Tristan Bell, d’Aylmer, participera aux Jeux olympiques de la jeunesse en snowboard le mois prochain.
Tristan Bell, d’Aylmer, participera aux Jeux olympiques de la jeunesse en snowboard le mois prochain.

Le planchiste d’Aylmer Tristan Bell aux Jeux olympiques de la jeunesse

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Tristan Bell était tout juste revenu d’un séjour en Finlande quand il a appris qu’un autre voyage plus important en Europe l’attendra le mois prochain.

Le planchiste d’Aylmer vient d’être choisi pour représenter le Canada aux Jeux olympiques de la jeunesse, qui auront lieu du 9 au 22 janvier à Lausanne, en Suisse. Il concourra dans sa spécialité, le snowboard cross (SBX).

« C’est un gros accomplissement. Mais mon but, c’est de participer aux vrais », dit-il en parlant des Jeux olympiques.

Cela dit, Bell n’a nullement l’intention de jouer le rôle de figurant en Suisse. Ce n’est pas son genre de toute façon.

« Je serai content si je peux terminer parmi les cinq premiers », lance-t-il.

Ambitieux, non ?

« Non. J’aime mettre la barre haute », rappelle l’ado de 16 ans.

Puis il y a cette confiance acquise lors d’une course FIS qui avait lieu la semaine dernière à Pyhantunturi, en sol finlandais. Bell a terminé 17e.

« Contre des gars de la Coupe du monde. D’autres ont même participé aux Jeux olympiques », précise fièrement l’athlète de l’Outaouais.

Tiens le gagnant de la course, le Français Merlin Surget, était de l’aventure à PyeongChang en 2018. Son compatriote Léo Le Blé Jaques, qui a terminé deuxième, a pris le départ de 11 épreuves sur le circuit de la Coupe du monde.

Le Hollandais Glenn Blois De, qui a complété le podium, compte deux présences aux championnats du monde.

Tristan Bell était le deuxième plus jeune planchiste à percer le top-20 à cette course en compagnie du Russe Alexander Atylin. Tous ses adversaires qui l’ont devancé au classement avaient au moins 20 ans.

« C’est un beau résultat. Je me dis que je peux rivaliser avec eux, que je peux pousser encore plus loin. »

Ça vient aussi valider le travail fait durant l’été.

« Je me suis donné pas pire, avoue Bell en riant. J’ai passé beaucoup de temps au gym. J’ai participé à un camp avec des joueurs de hockey... trois heures par jour, cinq fois par semaine. »

Des séances dirigées par des préparateurs physiques des Sénateurs d’Ottawa, ajoute-t-il.

« J’ai gagné 30 livres de muscles », précise le principal intéressé, qui a aussi beaucoup grandi.

Sa charpente atteint maintenant les 5’10’’ et 158 livres.

Bell montrait déjà des signes encourageants en piste ces deux derniers hivers. L’an passé, il avait abouti sur le podium à trois reprises lors de courses FIS.

Et le Québec l’avait recruté au sein de son équipe en vue des Jeux du Canada, qui se sont déroulés à Red Deer.

« Mais ça ne s’était pas bien passé. Ça n’avait pas marché mon affaire. Je suis tombé en course », explique-t-il.

« Ce n’était pas le bon moment », enchaîne-t-il en riant à nouveau.

Pas question de revivre pareil scénario lors de ses prochaines grandes aventures. Car il n’y a pas que les Jeux olympiques de la jeunesse qui s’avèrent inscrits au calendrier de la résidence de ses parents Chantal et Justin, deux anciens patineurs artistiques sur la scène internationale.

Tristan Bell garde espoir de participer aux championnats du monde juniors de surf des neiges prévus en France du 23 au 25 mars.

Son sort se jouera lors des qualifications qui auront lieu à Big White Ski Resort, en Colombie-Britannique à la mi-février.

Deux jours auparavant, Bell ouvrira la piste lors d’une épreuve Nor-Am au même endroit.

Ça fera de lui un espoir très occupé cet hiver. Un camp d’entraînement l’attend dans la région de Québec durant la période des Fêtes.

« Mettons que le calendrier est pas mal plein », reconnaît l’étudiant-athlète de quatrième secondaire au Centre académique de l’Outaouais (CADO).