Jean-Sébastien Roy
Jean-Sébastien Roy

Le Championnat du monde de curling mixte est annulé

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
Jean-Sébastien Roy n’est pas trop déçu.

La Fédération mondiale de curling a pris la décision d’annuler la prochaine édition du Championnat du monde mixte.

La nouvelle a été confirmée en début de journée, lundi.

C’est dommage, pour lui.

Jean-Sébastien Roy (gauche) lors du dernier championnat canadien mixte

En Écosse, l’automne prochain, le directeur d’école gatinois devait représenter son pays pour la toute première fois de sa carrière.

«On s’y attendait un peu», a réagi Roy, lundi, quand nous l’avons joint au téléphone.

On ne compte plus les rassemblements sportifs d’élite qui ont été annulés, en 2020, à cause de la pandémie.

Roy et ses coéquipiers - Amélie Blais, Dan deWaard et Brenda Nicholls - vivent d’espoir.

«Si jamais on décide d’annuler la prochaine édition du Championnat canadien, on pourrait nous demander de représenter le Canada lors du championnat mondial de 2021.»

«On conserve espoir d’y aller l’an prochain.»

Le quatuor canadien de Roy n’aurait peut-être pas apprécié leur voyage en Écosse, cet automne, dans l’Europe qui lutte contre la COVID-19.

«Les joueurs professionnels peuvent peut-être se confiner pendant 14 jours, au retour d’un voyage à l’étranger. Ce n’est pas mon cas. Moi, je vis dans une autre réalité. Je dois rouvrir une école dans trois semaines.»

«Je ne suis pas découragé, assure Roy. Au contraire. L’annulation du championnat mondial, c’est conséquent avec tout ce qui arrive, présentement, dans la société. J’espère quand même porter l’unifolié l’an prochain. C’est quand même un rêve. Si jamais on ne peux pas y aller... Je me dis qu’il y a des affaires qui sont pires que ça, dans la vie.»

En tant que joueur d’élite, Jean-Sébastien Roy se préoccupe davantage de l’ouverture prochaine des clubs de curling, un peu partout en province. Dans une année «normale», il reprend l’entraînement, sur glace, vers le milieu du mois d’août. En 2020, rien n’est normal.

«J’ai surtout hâte de pouvoir recommencer à lancer des pierres. En ce moment, je m’entraîne à la maison, physiquement. Ça ne me donne pas grand-chose. Je ne peux pas simuler des glissades.»