Malgré une blessure subie il y a trois semaines, Julien Leblanc s’accroche à l’espoir de se retrouver dans l’octogone devant les siens.

Leblanc espère se battre à TKO 48 à Gatineau

Un des combats les plus anticipés en vue du retour de TKO à Gatineau a dû être annulé. Un des athlètes impliqués a annoncé sa retraite, l’autre soigne une blessure.

L’espoir local Julien Leblanc (5-1-0, 2 K.-O.) devait échanger des coups avec un ancien de l’UFC, Adam Hunter (7-2-0, 6 K.-O.), chez les 185 livres, le 24 mai, au centre Robert-Guertin. L’affrontement ne se trouve plus sur la carte principale qui a été mise à jour, lundi, par l’organisation d’arts martiaux mixtes.

Hunter a décidé de remiser ses gants, il y a une dizaine de jours. Quant à Leblanc, il a subi une déchirure à un tendon du biceps gauche lors d’un entraînement, il y a trois semaines.

Le Gatinois âgé de 27 ans s’accroche tout de même à l’espoir de se retrouver dans l’octogone devant les siens. Il se mesurerait au Français Ibrahim Mané (7-2-0).

« On lui a trouvé un remplaçant, a confirmé le promoteur Stéphane Patry. On verra comment Julien va. Il reçoit des traitements en ce moment. »

Leblanc a rendez-vous chez le médecin à la fin de la semaine. Une décision sera alors prise s’il peut affronter Mané ou non à TKO 48.

« Je dois prendre le temps de voir... Si ça se déchire à 100 %, je ne pourrai plus me battre pour six mois. Je dois penser à ça, a souligné le principal intéressé.

«Je fais tout en ce moment avec l’espoir de pouvoir me battre.»

Sa dernière sortie remonte à septembre. Ça fait longtemps. Puis ce gala se passe chez lui.

Ajoutez à cela que Leblanc a pu vivre le «Fight Week» de l’UFC à Ottawa, il y a une dizaine de jours, aux côtés de son ami Marc-André Barriault, qui l’avait invité dans son entourage. «Ça m’a donné encore plus le goût de me battre», a-t-il avoué.

Ce dernier espère que la malchance finira par le lâcher. Quand Hunter a annoncé son retrait, c’était la 16e fois depuis 2014 que Julien Leblanc voyait l’identité de son prochain adversaire changer.

«Je les ai comptés avec Stéphane, a-t-il assuré.

«C’est ridicule. C’est comme si j’ai un mauvais sort sur moi.»

Leblanc a une pensée pour ses commanditaires qui l’appuient depuis ses débuts. «Sans eux, je ne pourrais pas faire ce que j’aime... J’aimerais bien respecter un de mes engagements qui est de me battre», a-t-il dit.

Un de ses coéquipiers chez Arts Martiaux Patenaude sait déjà qu’il doit oublier la soirée du 24 mai. Zackery Powell s’avère aux prises avec des symptômes d’une vieille commotion cérébrale qui ont refait surface dernièrement.

Un autre Gatinois, Cédric Mongeon (2-2-0), le remplacera sur la carte principale contre Alex O’Neil, d’Ottawa. Ils sont pour l’instant 10 combattants de la région sur cette carte, dont sept du côté québécois de la rivière des Outaouais.

Trois combats de championnats du monde seront le point d’exclamation de ce gala TKO 48.

Le Brésilien Roggers Sousa croisera le fer avec le Français Ciryl Gane pour le titre des poids lourds en grande finale. En demi-finale, le champion invaincu Nate Maness, des États-Unis, défendra sa ceinture des poids coqs contre le Français Taylor Lapilus.

Quant à la Québécoise Jade Masson-Wong, elle disputera le titre de championne des poids mouches féminins à l’Allemande Mandy Böhm.

La dernière visite de TKO à Gatineau remonte en juin 2002 lorsqu’un jeune Georges St-Pierre avait remporté son premier titre professionnel.

Les promoteurs ont aussi annoncé lundi qu’ils remettront, en concert avec les Olympiques de Gatineau, une somme de 2$ par billet d’admission générale vendu pour l’événement à la Croix-Rouge canadienne afin de venir en aide aux sinistrés de la région victimes des inondations.