint au sein de l’équipe nationale au fil des ans.

«On m’a déjà offert de m’impliquer dans des équipes pros au Canada et ailleurs en Amérique du Nord. Mais j’y croyais plus ou moins à ces ligues», a-t-il confié.

La CEBL a présenté sa saison inaugurale en 2019. Ottawa est sa septième concession. Le circuit vient de conclure un important contrat de diffusion de ses matches avec CBC. Ses joueurs proviennent de la G-League de la NBA, des programmes de la NCAA, du circuit universitaire canadien, de l’équipe nationale de même que les autres ligues de première division de la FIBA.

Smart a fait ses devoirs avant d’embarquer dans l’aventure. Les succès d’un de ses anciens joueurs chez les Ravens, Victor Raso, l’ont convaincu de dire oui aux BlackJacks.

«Il a déjà été un de mes assistants. Il vient de remporter le titre d’entraîneur-chef de l’année dans la CEBL à Niagara», a dit Smart, qui n’a fixé aucun échéancier pour l’embauche d’un coach. Ensuite, ce sera la chasse aux joueurs.

«Bien sûr, Ottawa regorge de joueurs qui évoluent chez les pros. Plusieurs d’entre eux reviennent ici à l’automne et l’été pour s’entraîner dans les gymnases de l’université Carleton et de l’Université d’Ottawa. Certains seront peut-être intéressés de jouer avec nous avant de repartir en Europe à l’automne.»

Un autre bassin l’intéresse «beaucoup». Dave Smart veut attirer quelques joueurs de Montréal et Québec chez les BlackJacks.

«Le niveau de talent sur les courts de basket est incroyable là-bas. Ça va sûrement en intéresser quelques-uns de venir jouer chez nous. Je peux vous dire que ce ne seront pas juste des gars d’Ottawa que nous allons recruter.»

Un autre truc sur lequel Smart a insisté ?

Pas question de prendre des raccourcis pour «construire une équipe gagnante». Il a donné l’exemple des Ravens.

«Nous avons perdu plus de matches lors de ma première année là-bas que lors des 19 saisons suivantes combinées. Nous allons bien faire les choses.»