LeBron James a signé un contrat de quatre ans d'une valeur de 154 millions $ avec les Lakers de Los Angeles, cet été.

LeBron James et les Lakers, mariage de raison et de passion

LOS ANGELES — LeBron James ne pouvait pas passer à côté de ce (dernier?) défi: la mégastar de la NBA va tenter à partir de mardi de réveiller les Lakers, une franchise historique qui a perdu de sa splendeur.

Ils étaient faits pour s’entendre.

D’un côté, «King James», l’un des meilleurs joueurs de l’histoire, un phénomène sur les parquets et en dehors, pour ses succès dans les affaires notamment.

De l’autre, la deuxième équipe la plus titrée de l’histoire qui a vu passer Wilt Chamberlain, Magic Johnson et Kobe Bryant, soutenue par le tout-Hollywood.

Et de fait, il n’a fallu début juillet qu’une discussion à bâtons rompues pendant deux heures avec Magic Johnson, à la tête de l’équipe depuis 2017, pour que LeBron James décide de quitter, pour la deuxième fois, Cleveland et sa région natale.

Les Lakers lui ont fait signer un contrat de quatre ans d’une valeur de 154 millions de dollars.

Mais ce n’est pas l’argument financier qui a pesé le plus lourd dans la balance pour «King James», qui s’approche grâce à ses contrats XXL, son partenariat à vie avec l’équipementier Nike et à ses investissements divers, du milliard du dollars de gains.

À 33 ans, James a déjà laissé sa trace dans l’histoire de la NBA avec ses trois titres de champion NBA, ses quatre trophées de meilleur joueur (MVP) et ses statistiques affolantes.

Mais s’il veut remporter son duel pour l’éternité face à Michael Jordan à qui il est sans cesse comparé, «LBJ» doit redonner tout son lustre à sa nouvelle équipe.

«Nous partons de zéro»

C’est peut-être son défi le plus compliqué, plus même que d’offrir, seul ou presque, à Cleveland son premier — et seul — titre de champion NBA en 2016.

Les Lakers sont en effet tombés bien bas avant même la fin de l’ère Kobe Bryant, en 2016: ils n’ont plus participé aux séries depuis 2013, du jamais-vu pour eux et les cinq dernières saisons font partie des dix pires de leur histoire.

Pour compliquer sa tâche, James qui a participé avec Miami (2010-14) et Cleveland (2014-18) aux huit dernières finales NBA, tombe face à Golden State, l’ogre d’une conférence Ouest extrêmement relevée qui a remporté trois des quatre derniers titres (2015, 2017, 2018).

Depuis son arrivée à Los Angeles, son message est clair et exhorte les supporters à la patience: il ne va pas transformer d’un coup de baguette magique les Lakers en prétendant au titre dès cette saison.

«Nous avons une longue route à faire avant de concurrencer Golden State. Ils repartent d’où ils ont laissé les choses en juin, nous partons de zéro», a-t-il rappelé.

«Nous ne devons pas nous concentrer sur ce que fait Golden State, Golden State est Golden State, ils sont champions, ils jouent ensemble depuis quelques années maintenant», a poursuivi le numéro 23 des Lakers.

Mais «King James» croit qu’il peut réussir aussi à Los Angeles avec ses jeunes et talentueux coéquipiers, comme Brandon Ingram, Kyle Kuzma et Lonzo Ball.

«Si on travaille jour après jour, si on fait tous les sacrifices qu’il faut, tout se mettra en place», espère-t-il.