Le Challenger de Gatineau a servi de tremplin à plusieurs jeunes vedettes canadiennes ces dernières années dont Denis Shapovalov (photo), Félix Auger-Aliassime et Bianca Andreescu.

Le Challenger à Gatineau jusqu’en 2021

L’avenir à court terme du Challenger Banque Nationale de Gatineau est assuré.

À trois mois de la sixième édition prévue du 15 au 21 juillet, les organisateurs ont annoncé mardi avoir conclu une nouvelle entente avec Tennis Canada pour maintenir l’événement en Outaouais jusqu’en 2021. Le pacte prévoit aussi l’augmentation des bourses remises aux athlètes.

De nouvelles ententes ont aussi été conclues avec la Ville de Gatineau et la Banque Nationale.

« Nos trois gros partenaires sont là encore pour les prochaines éditions. Le désir de tout ce monde, c’est d’asseoir ça pour longtemps », s’est réjoui le co-directeur du Challenger, Mathieu Toupin, en point de presse.

Les négociations se sont déroulées durant l’hiver. Les nouvelles exigences de l’ATP ont notamment modifié la donne pour le volet masculin. Cette dernière exige maintenant que l’hébergement soit offert aux joueurs.

« Ça nous a amenés à sortir la calculatrice. L’hébergement, ça veut dire des coûts de 10 à 15 % de plus », a souligné Toupin.

Puis dès 2020, la bourse offerte aux femmes passera de 25 000 $ US à 60 000 $ US.

« C’est une bonne nouvelle pour les joueuses. Mais ça fait augmenter la charge pour tout le monde », a rappelé Toupin.

La Ville de Gatineau s’est engagée à étudier dans les prochains mois un plan de développement pour le Parc de l’Île, qui accueille le Challenger depuis 2014. Ce fut une des demandes des Internationaux de Tennis de Gatineau durant les pourparlers.

« On a des coûts de location élevés notamment pour des chapiteaux et des roulottes. Est-ce que nous pourrions avoir des installations plus permanentes ? C’est ce que l’analyse qui sera lancée bientôt permettra de savoir », a expliqué Toupin.

L’avenir des huit surfaces de jeu se retrouve aussi au haut de la liste. Les terrains avaient été remis à neuf en vue des Jeux du Québec à l’été 2010.

« La qualité des surfaces, bien que la Ville fait toujours son possible, demeure un défi chaque année. Nous sommes allés marcher sur le site, pas plus tard que lundi. C’était fendu à beaucoup d’endroits. Quelque chose devra être fait à un moment donné, a reconnu Mathieu Toupin.

«La Ville est plus qu’ouverte à ce sujet», a-t-il ajouté tout en notant que la municipalité a toujours effectué les réparations nécessaires.

La sixième édition a été qualifiée de «Challenger renouvelé» par les organisateurs. Le tournoi se déroulera dorénavant sur sept jours et non neuf.

Le tableau principal chez les hommes prendra de l’expansion, passant de 32 à 48 joueurs. Celui des femmes demeure à 32.

Un deuxième site d’entraînement a été ajouté pour accommoder toutes les raquettes internationales qui débarqueront en ville.

Le parc Fontaine a été choisi pour accueillir certains des joueurs qui voudront peaufiner leur technique entre deux matches. Le parc Moussette continuera à accueillir des séances d’entraînement.

Tennis Canada a rappelé que le Challenger de Gatineau a servi de tremplin pour plusieurs des jeunes vedettes canadiennes ces dernières années. Denis Shapovalov, Félix Auger-Aliassime et Bianca Andreescu ont tous participé au tournoi afin de percer l’élite mondiale.

«Bianca a participé à une finale du Challenger à l’âge de 15 ans ici. Elle a gagné à 16 ans», a relaté le directeur de tournoi à Tennis Canada, Richard Quirion.

Cette même Andreescu est maintenant classée 23e au monde après avoir gagné notamment à Indian Wells.

«La table est maintenant mise pour Mélodie», a lancé Quirion, sourire en coin, en regardant vers Mélodie Collard qui était présente au point de presse.

L’adolescente âgée de 15 ans, qui a remporté quatre tournois ITF juniors en simple depuis l’automne dernier, participera au Challenger. L’espoir de l’Outaouais goûtera auparavant à un premier tournoi junior du Grand Chelem en juin à Roland-Garros.

La liste des joueurs qui concourront à Gatineau sera dévoilée tôt en juillet.

À noter pour les amateurs de houblon, la sixième édition du Challenger aura aussi droit à sa propre bière brassée par un de ses nouveaux partenaires, la microbrasserie le Gainsbourg.