Vanessa Lepage-Joanisse veut effectuer un retour dans le ring lorsque la scène sportive sera relancée dans les prochains mois.
Vanessa Lepage-Joanisse veut effectuer un retour dans le ring lorsque la scène sportive sera relancée dans les prochains mois.

Lepage-Joanisse marche vers un retour

Vanessa Lepage-Joanisse veut remonter dans le ring, presque trois ans après s’être battu pour une ceinture de championne du monde des poids lourds de la WBC,

«Dans le meilleur des mondes d’ici la fin de 2020», a précisé mardi la boxeuse de la Petite-Nation, qui fêtera bientôt ses 25 ans.

Tout dépendra à quoi ressemblera la scène sportive dans les prochains mois. Comment le déconfinement se déroulera au Québec.

«Comment ça va aller aussi avec ma perte de poids. Je ne vais pas boxer tant que je ne suis pas en bas de 200 livres», a averti l’ancienne championne canadienne dans les rangs amateurs.

Lepage-Joanisse a déjà retranché 50 livres depuis trois mois et demi. Elle avait repris l’entraînement en janvier pour simplement retrouver la forme et se remonter le moral.

«Je ne me sentais pas bien dans ma peau. L’objectif au départ était de perdre du poids. Mais après trois à quatre semaines, j’ai repris le goût de boxer. J’ai réalisé que ça me manquait. Maintenant, je veux revenir dans le ring.»

Vanessa Lepage-Joanisse a retrouvé le sourire, la forme et le goût de renouer avec la boxe.

Depuis le confinement, la jeune femme se tape tantôt de la course à pied, tantôt de la marche olympique. Elle excellait déjà en athlétisme durant son adolescence.

Puis il y a des entraînements de musculation chez elle.

«Je peux me pratiquer aussi chez mon frère quand je vais garder mon filleul. Il a un sac de boxe chez lui.»

Son quatrième et dernier combat chez les pros s’est déroulé le 12 août 2017, à Cancun, au Mexique. Il avait été à sens unique en faveur de son adversaire mexicaine, Alejandra Jimenez, qui avait pu conserver son titre de championne du monde.

Lepage-Joanisse (3-1, 1 K.-O.) s’était inclinée par knock-out technique au troisième des 10 rounds prévus. Elle devait boxer deux mois plus tard au Casino du Lac-Leamy en sous-carte d’un gala mettant en vedette Marie-Ève Dicaire.

«J’avais hâte de retourner dans le ring et aller chercher éventuellement le titre. Mais je souffrais d’une commotion cérébrale. J’avais subi plus de dommages que je pensais du combat de championnat du monde. J’avais repris l’entraînement trop rapidement.»

Puis il y a eu un accident de la route l’année suivante qui a fait dérailler son retour. «Ma tête a cogné deux fois contre le volant. J’ai dû suivre des séances de physiothérapie deux fois par semaine pendant huit mois, relate Lepage-Joanisse.

«J’avais des engourdissements dans mes bras. J’avais perdu de la force. Ce n’était pas facile. J’étais habituée à m’entraîner deux fois par jour avant cet accident. Là, tout était arrêté. Je mangeais. Je prenais du poids.»

Lepage-Joanisse avait repris l’entraînement initialement en août dernier. Ce fut de courte durée. La motivation n’était pas au rendez-vous.

«Je ne le faisais pas pour les bonnes raisons», concède-t-elle.

Puis il y avait l’école et le travail qui meublaient son horaire.

«Mais ce fut une claque dans la face quand je me suis regardée dans le miroir le 6 janvier. J’ai décidé alors de me prendre en main.»

Sa joie de vivre se sent maintenant au bout du fil.

«Quand je m’entraîne, je me vois marcher vers le ring. Ça me motive.»

Et Vanessa Lepage-Joanisse croit pouvoir revenir meilleure que jamais. Plus rapide et plus agile que lors de ses quatre combats précédents chez les pros.

«Je suis sur la bonne voie, dit-elle.

«J’ai hâte qu’on puisse faire du sparring.»

Et surtout d’encaisser un premier coup. «Un sentiment que tu ne peux jamais vraiment décrire», ajoute-t-elle en riant.