Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, laisse la porte ouverte à ce que Winnipeg devienne un pôle de jeu de la Ligue canadienne de football en 2020 en raison de la pandémie de COVID-19.
Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, laisse la porte ouverte à ce que Winnipeg devienne un pôle de jeu de la Ligue canadienne de football en 2020 en raison de la pandémie de COVID-19.

Le premier ministre du Manitoba est intrigué par le projet de pôle de la LCF

WINNIPEG - Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, laisse la porte ouverte à ce que Winnipeg devienne un pôle de jeu de la Ligue canadienne de football en 2020 en raison de la pandémie de COVID-19.

Quand on lui a demandé s'il était inquiet de voir des athlètes américains provenant de régions durement touchées par la pandémie gagner Winnipeg, Pallister a déclaré qu'un plan sanitaire sécuritaire pouvait être développé afin que ça fonctionne.

«Pour autant que les directives de notre santé publique, comme les périodes de quarantaine, soient respectées et suivies, je ne crois pas que ce soit déraisonnable de penser que nous puissions offrir un environnement relativement sécuritaire, a-t-il dit. Si en offrant cette relative sécurité nous faisons progresser notre économie et notre vie sociale, c'est une bonne chose.»

La ligue n'a toujours pas lancé ses activités. Le commissaire, Randy Ambrosie, a évoqué la possibilité de jouer dans un pôle et Winnipeg - comme Regina, en Saskatchewan - pourrait accueillir les activités du circuit. L'annulation pure et simple de la saison 2020 demeure toutefois une option.

Une saison écourtée ne pourrait pas commencer avant le 1er septembre, au plus tôt.

Pallister croit qu'une saison écourtée présentée à huis clos à Winnipeg serait bénéfique pour sa province.

«Oui, le sport me manque, mais je ne crois pas que le jour où nous retournerons encourager les Blue Bombers en finale de la Coupe Grey soit près de nous.

«Le Dr (Brent) Roussin (directeur de la Santé publique du Manitoba) l'a souvent dit: nous ne sommes pas prêts pour les grands rassemblements publics. Mais ça ne signifie pas que nous ne soyons pas prêts à présenter des matchs. Je crois que nous pouvons reconnaître que d'un côté, nous devons demeurer prudents, mais que de l'autre, nous ne pouvons pas laisser la peur éliminer tous les aspects de notre vie.»

Pallister est toutefois demeuré vague au sujet d'éventuelles discussions entre son gouvernement et la LCF.

«Je commenterai cela quand il y aura quelque chose à dire», a-t-il répondu.